Le Sorcier du ciel

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Réalisation Marcel Blistène
Scénario René Jolivet
Sociétés de production Ydex Films
Le Sorcier du ciel
Réalisation Marcel Blistène
Scénario René Jolivet
Acteurs principaux Georges Rollin
Marie Daëms
Dora Doll
Alfred Adam
Sociétés de production Ydex Films
Pays de production Drapeau de la France France
Genre Film biographique
Durée 100 minutes
Sortie 1949

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.

Le Sorcier du ciel est un film français réalisé par Marcel Blistène sur un scénario de René Jolivet. Le film est sorti en 1949.

Le film raconte, de façon un peu romancée, la vie du Curé d'Ars.

Dès son arrivée à Ars, Jean-Marie Vianney, fils de paysan devenu prêtre, est salué par les quolibets de l'anticlérical Sanson et du cabaretier Mairey dont on fête les noces. Pauvre, usé par les travaux et les jeûnes, il prêche audacieusement, ce qui finit par attirer des paroissiens. Le diable, qu'il appelle le « grappin », mène le jeu contre lui et entre eux, la nuit, se poursuit un dialogue acéré.

Au début de son ministère, le nouveau curé doit faire face à de nombreuses oppositions : d'abord, il tente de soigner un enfant malade. Mais le rebouteux, qui s'occupait jusqu'alors du petit malade, est jaloux, craignant de perdre sa clientèle. Pour se venger, il empoisonne l'enfant, et le curé est faussement accusé d'assassinat. Ne sachant que faire, il prie sainte Philomène ; aussitôt, le grand-père paralysé du petit mort, qui a vu le rebouteux empoisonner l'enfant, se met subitement à parler et raconte toute la vérité. Le rebouteux est arrêté et Jean-Marie Vianney, reconnaissant envers sainte Philomène, décide d'en faire la patronne du village.

Un autre jour, voulant empêcher un bal qui va être donné en l'honneur du nouveau roi de France, il dit dans un sermon qu'il est inutile de fêter un roi qui ne sera peut-être pas meilleur que le précédent. Faussement accusé de comploter contre le Régime, il va être arrêté lorsqu'il guérit un petit paralytique, Paul Malray. Après ce miracle, ses nouveaux paroissiens croient en sa sainteté et refusent de le laisser partir (celui qui l'a calomnié lui propose même de se livrer à sa place).

Les années passent. La renommée du curé d'Ars grandit. Il fonde un orphelinat pour les enfants. Il confesse nuit et jour et lit dans les âmes ; de nombreux pèlerins viennent écouter ses sermons. Mais lors de ses dialogues nocturnes avec le diable, le curé s'effraie à l'idée de tomber dans l'orgueil, d'autant plus que le démon lui fait croire que ses miracles viennent de lui et que, se croyant un saint, il n'est qu'un sorcier. Désireux de fuir cette célébrité, il décide de quitter le village et de s'enfermer dans un monastère. Ses amis le retiennent. En revenant à la cure, le curé d'Ars méprise le diable et lui ordonne de le laisser. Aussitôt, il cesse de l'entendre.

Les années ont passé : le curé d'Ars est devenu vieux. Voilà quarante ans qu'il exerce à Ars. Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur, mais décide de vendre sa décoration pour que l'argent revienne à son orphelinat. À la fin, seul Sanson reste irréductible. Le curé vient le voir et ils discutent ensemble ; Sanson en vient à regretter que leurs idées les opposent, disant que, dans une autre vie, ils auraient pu être amis. Jean-Marie Vianney lui confie sa mort prochaine, et lui demande de venir devant la cure dès que le glas sonnera pour lui, lui disant qu'il verra alors quelque chose que lui seul pourra voir.

Peu de temps après, en effet, Jean-Marie Vianney meurt d'épuisement, considéré comme un saint par tous ses paroissiens. Le glas sonne sa mort. Comme promis, Sanson se rend devant la cure. Soudain, une lumière envahit son visage et il reste stupéfait, épouvanté par un prodige invisible au spectateur. Bouleversé, il retourne à son atelier, et s'aperçoit que les barreaux de sa fenêtre forment un crucifix. Il semble qu'un miracle a eu lieu en sa faveur. Alors que le glas continue de sonner la mort du curé d'Ars, le « grappin » quitte le petit village pour de bon. La dernière image du film montre le corps intact du saint curé, conservé à Ars dans une châsse de verre.

Fiche technique

Distribution

Notes et références

Liens externes

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