Le Hanneton
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| Le Hanneton | |
Le n°21 de l'année 1867, caricature de Gioachino Rossini par Hippolyte Mailly. | |
| Date de fondation | 1862 |
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| Date du dernier numéro | 1868 |
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Le Hanneton est un journal satirique hebdomadaire français qui a paru de 1862 à 1868.

Le journal est créé le par Anatole Le Guillois, qui en sera gérant et rédacteur en chef jusqu'en 1864. Il est alors sous-titré Le journal des toqués. Le journal portera par la suite comme titre Le Hanneton illustré, satirique et littéraire. Ses successeurs seront Gédéon Baril, gérant et illustrateur de 1864 à 1866, Eugène Vermersch, directeur en 1867, puis Louis Ariste (pseudonyme de Jean Passerieu) et Victor Azam jusqu'à la cessation de parution en 1868[1].
Jusqu'en 1864, le journal, sur quatre pages d'environ 31 par 46 cm, n'a que de petites illustrations en noir et blanc, puis il se présente comme beaucoup des publications satiriques de l'époque, le plus souvent un portrait-charge ou parfois une scène en couleur (gravure sur bois et pochoir) en première page puis trois pages de texte en relation avec la personnalité de la une et quelques rubriques. Il est vendu 10 centimes et paraît le jeudi.
Léonce Petit publie dans le journal une histoire en image, ancêtre de la bande dessinée, intitulée Les Mésaventures de M. Bêton à partir de et interrompue par la censure du support en 1868. L'intégralité de le l'histoire sera publiée plus tard en volume par l'auteur[2].
Contributeurs
Les dessinateurs les plus connus qui ont collaboré au Hanneton sont Gédéon Baril, Hippolyte Mailly, Léonce Petit, Philippe-Auguste Cattelain, André Gill. De nombreux auteurs, outre les directeurs, ont donné des textes pour le journal qui s'est diversifié de plus en plus au fil des ans.
Disparition
Le journal cesse de paraître à la suite d'une interdiction par la censure. Le dernier numéro, 7e année, n° 28, paraît le , condamnation par la 6e chambre correctionnelle le pour invasion dans le domaine politique[3]. Cette condamnation vient en réaction à un article publié dans le journal, signé par Louis Ariste et intitulé « Qué Q'ça m'fait » dans lequel il se moque de Napoléon III resté cinq heures et demi à cheval comme le rapporte la presse officielle. Il explique que cela est une information dont les français n'ont que faire. Le journal est interdit et condamné à une amende de 1500 franc[4].
Pour assurer la propriété du titre un n° a été publié le sous le titre Le Hanneton : journal des toqués, dirigé par Le Guillois, avec le même texte que Le Journal des abrutis[5].


