Les Éboulements
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| Les Éboulements | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Province | |
| Région | Capitale-Nationale |
| Subdivision régionale | Charlevoix |
| Statut municipal | Municipalité |
| Maire Mandat |
Emmanuel Deschênes (2025-2029) |
| Code postal | G0A 2M0 (Les Éboulements) et G0A 3Y0 (Saint-Joseph-de-la-Rive) |
| Constitution | |
| Démographie | |
| Gentilé | Éboulois et Ébouloise |
| Population | 1 465 hab. () |
| Densité | 9,4 hab./km2 |
| Code géographique | 2416048 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 47° 29′ 00″ nord, 70° 19′ 00″ ouest |
| Superficie | 15 660 ha = 156,6 km2 |
| Localisation | |
| Liens | |
| Site web | www.leseboulements.com |
| modifier |
|
Les Éboulements est une municipalité située dans la municipalité régionale de comté de Charlevoix dans la région de la Capitale-Nationale au Québec (Canada). De 1855 à 1956, elle portait le nom de L'Assomption-de-la-Sainte-Vierge. Les Éboulements fait partie de l'Association des plus beaux villages du Québec.
Le nom des « Éboulements » rappelle un violent tremblement de terre qui ébranla toute la région de Charlevoix en [1],[2]. Ce séisme provoqua le déplacement d'un important morceau de terre à l'emplacement actuel du village de Saint-Joseph-de-la-Rive, de nos jours annexé aux Éboulements[3],[4].
Lors de création en 1845, la municipalité de paroisse se nomma « Éboulements » jusqu'à sa dissolution en 1847. Lorsqu'elle fut recréée en 1855, elle adopta le nom de « L'Assomption-de-la-Sainte-Vierge » en référence à l'Assomption de Marie, nom reprit de la paroisse catholique[5],[6]. En 1956, elle adopta son nom actuel[7],[8]. Le bureau de poste portait déjà le nom des « Éboulements »[2].
Géographie
La municipalité des Éboulements se situe dans la municipalité régionale de comté de Charlevoix dans la région administrative de la Capitale-Nationale au Québec[7],[9].
Au nord-ouest du village se trouve le mont des Éboulements[10], point d'impact d'un astéroïde il y a environ 360 millions d'années, créant ce qu'on appelle le cratère de Charlevoix. Comme ailleurs dans Charlevoix, Les Éboulements est façonné de plusieurs montagnes, plateaux et vallons.
Hydrographie

À partir de son crénon, dans le nord-ouest de la municipalité, la rivière des Boudreault coule vers le sud jusqu'à son embouchure dans l'estuaire du Saint-Laurent au village de Saint-Joseph-de-la-Rive. À partir de son crénon, dans le nord-ouest, la rivière du Seigneur coule vers le sud jusqu'à son embouchure dans l'estuaire au sud-ouest du centre du village. La rivière Jean-Noël traverse le nord de la municipalité vers l'est où la rivière du Premier Rang a sa confluence avec la rivière Jean-Noël.
Municipalités limitrophes
Histoire

Le , un séisme important, propablement de magnitude 7 sur l'échelle de Richter, provoqua l'éboulement d'une petite montagne et son affaissement dans le fleuve Saint-Laurent, créant la pointe actuelle où se trouve le quai et donnant son nom au village[2]. Avant 1683, la partie ouest de la seigneurie des Éboulements fut concédée à Charles de Lessard, originaire de Sainte-Anne-de-Beaupré, comprise entre la seigneurie du Gouffrre et la rivière du Moulin. Le , la partie est de la seigneurie des Éboulements fut concédée à Pierre de Lessard, frère de Charles, comprise entre la rivière du Moulin et la seigneurie de La Malbaie. Aucun concession de terre ne fut faite sur la seigneurie pendant que les frères Lessard en furent les seigneurs.
En 1709, le premier résidant de la seigneurie arriva et prit possession d'une terre sans en avoir été autorisé. L'année suivante, le nouveau seigneur, Pierre Tremblay, arriva et une saga juridique entre les deux hommes s'engagea pendant plusieurs années. Le , Pierre Tremblay II, fils du pionnier Pierre Tremblay, acquit les deux parties de la seigneurie pour une somme de 650 livres alors qu'il était âgé de 50 ans. De 1710 à 1711, le manoir seigneurial et le moulin banal, situés de part et d'autre de la rivière des Boudreault dans le secteur de Saint-Joseph-de-la-Rive, furent construits[11].
En 1732, les registres paroissiaux furent ouverts[2]. La première mention que l'on y trouve est la sépulture de Louise Tremblay et, du même coup, l'établissement d'un cimetière sur le rivage du fleuve Saint-Laurent[12]. En 1735, une petite chapelle d'une dizaine de bancs fut construite sur le rivage à l'est de la rivière du Moulin faisant face à l'ouest devant le cimetière. Jusqu'à la nomination du premier curé résidant, en 1736, la paroisse était desservie par des missionnaires et par le curé de la paroisse de Baie-Saint-Paul[2]. Le , Pierre Tremblay décéda à l'âge de 76 ans et fut inhumé dans le cimetière de Petite-Rivière-Saint-François. À cette époque, 20 familles habitaient la seigneurie.
Le , Étienne Tremblay, fils aîné de Pierre, alors âgé de 54 ans, devint officiellement le seigneur lorsque sa mère lui concéda la seigneurie. Cette dernière ayant été la seigneuresse par intérim depuis la mort de son mari. En 1767, Étienne Tremblay décéda. Le , Jean-François Tremblay fut reconnu devant notaire par ses frères et beaux-frères comme l'aîné de la famille et unique seigneur des lieux. Il succéda ainsi à Étienne.
En 1772, la chapelle fut démolie puisqu'elle avait été endommagée à plusieurs reprises par la marée. Une église en pierre de 20 m de longueur et de 11,6 m de largeur fut construite au même endroit. En 1790, un nouveau moulin banal fut construit sur la rivie`re du Moulin en haut des côtes de par le seigneur Jean-François Tremblay qui fit construire plusieurs moulins dans la région. En 1798, le sieur Joseph Drapeau de la Baie-Saint-Paul acquit une partie de la seigneurie des Éboulements, correspondant aux rangs Sainte-Croix, Saint-Ours et Sainte-Catherine ou Tourlognon[13].
En , l'église fut presque entièrement détruite lors d'une tempête. De 1802 à 1804, une nouvelle église fut construite en haut des côtes faisant face à l'ouest. Un nouveau cimetière fut également aménagé au nord de l'église.
Le , le sieur Pierre de Sales Laterrière, médecin résidant Québec, acquiert la seigneurie des Éboulement, incluant le nouveau moulin banal construit en haut des côtes, mais excluant le manoir seigneurial des Tremblay et le premier moulin banal situé près du fleuve dont l'ancien seigneur se réserva l'usage[14]. En 1811, Jean-Baptiste Larue effectua l'arpentage de l'ensemble de la seigneurie. De 1811 à 1812, un nouveau moulin seigneurial des Laterrière fut construit, surplombant le moulin banal construit en 1790. Le , Pierre de Sales Laterrière décéda[14]. Le , son fils cadet, Marc-Pascal Laterrière, devint le cinquième et dernier seigneur des Éboulements. En 1825, le manoir seigneurial des Laterrière fut agrandit. En 1830, l'ancien seigneur Jean-François Tremblay décéda à l'âge de 98 ans.
En 1832, le bureau de poste fut ouvert sous le nom des « Éboulements ». Le , la paroisse fut érigée canoniquement[2],[6]. En 1840, le manoir seigneurial des Laterrière fut à nouveau agrandit. En 1843, la paroisse et la municipalité de Saint-Irénée furent créées presque exclusivement à partir de territoires qui faisaient partie des Éboulements[15].
Le , la municipalité de paroisse des Éboulements fut officiellement créées[2],[6],[7],[16]. Le suivant, la paroisse fut érigée civilement[2],[6]. La même année, Marc-Pascal de Sales Laterrière fut élu député de Northumberland (Saguenay)[17]. Également la même année, une école de quatre classes fut construite. Le , la municipalité de paroisse fut fusionnée dans la municipalité de comté de Charlevoix[16].
En 1853, le quai fut construit. Le , une loi fut adoptée afin d'abolir le régime seigneurial[18]. Le , la municipalité de paroisse fut recréée sous le nom de « L'Assomption-de-la-Sainte-Vierge »[16]. Ainsi, le , la seigneurie des Éboulements devint officiellement une municipalité et Léon-Charles Clément fut élu comme premier maire de cette nouvelle municipalité.
En 1860, une première goélette, la Lady Elgin, fut construite sur le rivage. Il s'agit de la première d'une série qui furent construites jusqu'en 1952. En 1864, la paroisse et la municipalité de Saint-Hilarion furent créées en se détachant des municipalités environnantes, incluant Les Éboulements[19].
En 1881, un bureau de poste fut ouvert aux Éboulements-en-Bas, alors appelé « Quai-des-Éboulements » ou « Les Éboulements Wharf ». En 1910, une chapelle fut construite aux Éboulements-en-Bas près du fleuve Saint-Laurent. D'abord réservée aux touristes, celle-ci devint l'église de Saint-Joseph-de-la-Rive en 1931.
En 1919, la voie ferrée entre Cap Tourmente et la chute Nairn (Clermont) fut inaugurée[20]. En 1920, la gare des Éboulements fut construite. En 1925, les Petites Franciscaines de Marie arrivèrent aux Éboulements[21]. En 1925, Les Éboulements a une population de 1 936 habitants[2].
Le , la paroisse de Saint-Joseph-de-la-Rive se détacha de la paroisse de L'Assomption-de-la-Sainte-Vierge. Le suivant, un incendie détruisit l'église des Éboulements. Le suivant, la municipalité de Saint-Joseph-de-la-Rive se détacha de la municipalité de paroisse de L'Assomption-de-la-Sainte-Vierge[22]. En 1932, l'église actuelle fut construite et la première messe qui y fut célébrée fut la messe de minuit le . L'immeuble de l'église est de dimensions et de modèle semblables au précédent, mais fait face au chemin.
En 1946, l'exploitation des Chantiers maritimes de Charlevoix débuta à Saint-Joseph-de-la-Rive. En 1947, le manoir seigneurial des Laterrière fut acquit par les Frères du Sacré-Cœur[23]. En 1951, une nouvelle école fut construite. En 1952, la dernière goélette construite à Saint-Joseph-de-la-Rive, la Mont-Ste-Marie, fut lancée. Il s'agissait d'une goélette à quille plutôt qu'une goélette à fond plat comme celles qui étaient habituellement construites dans la région de Charlevoix. Il s'agit de la plus grosse goélette à y être construite. Le , l'église et le maître-autel furent consacrés.
Le , la municipalité de paroisse de L'Assomption-de-la-Sainte-Vierge devint la municipalité des Éboulements[16],[24]. Le , un feu éclata dans le restaurant de Wilbrod Tremblay, détruisant, en plus du restaurant, deux maisons, le couvent des Petites Franciscaines de Marie et la nouvelle école. En 1958, la commission scolaire acquit un nouveau terrain et l'école Léonce-Boivin fut construite[25]. En 1963, l'école Pierre-Tremblay fut construite. Cette nouvelle école servit à accueillir les garçons tandis que l'ancienne école fut réservée aux filles. Par la suite, l'école Pierre-Tremblay fut vendue à la municipalité et devint l'édifice municipal. En 1964, l'école Jean-XXIII à Saint-Joseph-de-la-Rive fut inaugurée pour remplacer les deux écoles du village.
En , deux navires furent abordés au large de Saint-Joseph-de-la-Rive. Le laquier canadien Leecliffe Hall chargé de minerai de fer en provenance de Sept-Îles fut loursement endommagé lorsque le cargo grec Apollonia le heurta par temps de brouillard. Avec l'arrivée d'un remorqueur, le commandant croyait pouvoir sauver le navire et une partie de l'équipage qui avait été évacué retourna à bord du Leecliffe Hall afin d'aider aux manœuvres. Alors qu'on croyait la situation sous contrôle, le navire, qu'on tentait d'approcher de la page du Cap-aux-Oies, sombra soudainement environ cinq heures après la collision. Six marins furent rescapés du fleuve, mais trois autres perdirent la vie.
En 1965, la Papeterie Saint-Gilles fut fondée par Monseigneur Félix-Antoine Savard et Marc Donohue dans les locaux d'une des deux écoles de Saint-Joseph-de-la-Rive. La même année, le manoir seigneurial des Laterrière, qui avait été acheté par les Frères du Sacré-Cœur, devint le Camp Le Manoir, une colonie de vacances pour jeunes garçons.
Le , après des pluies diluviennes, le réservoir d'eau municipal, situé sur le rang Saint-Joseph, se fissura. Un torrent de boue dévala la montagne en direction du fleuve, emportant un pont, un magasin général, un garage, une maison, la gare et le chemin de fer. Trois personnes perdirent la vie ce jour-là.
Le , un autobus scolaire, transportant 44 personnes du club de l'âge d'or de La Tuque, dévala la côte entre les villages des Éboulements et de Saint-Joseph-de-la-Rive et termina sa course dans un ravin de 10 m au bas de la côte, causant la mort de 14 personnes, 23 blessés graves et huit blessés légers. Le , un grave accident d'autobus se produisit au même endroit. Cette fois, il s'agissait d'un autocar de la compagnie Autobus Mercier transportant 48 personnes dont 44 moururent lors de l'accident. Il s'agit du pire accident routier de l'histoire du Canada[26].
Le , un mégot de cigarette lancé de façon négligente par un étudiant en visite provoqua un incendie majeur qui détruisit les goélettes Mont-Ste-Marie, Mont-Notre-Dame et Mont-Royal qui faisaient partie des expositions principales du Musée maritime de Saint-Joseph-de-la-Rive. De 1999 à 2000, le ministère des Transports du Québec refit le tracé de la route reliant Les Éboulements à Saint-Joseph-de-la-Rive afin de la rendre plus sécuritaire à la suite des nombreux accidents qui y sont survenus.
Le , dans le cadre des fusions municipales au Québec, la municipalité de Saint-Joseph-de-la-Rive fut annexée à la municipalité des Éboulements[16]. Les paroisses demeurèrent distinctes.
En 2009, une vague d'incendies d'origine accidentelle frappa le village. En moins de deux mois, trois entreprises de la municipalité furent détruites par les flammes. Le , l'Auberge Félix-Antoine, anciennement la Perdriole et l'Hôtel Bellevue, fut complètement rasée. Il s'agissait d'un bâtiment datant des années 1860. Le , une grande partie des Serres Lacoste furent détruites par les flammes. Le , la Cabane à sucre du Père Abel fut détruite par le feu. Il s'agissait d'un bâtiment agricole au toit à la Mansart datant du milieu du XIXe siècle.
En 2010, l'Hôtel des Laurentides fut démoli. En 2013, la numérotation civique fut refaite. En 2017, le maire sorant, Pierre Tremblay, affronta le conseiller Pierre Tremblay à la mairie[27].
Démographie

| 1996 | 2001 | 2006 | 2011 | 2016 | 2021 | ||||||
| 1 013 | 1 249 | 1 264 | 1 328 | 1 331 | 1 465 | ||||||
| Source : Statistique Canada | |||||||||||

Administration
Maires
| Les Éboulements Maires depuis 2001 | |||
| Élection | Maire | Qualité | Résultat |
|---|---|---|---|
| 2001 | Antoine Deschênes | Voir | |
| 2005 | Bertrand Bouchard | Voir | |
| 2009 | Voir | ||
| 2013 | Pierre Tremblay[28]. | Voir | |
| 2017[27] | Voir | ||
| 2021 | Voir | ||
| juin 2024 | Emmanuel Deschênes | Voir | |
| 2025 | Voir | ||
| Élection partielle en italique Depuis 2005, les élections sont simultanées dans toutes les municipalités québécoises | |||
Représentations politiques
Les Éboulements fait partie de la circonscription provinciale de Charlevoix–Côte-de-Beaupré et de la circonscription fédérale de Beauport—Côte-de-Beaupré—Île d'Orléans—Charlevoix[29].
Économie
L'agriculture était autrefois la principale source de revenus. Le tourisme et la construction navale étaient par ailleurs les principaux champs d'activité pour le secteur de Saint-Joseph-de-la-Rive. Si l'activité touristique a évolué au fil des ans, la construction navale a cessé en 1953 et le chantier maritime s'est contenté de réparations et radoubs des goélettes et caboteurs en acier jusqu'à sa fermeture au début des années 1970 en raison de la disparition des goélettes de bois. Plusieurs navigateurs sont originaires de Saint-Joseph-de-la-Rive. Maintenant, les zones de travail se sont plus diversifiées et beaucoup d'Éboulois travaillent ailleurs dans la région. Malgré tout l'agriculture demeure encore une activité importante dans la municipalité abritant notamment six fermes laitières.
Religion
La principale église catholique des Éboulements est l'église l'Assomption qui fait partie de l'archidiocèse de Québec[2],[30],[31].
Loisirs
En plus de l'administration générale, la municipalité des Éboulements soutient le service des loisirs et contribue au fonctionnement de la bibliothèque[32], située dans l'édifice municipal.
