Le Peuple français (1893)
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| Le Peuple français | |
| Pays | France |
|---|---|
| Langue | français |
| Périodicité | quotidien |
| Prix au numéro | 5 centimes |
| Date de fondation | 1893 |
| Date du dernier numéro | 1910 |
| Ville d’édition | Paris |
| Directeur de publication | Théodore Garnier (1893-1908) Henri Bazire (1908-1910) |
| Directeur de la rédaction | Théodore Garnier (1893-1908) Joseph Denais (1908-1910) |
| ISSN | 2024-8369 |
| Supplément | |
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Le Peuple français du dimanche |
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Le Peuple français est un journal publié en France entre 1893 et 1910. Il fut l'organe de presse de l'Union nationale de l'abbé Garnier.
Le journal de l'abbé Garnier (1893-1908)
Publié quotidiennement à partir du , Le Peuple français a déjà été inauguré par un numéro spécimen le jour de Noël précédent, le . Celui-ci contient le programme du nouveau journal, exposé par son directeur, l'abbé Théodore Garnier, ancien rédacteur de La Croix. Ce programme, inspiré par le ralliement et le catholicisme social, contient plusieurs allusions cléricales et antisémites. Il annonce que Le Peuple français sera l'organe officiel de l'Union nationale, la ligue fondée par Garnier en 1892[1].
Les bureaux du journal sont tout d'abord installés au no 5 de la rue Saint-Joseph, à Paris[1] puis, à partir du , au no 1 de la rue Feydeau[2]. Le , la rédaction est transférée au no 123 de la rue Montmartre[3], où l'administration la rejoint le [4].
Assez mal géré par l'abbé Garnier, le journal ne se vend pas bien et grève les finances de l'Union nationale. À partir de 1902, cette dernière est progressivement absorbée par l'Action libérale populaire de Jacques Piou[5].
Le journal de Joseph Denais et Henri Bazire (1908-1910)
| Joseph Denais et Henri Bazire | |
Le nom de l'abbé Garnier est présent dans l'ours du quotidien jusqu'au . La direction du journal est alors reprise par deux de ses rédacteurs, Joseph Denais-Darnays et Henri Bazire, catholiques sociaux issus de l'Association catholique de la jeunesse française et proches de Piou[6]. Les bureaux sont transférés au no 142 de la rue Montmartre au début du mois de novembre suivant.
Dans le Peuple français du , Bazire lance la candidature d'Édouard Drumont, directeur du journal antisémite La Libre Parole, au fauteuil 9 de l'Académie française[7].
En , Denais et Bazire achètent La Libre Parole avec l'appui financier du beau-père de Bazire et probablement avec celui de Paul Feron-Vrau (d), directeur des publications de la Bonne presse, qui était déjà intéressé à l'exploitation du Peuple français. Les deux journaux sont fusionnés le sous le titre du quotidien fondé par Drumont en 1892[6].
Le Peuple français du dimanche, supplément hebdomadaire illustré du Peuple français lancé le , sera quant à lui publié jusqu'en 1918.
