Le Régiment du Saguenay
régiment d'infanterie de la Première Réserve de l'Armée canadienne
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Le Régiment du Saguenay est un régiment d'infanterie de la Première réserve de l'Armée canadienne des Forces armées canadiennes. Il a été fondé en tant que bataillon en 1900 à Chicoutimi au Québec sous la dénomination « 18th "Saguenay" Battalion of Infantry », littéralement « 18e "Saguenay" Bataillon d'infanterie ». Celui-ci devint un régiment la même année en adoptant le nom de « 18th Saguenay Regiment », littéralement « 18e Régiment Saguenay ». De 1909 à 1937, il portait le nom de « Francs-tireurs du Saguenay ». Il adopta son nom actuel en 1937.
| Le Régiment du Saguenay | |
| Création | |
|---|---|
| Dissolution | Toujours actif |
| Pays | |
| Allégeance | Forces armées canadiennes |
| Branche | Armée canadienne |
| Type | Régiment d'infanterie |
| Rôle | Infanterie légère |
| Fait partie de | 35e Groupe-brigade du Canada |
| Garnison | Manège militaire Saguenay à Saguenay ( |
| Devise | « Dieu et patrie » |
| Marche | Le Régiment du Saguenay |
| Guerres | Guerre d'Afghanistan |
| Commandant | Lieutenant-colonel J.M.J. Brassard, CD, A de C |
| Emblème | |
| modifier |
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Le régiment fait partie du 35e Groupe-brigade du Canada au sein de la 2e Division du Canada et il est basé au Manège militaire Saguenay dans la ville de Saguenay au Québec. Les membres du régiment sont des soldats s'entraînant à temps partiel afin de servir dans des opérations domestiques ou outremer des Forces armées canadiennes, notamment lors de la tempête de verglas de 1998 et au cours de la guerre d'Afghanistan de 2002 à 2014.
Rôle et organisation

À l'instar des autres unités de la Première réserve de l'Armée canadienne, le rôle du Régiment du Saguenay est de former des soldats afin de servir de renfort lors des opérations des Forces armées canadiennes ainsi que d'être prêts pour le service actif pour appuyer les autorités civiles lors de catastrophes naturelles dans la région locale. En tant qu'unité d'infanterie légère, le rôle des soldats du régiment dans un théâtre militaire, selon la doctrine de l'Armée canadienne, est de se déplacer rapidement à pied afin de se rapprocher de l'ennemi dans le but de l'anéantir.
Le Régiment du Saguenay est un régiment d'infanterie du 35e Groupe-bridage du Canada, un groupe-brigade de la Première réserve de l'Armée canadienne qui fait partie de la 2e Division du Canada. Il est stationné au Manège militaire Saguenay à Chicoutimi au Québec. Il comprend deux compagnies, une compagnie d'infanterie et une compagnie de service, ainsi qu'une fanfare[1].
Histoire
Précurseurs
Le , il fut annoncé dans le journal Le Canadien que le gouveneur général a autorisé la création d'un régiment de quatre bataillons nommé « Régiment du comté de Saguenay ». Le 1er Bataillon couvre les paroisses de Baie-Saint-Paul, de Saint-Urbain et de Saint-François-Xavier, le 2e Bataillon celles de L'Isle-aux-Coudres, des Éboulemens et de Saint-Irénée et le 3e Bataillon celles de La Malbaie et de Saint-Agnès-de-Murray-Bay. De son côté, le 4e Bataillon couvrait l'ensemble du territoire à partir de Port-au-Saumon à l'embouchure du Saguenay jusqu'aux Terres-Rompues, incluant ainsi Rivière-aux-Canards, Rivière Sainte-Marguerite, L'Anse-Saint-Jean, Baie-des-Ha! Ha!, Rivière-à-Mars, L'Anse-aux-Foins, L'Anse-à-Peltier, Rivière-du-Moulin et Chicoutimi[2]. Dans les faits, le 4e Bataillon fut créé le avec la nomination de Peter McLeod « père » comme premier commandant du bataillon[3].
En 1855, la Milice canadienne fut réorganisée. Le , lors d'une assemblée tenue à Chicoutimi, plusieurs volontaires s'engagèrent à faire partie d'une nouvelle compagnie de milice nommée « Montagnards Carabiniers du Saguenay ». Le , le commandant en chef de la Milice ordonna le regroupement des comtés de Chicoutimi et du Saguenay au sein d'une seule division régimentaire. Le suivant, la création d'un nouveau bataillon de la Milice sédentaire pour cette région régimentaire fut autorisées avec un effectif de 795 hommes qui doivent être originaires de la région locale[4].
En 1869, à la suite de la création de la Confédération canadienne en 1867, la Grande-Bretagne annonça qu'elle allait retirer les troupes britanniques du Canada[Note 1]. Le , une compagnie d'infanterie formée de volontaires fut créée à Chicoutimi, il s'agit de la première unité à être créée au Saguenay à la suite de la fondation de la Confédération canadienne. J. Maltais fut nommé comme son premier capitaine. En , la compagnie se réunit pour la première fois à Chicoutimi. Elle crompenait alors trois officiers et 47 hommes du rang. Cette réunion dura huit jours et fut la première partie du camp annuel de la compagnie. La seconde partie se déroula aux mois d'août et de septembre suivants. Elle comprenait alors un effectif total de 52 hommes. En 1870, la compagnie se réunit à nouveau à deux reprises pour mener son camp annuel[5].
Le , la compagnie de Chicoutimi fut intégrée au Bataillon provisoire d'infanterie de Charlevoix qui regroupait alors toutes les compagnies indépendantes des régions du Saguenay et de Charlevoix. La compagnie fut alors nommée « Compagnie no 5 de Chicoutimi ».En , elle fut renommée en « Compagnie no 3 ». À cette époque, la compagnie de Chicoutimi devait utilisé le bateau à vapeur afin de se rendre à Baie-Saint-Paul pour participer aux exercices annuels avec le reste du bataillon[5].
Le , la compagnie de Chicoutimi devint la « Compagnie indépendante de Chicoutimi ». Néanmoins, bien qu'elle soit officiellement une compagnie indépendante, elle participa au camp annuel à Lévis en tant que « Compagnie no 6 » du 61e Bataillon d'infanterie de Montmagny et L'Islet. Le , son statut de compagnie indépendante fut aboli et elle fut officiellement intégrée à ce bataillon[5].
En 1886, lors d'une inspection du 61e Batiallon d'infanterie de Montmagny et L'Islet par le lieutenant-colonel Duchesnay, le capitaine Benjamin-Alexander Scott commandait les 43 hommes de la 6e Compagnie de Chicoutimi[5].
Création et développement du régiment
De 1890 à 1900, des réformes de la Milice furent entreprises par le commandement militaire. Dans ce cadre, il fut recommandé et accepté que les bataillons comprennent huit compagnies au lieu de six. Plus spéciquement, il fut également recommandé et accepté de former un nouveau bataillon totalement saguenéen avec le major B.-A. Scott comme commandant[5].
C'est ainsi que, le , le 18th "Saguenay" Battalion of Infantry (le « 18e Bataillon d'infanterie "Saguenay" ») fut créé avec son quartier général à Chicoutimi au Québec[6],[7]. La Compagnie no 6 de Chicoutimi fut intégrée à ce nouveau bataillon et les sept autres compagnies furent créées[6]. Le numéro « 18 » dans le nom de ce nouveau bataillon a été repris d'un bataillon en Ontario qui avait été dissout quelques années auparavant[6]. La major Benjamin-Alexander Scott, provenant du 61e Bataillon, fut alors promu au grade de lieutenant-colonel et nommé commandant du 18e Bataillon[6].
Le suivant, ce bataillon devint un régiment et fut renommé en « 18th Saguenay Regiment » (le « 18e Régiment Saguenay »)[7]. Le , le régiment fut renommé en « 18th Regiment, Francs-tireurs du Saguenay » (le « 18e Régiment, Francs-tireurs du Saguenay »[7].
Le , le numéro du régiment fut abandonné et le régiment fut ainsi renommé en « Les Francs-tireurs du Saguenay ». Au même moment, le régiment fut réorganisé en un régiment de deux bataillons : le 1er Bataillon (57th Battalion, CEF), faisant partie de l'ordre de bataille de la Milice active non permanente, et le 2e Bataillon, dans l'ordre de bataille de la Réserve. Ainsi, le 1er Bataillon (57th Battalion, CEF) perpétuait l'héritage du 57e Bataillon (Canadien-Français), CEC (en), un bataillon du Corps expéditionnaire canadien (CEC) de la Première Guerre mondiale. Le suivant, cette perpétuation fut transférée aux 1er Bataillon des Voltigeurs de Québec. Ainsi le 1er Bataillon (57th Battalion, CEF du Régiment du Saguenay fut renommé « 1er Bataillon »[7].
Le , le 2e Bataillon fut dissous et Les Francs-tireurs du Saguenay redevinrent ainsi un régiment d'un seul bataillon. Le , le régiment adopta son nom actuel, « Le Régiment du Saguenay ». Du au , son nom fut modifié en « Le Régiment du Saguenay (Mitrailleuses) »[7].
Histoire récente
Le Régiment du Saguenay a obtenu le droit de cité de quatre villes, Jonquière en 1988, Chicoutimi en 1990, La Baie en 1994 et Roberval en 1999. En , les soldats du régiment ont appuyé les autorités civiles lors de la tempête de verglas[8].
De 2002 à 2014, Le Régiment du Saguenay a fourni des soldats afin de renforcer les troupes canadiennes déployées dans le cadre de la guerre d'Afghanistan[7]. En reconnaissance, le régiment reçut l'honneur de bataille « Afghanistan »[9].
Lignée
| Nom | Date |
|---|---|
| 18th "Saguenay" Battalion of Infantry | |
| 18th Saguenay Regiment | |
| 18th Regiment, Francs-tireurs du Saguenay | |
| Les Francs-tireurs du Saguenay | |
| Le Régiment du Saguenay | |
| Le Régiment du Saguenay (Mitrailleuses) | |
| Le Régiment du Saguenay |
Traditions et patrimoine
Les traditions et les symboles d'un régiment sont les éléments essentiels à l'identité régimentaire. Le symbole le plus important est l'insigne du régiment qui est composé d'un écu surmonté par la couronne royale et soutenu de chaque côté par une dorade héraldique sur la partie supérieure du bouclier ainsi que trois sapins sur la partie inférieure et, au-dessous, un rouleau portant l'inscription « Dieu et patrie », le tout reposant sur un rouleau portant l'inscription « Le Régiment du Saguenay ». « Dieu et patrie » est la devise du régiment[7].
Un autre élément important de l'identité d'un régiment sont les marches régimentaires. Celle du régiment se nomme « Le Régiment du Saguenay »[7].