Le Musée français

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PaysFrance
LangueFrançais
Date de fondation1803
Date du dernier numéro1824
Le Musée français
Image illustrative de l’article Le Musée français
Le Musée français, page de titre, 1803. Vignette de Raphael Urbain Massard, d'après un dessin de J. M. Moreau le jeune.

Pays France
Langue Français
Date de fondation 1803
Date du dernier numéro 1824
Ville d’édition Paris
“La Belle Jardinière,” par Raphael.  Gravure par Pierre Audouin, d’après un dessin par Pierre-Paul Prud’hon (image 34.4 x 23.3 cm) de la peinture du Musée du Louvre ; publiée dans la première livraison du Musée française, 1803.

Le Musée français est une publication française de gravures sortie en livraisons à Paris entre 1803 et 1824. Elle a eu trois titres successifs : Le Musée français, Le Musée Napoléon et Le Musée royal[a], et se compose d'un total de 504 gravures grand format de peintures et de sculptures classiques accompagnées de commentaires et de préfaces imprimés en typographie, généralement reliées en six volumes.

Le projet a été initié et dirigé par le graveur Pierre-François Laurent[3] avec l'aide et le soutien financier de son beau-cousin Louis-Nicolas-Joseph Robillard de Péronville jusqu'en 1809, date à laquelle tous deux sont morts et la direction passe au fils de Laurent, Henri, qui était également graveur[4]. Bénéficiant du décret d'un prêt gouvernemental signé personnellement par Bonaparte, la publication est relancée en 1812 dans une nouvelle souscription avec une deuxième série de planches et un nouveau titre, Le Musée Napoléon[5]. Sa parution est suspendue à l'effondrement du Premier Empire ; et lorsqu'elle reprend en 1817, ce titre est remplacé par un troisième, reflétant le nouveau régime politique, Le Musée royal ; il continue à être dirigé par Henri Laurent, qui reçoit du nouveau roi Louis XVIII la nomination officielle de « graveur du Cabinet du Roi »[4].

Contenu

La première série du Musée français est composée de quatre volumes publiés entre 1803 et 1812[b], contenant 343 planches non numérotées, grand in-folio ; la deuxième série, Le Musée royal, est composée de deux volumes publiés entre 1812 et 1824 contenant 161 planches non numérotées, grand in-folio[6]. Les planches ont souvent été exposées par leurs graveurs comme des œuvres d'art individuelles aux Salons du Louvre ; elles montrent une diversité de styles de gravure, utilisant le burin avec ou sans l'aide de l'eau-forte et du poinçon[7],[c], comme cela se pratiquait à cette époque pour représenter la peinture narrative, le portrait et le paysage, ainsi que la sculpture classique, avant l'invention de la photographie.

Les textes de commentaires et les essais ont été rédigés par Simon-Célestin Croze-Magnan (jusqu'en 1806), Toussaint-Bernard Émeric-David (entre 1806 et 1812), Ennius Quirinus Visconti (de 1806 à sa mort en 1818), François Guizot (entre 1812 et 1824) et Charles le comte de Clarac (après 1818)[d].

“Le Laocoon,” sculpture romain. Gravure par Charles Clément Bervic, d’après un dessin par Pierre Bouillon (image 34 x 27.7 cm); publiée dans la dernière livraison de la première série du Musée français, 1812.

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Notes et références

Annexes

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