Le Travailleur (1877-1878)

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Le Travailleur
Premier numéro du journal
Format
Former periodical (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Langue
Fondateur
Genre
Date de création
20 mai 1877
Date de fin
mai 1878
Lieu de publication
Pays

Le Travailleur est un journal anarchiste publié entre et à Genève, en Suisse. Il publie en parallèle avec L'Avant-Garde, qui lui succède.

Tenu par Élisée Reclus et Charles Perron, il rassemble, sur ses douze numéros d'existence, d'anciens Communards, comme Augustin Avrial, Léon Hugonnet ou Louis-Augustin Rogeard, des géographes anarchistes comme Reclus, son frère Élie ou les russes et ukrainiens Léon Metchnikoff, Nikolaï Joukovski et Mykhaïlo Drahomanov. Gustave Lefrançais, une figure de la Commune de Paris et de la Fédération jurassienne, participe aussi au journal.

À la suite de la disparition du Bulletin de la Fédération jurassienne (1872-1878), les anarchistes en Suisse recentrent leurs publications sur L'Avant-Garde, menant à la disparition du titre en .

Contexte

Le mouvement anarchiste, fondé vers le congrès de Saint-Imier en Suisse, en 1872, commence à essaimer en Europe de l'Ouest[1],[2]. Ce congrès fonde l'Internationale anti-autoritaire (1872-années 1880) qui est une organisation fondamentale dans l'histoire de l'anarchisme, devenant - bien que ce ne soit pas envisagé comme tel au départ - la première organisation anarchiste[2]. Elle influence l'anarchisme sur de nombreux points de théorie et de pratique si bien qu'elle est souvent considérée comme l'organisation centrale de la naissance du mouvement anarchiste[3],[2]. La Fédération jurassienne est l'une des principales fédérations de l'Internationale anti-autoritaire[2].

Parmi ces premières publications, on compte La Révolution sociale (1871-1872) et surtout le Bulletin de la Fédération jurassienne (1872-1878), qui jalonnent l'histoire de la Fédération[4],[5]. Ce deuxième titre, qui « joue un rôle très important » pour l'anarchisme, selon René Bianco, disparaît en [5]. Dans son dernier numéro, le Bulletin écrit qu'il s'interrompt faute d'abonnés et de fonds[6]. Il invite ensuite ses lecteurs à se tourner vers d'autres publications, dont Le Travailleur[6],[7].

Le Travailleur

Le titre, lancé le à Genève, commence à publier alors que le Bulletin est encore en cours ; un autre organe parallèle, L'Avant-Garde, est publié entre 1877 et 1878 et est parallèle au Travailleur[7],[8].

Élisée Reclus et Charles Perron font partie de son comité de rédaction mais les collaborateurs sont plus nombreux et comprennent, dans la recension faite par René Bianco[8]:

Arthur Arnould, Augustin Avrial, Mykhaïlo Drahomanov, G. Gérombou, Léon Hugonnet, Nikolaï Joukovski, D. Klementz, Gustave Lefrançais, Léon Metchnikoff, A. Oelsnitz, Z. Ralli, Élie Reclus et Louis-Augustin Rogeard.

S'étendant sur 12 numéros avec une périodicité variable allant d'un numéro toutes les deux semaines à un tous les deux mois, le journal s'interrompt en pour rediriger ses abonnés vers L'Avant-Garde[8]. Il dure presque précisément un an[8].

Liens externes

Références

Bibliographie

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