Le Sept

boîte de nuit parisienne From Wikipedia, the free encyclopedia

Le Sept (ou le Club Sept)[1] est une boîte de nuit parisienne située au 7, rue Sainte-Anne. Fondée fin 1968, elle est à l'origine du disco en France et ferme en 1980[2].

Lieu Paris
Inauguration
Fermeture 1980
Faits en bref Lieu, Coordonnées ...
Le Sept
Lieu Paris
Coordonnées 48° 51′ 57″ nord, 2° 20′ 06″ est
Inauguration
Fermeture 1980

Fermer

Fabrice Emaer en est alors le propriétaire ; Michel Gaubert ou Guy Cuevas en sont les disc-jockeys, avant de rejoindre le Palace. Le club est au centre du quartier gay de l’époque, proche du Palais-Royal. Le club possède un restaurant et une piste de danse.

Historique

Le Sept est ouvert le [3] par Fabrice Emaer au 7, rue Sainte-Anne à Paris[4], voie où il habite[5]. Fabrice Emaer veut avant tout un restaurant, avec une boîte de nuit au sous-sol[5]. Comme Andrea, la première DJ du club, ne convient pas, Guy Cuevas, qui officie alors à Saint-Germain-des-Près, vient prendre les platines : Fabrice Emaer lui donne carte blanche ; innovant, recherché, varié, Guy Cuevas mixe réellement de tout, dont la soul et les disques de la Motown[6],[7],[8]. Le tout-Paris artistique s'y presse, dont plusieurs créateurs de mode, ainsi que certaines stars étrangères[9],[7],[8].

Le lieu entre dans la légende[n 1] comme le « premier club gay de la capitale […] épicentre du Paris gay et branché »[6], « le plus chic des clubs homo de la rue Sainte-Anne » dit Alain Pacadis[7]. Caroline Loeb, qui fréquente le lieu alors qu'elle est encore mineure, précise : « Le Sept était un club de garçons où les femmes avaient leur place, ce n'était pas malsain, mais gay et très gai »[10] ; ce que confirme le journaliste de Libération Gilles Roignant, qui a travaillé avec Fabrice Emaer : « Ce n'était pas un bar louche, ni un lieu de rencontre pour quelques folles, mais un endroit extrêmement chic, comme les boîtes hétérosexuelles équivalentes où on se conduisait bien[7]. »

« La décoration était simple mais brillante : des murs en miroirs et un plafond recouvert de néons multicolores qui flashaient au rythme de la musique. Car ce qui rendait le Sept si particulier, c’était la qualité de sa musique. Si le Colony se spécialisait dans la new wave, le Sept était déjà l’épicentre de la disco, avec le DJ Guy Cuevas aux platines. Ce n’était donc pas vraiment un club de drague, plutôt un rendez-vous « jet set »[11]. »

La description du lieu par la presse contemporaine insiste également sur sa configuration et son atmosphère. Guy Monréal évoque ainsi « ses miroirs sombres, ses ciels de néons et sa cuisine hautement professionnelle », ainsi qu’une piste de danse située en sous-sol « sous une voûte de néons multicolores […] dans une marabunta de musique disco qui est la meilleure de Paris », fréquentée par une clientèle mêlant jet-set, créateurs et jeunes noctambules[12].

Les témoignages de l’époque confirment cette centralité dans la vie nocturne parisienne, le lieu étant décrit comme un point de convergence du Paris mondain, artistique et homosexuel[13].

Au bout de quelques années, Fabrice Emaer entend parler d'un nouveau lieu plus grand, plus démesuré : Le Palace[10].

Au début des années 1980, le restaurant du lieu connaît une relance ponctuelle et continue d’être mentionné dans la presse spécialisée, qui signale son retour en vogue dans le paysage nocturne parisien[14].

En 2010, un restaurant japonais occupe le rez-de-chaussée du 7, rue Sainte-Anne.

Dans la fiction

Le lieu est reconstitué dans le film Saint Laurent de Bertrand Bonello (2014)[15].

Notes

  1. Avant le Sept, Emaer avait ouvert et tenu quatre ans Le Pimm's, un nightclub gay ; il existe alors bien d'autres endroits dans Paris, mais Le Sept va avoir un plus large écho de par sa clientèle éclectique et notable, mais également le fait qu'il ne soit pas réservé aux hommes[7].

Références

Articles connexes

Bibliographie

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