Le Progrès des Ardennes

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Le Progrès des Ardennes est un quotidien régional républicain français, diffusé dans les Ardennes, fondé le par le photographe Émile Jacoby (Philippe-Émile Jacobs dit Jacoby)[1], dans l'effervescence de l'effondrement du Second Empire.

Ce nouveau quotidien se veut politique, littéraire, agricole et industriel, comme indiqué sur la manchette[2]. Il eut une existence éphémère, sa parution ayant été suspendue dès par le préfet des Ardennes. Il a été créé pour concurrencer un concurrent conservateur et bien-pensant, Le Courrier des Ardennes, quotidien départemental fondé en 1833, longtemps bonapartiste et favorisé par l'ancien pouvoir qui lui réservait les annonces judiciaires et avait muselé les autres publications locales[3],[4].

Vendu au prix de dix centimes, Le Progrès est diffusé dans les villes de Charleville et de Mézières, ainsi que dans quelques autres communes voisines. Dans la profession de foi du numéro spécimen de , Émile Jacoby écrit : « Pour combattre le Prussien nous avons besoin de Franc-Tireurs; pour combattre les causes qui l'ont amené dans nos foyers, nous avons besoin de francs parleurs »[5].

Alors que sa mère lisait Le Courrier des Ardennes[6], Arthur Rimbaud, alors âgé de 16 ans, publia quelques textes au Progrès des Ardennes et y occupa un poste de secrétaire de rédaction, pendant quelques jours à la veille de la fermeture du journal[7] : « Depuis le 12 », écrit le jeune Rimbaud, « je dépouille la correspondance au Progrès des Ardennes : aujourd'hui, il est vrai, le journal est suspendu. Mais j'ai apaisé la bouche d'ombre pour un temps »[8].

Publications

Censure et fermeture

Notes et références

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