Le Déserteur (opéra)
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| Genre | Opéra-comique |
|---|---|
| Nbre d'actes | 3 |
| Musique | Pierre-Alexandre Monsigny |
| Livret | Michel-Jean Sedaine |
| Langue originale |
Français |
| Création |
Théâtre Feydeau |
Versions successives
- 1er avril 1790, Théâtre-Italien
- 28 juillet 1802, théâtre Feydeau
- 30 octobre 1843, Opéra-Comique
(nouvelle orchestration d'Adolphe Adam) - 22 septembre 1873, théâtre de l'Athénée
Personnages
- Alexis, soldat de milice (baryton)
- Louise, sa fiancée (soprano)
- Jean-Louis, fermier, père de Louise (ténor)
- Bertrand, cousin de Louise (ténor)
- La tante, mère de Bertrand (mezzo-soprano)
- Montauciel, dragon (ténor)
- Courchemin, brigadier de maréchaussée (basse)
- Jeannette, jeune paysanne (soprano)
- Le geôlier (baryton ou basse)
- Trois gardes (ténors et baryton)
Le Déserteur est un opéra-comique (« drame en prose mêlé de musique ») en trois actes et quatre tableaux de Pierre-Alexandre Monsigny, sur un livret de Michel-Jean Sedaine, créé le à l'Hôtel de Bourgogne par la troupe de la Comédie-Italienne[1].
Inspirée d'un fait divers survenu, en 1767, devant Louis XV[2], l’œuvre mêle pour la première fois dans ce genre théâtral tragédie et vaudeville. Créée en présence notamment des ducs d'Orléans et de Chartres, elle connaît un succès immédiat et restera au répertoire de l'Opéra-Comique jusqu'au début du XXe siècle. Elle est ainsi reprise le au Théâtre-Italien (salle Favart) avec Jean Elleviou dans le rôle d'Alexis, le au théâtre Feydeau et le à l'Opéra-Comique (salle Favart) dans une nouvelle orchestration d'Adolphe Adam, sous l'appellation « opéra-comique ». La dernière représentation y a lieu le [3].
Distribution de la création
| Rôles | Tessitures | Créateurs (Hôtel de Bourgogne, [1]) |
Créateurs
(Salle Favart,30 octobre 1843) |
|---|---|---|---|
| Alexis, soldat de milice | baryton (1769) /
1er ténor (1843) |
Joseph Caillot | Gustave-Hippolyte Roger |
| Louise, sa fiancée | soprano | Marie-Thérèse Laruette | Anna Thillon |
| Jean-Louis, fermier, père de Louise | baryton | Jean-Louis Laruette | Honoré Grignon |
| Bertrand, cousin de Louise | ténor comique | Antoine Trial | Sainte-Foy |
| La tante, mère de Bertrand | mezzo-soprano | Mme Bénard | Marie-Julie Boulanger |
| Montauciel, dragon | ténor léger (ou baryton Chollet) | Clairval | Toussaint-Eugène-Ernest Mocker |
| Courchemin, brigadier de maréchaussée | basse | Nainville | Jean Baptiste Joseph Grard |
| Jeannette, jeune paysanne | soprano (Dugazon) | Mme Beaupré | Célestine Darcier |
| Le geôlier | baryton ou basse | Dehesse | Louis Palianti |
| Trois gardes | ténors et baryton | ||
| Paysans, paysannes, soldats | chœur | ||
Argument
L'action se situe en France à quelques lieues de la frontière avec la Flandre où campe l'armée française.
Acte I
- Un lieu champêtre
Acte II
- Une prison
Acte III
- Premier tableau
- la prison
- Second tableau
- une place devant la prison
Numéros musicaux
- Ouverture
- Acte I
- no 1 Ariette – Louise
- no 2 Chansonnette – Jeannette
- no 3 Air – Alexis
- no 4 Marche de la noce
- no 5 Duo – Alexis, Jeannette
- no 6 Récitatif – Alexis
- no 7 Air et finale – Alexis, Courchemin, les gardes
- Acte II
- no 8 Entr'acte
- no 9 Air – Alexis
- no 10 Air – Montauciel
- no 11 Duo – Louise, Alexis
- no 12 Romance – Louise
- no 13 Trio – Louise, Alexis, Jean-Louis
- no 14 Couplets – Bertrand
- no 15 Couplets – Montauciel
- no 16 Duo – Bertrand, Montauciel
- Acte III
Premier tableau
- no 17 Entr'acte
- no 18 Air – Montauciel
- no 19 Air – Alexis
- no 20 Air – Courchemin, Montauciel, le geôlier
- no 21 Air – Alexis
- no 22 Air – Alexis
- no 23 – Récitatif et chœur – Louise, chœur
Second tableau
- no 24 Ensemble final – Louise, Jeannette, la tante, Alexis, Jean-Louis, Bertrand, Montauciel, Courchemin, chœur
Jugements
« Si j'écoute le plus grand nombre de nos juges, ils me diront presque tous que le Déserteur est une espèce de monstre dramatique et que ce mélange du tragique et du comique est barbare ; mais je ne déciderai pas aussi vite qu'eux une question aussi importante. Et, d'abord, à ne consulter que le grand modèle, la nature, je vois qu'elle fait toujours comme Sedaine dans son Déserteur, qu'elle mêle constamment la tragédie avec la comédie, qu'elle offre rarement une scène pathétique ou terrible sans mettre à côté quelque chose de risible[4]. »
— Baron de Grimm, Correspondance littéraire, philosophique et critique