Le Fouilloux
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Le Fouilloux | |||||
Une rue au Fouilloux. | |||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Nouvelle-Aquitaine | ||||
| Département | Charente-Maritime | ||||
| Arrondissement | Jonzac | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes de la Haute Saintonge | ||||
| Maire Mandat |
Pascal Boor 2020-2026 |
||||
| Code postal | 17270 | ||||
| Code commune | 17167 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Fouillousains | ||||
| Population municipale |
755 hab. (2023 |
||||
| Densité | 26 hab./km2 | ||||
| Population unité urbaine |
746 hab. | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 45° 11′ 29″ nord, 0° 07′ 30″ ouest | ||||
| Altitude | Min. 32 m Max. 126 m |
||||
| Superficie | 29,55 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton des Trois Monts | ||||
| Législatives | Quatrième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Charente-Maritime
Géolocalisation sur la carte : Nouvelle-Aquitaine
| |||||
| Liens | |||||
| Site web | http://lefouilloux.fr/ | ||||
| modifier |
|||||
Le Fouilloux est une commune du Sud-Ouest de la France située dans le département de la Charente-Maritime (région Nouvelle-Aquitaine).
Ses habitants sont appelés les Fouillousains et les Fouillousaines[1].
Communes limitrophes
La commune est intégralement bordée à l'ouest par le Palais.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[4] et est dans la région climatique Aquitaine, Gascogne, caractérisée par une pluviométrie abondante au printemps, modérée en automne, un faible ensoleillement au printemps, un été chaud (19,5 °C), des vents faibles, des brouillards fréquents en automne et en hiver et des orages fréquents en été (15 à 20 jours)[5]. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 12,9 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 1,5 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 891 mm, avec 11,7 jours de précipitations en janvier et 7 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Montlieu-la-Garde à 12 km à vol d'oiseau[8], est de 13,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 928,8 mm[9],[10]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,4 °C, atteinte le ; la température minimale est de −17 °C, atteinte le [Note 1].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[11], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme
Typologie
Au , Le Fouilloux est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[12]. Elle est située hors unité urbaine[13] et hors attraction des villes[14],[15].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (51,1 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (54 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (44,6 %), forêts (39,6 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (7,2 %), prairies (3,7 %), terres arables (2 %), zones urbanisées (0,9 %), mines, décharges et chantiers (0,9 %), cultures permanentes (0,9 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (0,3 %)[16]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Risques majeurs
Le territoire de la commune du Fouilloux est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, feux de forêts, mouvements de terrains et séisme (sismicité faible). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses[17]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[18].
Risques naturels
Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment le Palais. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1986, 1999 et 2010[19],[17].
Le Fouilloux est exposée au risque de feu de forêt du fait de la présence sur son territoire du massif de la Double saintongeaise, un massif classé à risque dans le plan départemental de protection des forêts contre les incendies (PDPFCI), élaboré pour la période 2017-2026 et qui fait suite à un plan 2007-2016[20]. Les mesures individuelles de prévention contre les incendies sont précisées par divers arrêtés préfectoraux et s’appliquent dans les zones exposées aux incendies de forêt et à moins de 200 mètres de celles-ci. L’article L.131-1 du code forestier et l’arrêté du règlementent l'emploi du feu en interdisant notamment d’apporter du feu, de fumer et de jeter des mégots de cigarette dans les espaces sensibles et sur les voies qui les traversent sous peine de sanctions[21]. Un autre arrêté du rend le débroussaillement obligatoire, incombant au propriétaire ou ayant droit[Note 2],[20],[22],[23].

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des tassements différentiels[24].
Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 62,3 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (54,2 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 426 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 294 sont en aléa moyen ou fort, soit 69 %, à comparer aux 57 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[25],[Carte 2].
Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[26].
Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 1989, 2005 et 2009 et par des mouvements de terrain en 1999 et 2010[17].
Risques technologiques
Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par une ou des infrastructures routières ou ferroviaires importantes ou la présence d'une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est susceptible d’avoir des effets graves sur les biens, les personnes ou l'environnement, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence[27].
Toponymie
De l’adjectif fouilloux ou fouilleux, « lieux feuillus », « garni de feuilles », « pourvu d'arbres feuillus »[28].
Histoire
Ancien Régime
Sous l'Ancien Régime, la terre du Fouilloux dépendait de la baronnie de Montguyon. La paroisse faisait partie de l'évêché de Saintes[29]. Le presbytère était implanté dans le bourg du Fouilloux dont la paroisse avait celle de Révignac comme annexe.
Les registres paroissiaux remontent jusqu'en 1668. L'ancienne cloche de l'église du Fouilloux fut bénite le avec pour parrain François Bodet, praticien, et pour marraine Marie Nau[30].
Au lieu-dit Boisrousseau vivait l'écuyer François De Malbec. Le , il fut inhumé dans l'église de Révignac[29].
Époque contemporaine
En 1818, le château du Gibeau fut édifié par Élie Louis Decazes[30]. Ce château contemporain, sans origines nobles, fut détruit à la suite d'un incendie survenu le .
Le Duc Decazes introduisit des techniques agricoles modernes sur ses terres du Gibeau. Dès la fin du XIXe siècle, les dépendances du château furent transformées pour loger un haras nationale qualifié "annexe de remonte" dépendant de la caserne de Mérignac. Un vétérinaire-capitaine et 40 soldats s'occupaient d'environ 300 chevaux[29].
Administration
Liste des maires
Population et société
Démographie
Évolution démographique
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[31]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[32].
En 2023, la commune comptait 755 habitants[Note 3], en évolution de −2,45 % par rapport à 2017 (Charente-Maritime : +4,34 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Manifestations culturelles et festivités
Sports et loisirs

Le site touristique appelé "Kaolune", en rapport avec son décor lunaire, est implanté dans l'ancienne carrière Saint-Georges, zone d'extraction du kaolin. La nature ayant repris ses droits, la visite de ce site permet de contempler le lac qui s'est formé au cœur de la carrière, dont les eaux sont d'un bleu lagon ; les berges recouvertes de végétation sauvage. Ce site touristique est complémentaire avec la "maison du Kaolin" à Montguyon, ainsi que similaire au lac de Guizengeard[35].
Vie associative
Médias
Lieux et monuments
Patrimoine religieux
Église Notre-Dame-de-L'Assomption

Située dans le bourg, cette église d'origine romane a presque été entièrement reconstruite à partir de 1860. Sa cloche date de 1896[29]. L'ancien presbytère est encore accolé à l'église.
Église Saint-Louis de Révignac


Située 6 km au Nord-Ouest du bourg du Fouilloux, l'église de Révignac domine la rivière du Palais limitrophe avec Montguyon et Neuvicq. D'origine romane, cette église était autrefois dédiée à saint Pierre. Elle fut bénite le sous l'invocation de saint Louis, roi de France[29].
Patrimoine civil
Monument aux morts
Situé devant l'église du bourg, ce monument fut inauguré le . Il commémore les conflits 1914-1918, 1939-1945 et l'Algérie 1954-1962[36].
Patrimoine ferroviaire


Les gares du Grand-Pineau, du Gibeau et le pont de Cottières sont des ouvrages qui datent de l'ancienne ligne "Mirambeau-Saint-Aigulin" des Chemins de fer économiques des Charentes. Le pont métallique date de 1903 et provient de l'atelier Daydé-Pillé.
Moulins du Palais
Quatre anciens moulins à aubes alimentés par le Palais sont implantés sur la commune du Fouilloux : le moulin de Bodet, le moulin de Barbotin, le moulin de Bertaude et le moulin du Bout. Tous figurent sur la carte de Cassini[37],[38].
Maison à colombages

Au lieu-dit Lampiat, se trouve le reste d'une façade bâtie en colombages. Ce style de construction appelé maison doubleaude est typique de la Double. À 8 km de Lampiat, se trouve un autre bâtiment à colombages au lieu-dit de Cressac sur la commune de La Genétouze.
Personnalités liées à la commune
- L'homme politique Élie Louis Decazes (1780-1860) y a construit un château.
- Le poète et écrivain René Lacôte (1913-1971) y est né[39].
