Learning Planet Institute
Institut dédié à la formation par la recherche
From Wikipedia, the free encyclopedia
Le Learning Planet Institute (LPI), anciennement Centre de Recherches Interdisciplinaires (CRI), est une association loi de 1901 française basée à Paris, fondée en 2006, dédiée aux sciences de l'apprendre et à la transformation de l'éducation.
| Fondation |
2006 |
|---|
| Type |
Centre de recherche et de formation |
|---|---|
| Forme juridique |
Association déclarée (d) |
| Nom officiel |
LEARNING PLANET INSTITUTE, LEARNING PLANET INSTITUTE (LPI) |
| Régime linguistique | |
| Fondateur |
François Taddei, Ariel Lindner |
| Président |
François Taddei |
| Membre de | |
| Site web |
| Pays | |
|---|---|
| Campus |
|
| Ville |
Le CRI, qui axait ses travaux sur la triade sciences du vivant, recherches en éducation et technologies numériques, est devenu le LPI en 2021. L'institut est historiquement adossé à l'Université Paris Cité et entretient un partenariat avec l'Université des Nations Unies[1].
Histoire
En 2006, le Centre de Recherches Interdisciplinaires (CRI) est fondé par François Taddei et Ariel Lindner[2], chercheurs à l'Inserm. Il est alors rattaché à la faculté de médecine René-Descartes (Paris-V)[3].
En 2006, le chercheur David Bikard rejoint l'équipe de François Taddei pour y développer la biologie de synthèse, discipline alors inédite en France[3]. En 2008, une équipe du CRI remporte le prix “recherche fondamentale” du concours international de biotechnologie iGEM, organisé par le Massachusetts Institute of Technology (MIT), avec un financement de 33 000 euros collectés auprès de donateurs[3]. Le CRI a développé plusieurs projets et laboratoires internes déclinant cette approche par projet : le programme Savanturiers, École de la recherche, qui développait l'éducation par la méthode scientifique en milieu scolaire et périscolaire, notamment via des projets d'observation naturaliste comme une étude des fourmis menée avec des myrmécologues[4]; le MakerLab, centré sur l'apprentissage par projets d'ingénierie[5]; et le Game Lab, qui explorait jeux sérieux, escape rooms et interfaces homme-machine appliquées à l'apprentissage[6].
Au début des années 2010, l'établissement voit ses effectifs étudiants augmenter[7],[5]. Son financement est complété par le programme des Investissements d'avenir[7]. Le centre est alors conjointement rattaché aux universités Paris-Descartes, Paris-Diderot et à la Sorbonne, dans le cadre de l'Alliance Sorbonne Paris Cité (USPC)[6].
Le jeudi , le CRI a inauguré un nouveau campus, 8 et 10 rue Charles V, dans le 4ème arrondissement de Paris[8]. Il s'agit de l’hôtel de Maillé[9], datant du XVIIe siècle, et précédemment hôtel particulier puis siège d'une laiterie industrielle[10].
En 2021, le CRI devient le Learning Planet Institute (LPI)[1].
De 2006 à 2024, le LPI bénéficie du soutien financier de la Fondation Bettencourt Schueller[11].
Depuis 2014, le CRI/LPI porte la chaire d’enseignement et de recherche internationale UNESCO “Sciences de l’apprendre”, rattachée à Université Paris-Cité puis à Sorbonne nouvelle[12],[1],[13].
En 2025, le LPI devient le premier pôle de l'Université des Nations Unies (UNU) en France et est officiellement désigné institut de catégorie II sous l'égide de l'Unesco[14].
Gouvernance
François Taddei, cofondateur du CRI et président du LPI, y occupe le titre de Chief Exploration Officer. La direction générale de l'institut est assurée par Gaël Mainguy[1].
Approche pédagogique
L'Institut s'appuie sur l’apprentissage par projet, la recherche et les échanges entre étudiants, plaçant rapidement ces derniers en situation d'autonomie concrète[5]. Cette pédagogie se traduit notamment par la classe inversée mise en œuvre en licence, où les étudiants conçoivent eux-mêmes le contenu des cours à partir de leurs recherches, sous la supervision d'enseignants tels qu'Antoine Taly, chercheur au CNRS[5].
Learning Planet Academy
Depuis 2025, l'institut développe la Learning Planet Academy, un programme éducatif mené en collaboration avec l'Unesco et l'ONU. Il propose des cours en ligne et en présentiel destinés aux étudiants, aux professeurs et aux dirigeants, portant sur la résolution de problèmes en équipe, l'esprit critique, les sciences et les pratiques de conservation et de durabilité[13].
Formations
Enseignement supérieur
Le LPI propose le Master AIRE (Approches Interdisciplinaires et Innovantes de la Recherche et de l'Enseignement), ainsi que l'école doctorale FIRE, deux formations accréditées par Université Paris Cité et regroupées au sein de l'École universitaire de recherche interdisciplinaire de Paris (EURIP). L'école doctorale FIRE est en outre co accréditée par l'Université Paris Sciences et Lettres[16].
Outils numériques
Dans le cadre de ses activités liées à la Learning Planet Academy, le LPI développe des outils fondés sur l'intelligence artificielle dédiés à l’éducation au développement durable et à l’apprentissage actif.
Ces outils comprennent WeLearn, une plateforme d’apprentissage alimentée par l’IA conçue pour faciliter l’éducation aux objectifs de développement durable, Projects, une plateforme dédiée aux projets interdisciplinaires et destinée aux universités, professeurs, chercheurs et organisations qui souhaitent déployer l’apprentissage par projet à grande échelle, et Ikigai+, une application d'aide à l'orientation et à la recherche de projet, de vie ou professionnel[17].
International
Depuis 2020, tous les ans, en partenariat avec l’UNESCO, le LPI organise le LearningPlanet Festival, lors de la Journée internationale de l’éducation. L'édition 2023 réunit plus de 500 partenaires de 163 pays[18], et la cinquième édition, en 2024, s'étend à 191 pays, associant la Ville de Paris et plusieurs lieux partenaires comme la Gaîté Lyrique et la Bibliothèque publique d'information du Centre Pompidou[19].
Critiques
En 2023, un article de Mediapart critique la gestion et la réorientation de l’institut des sciences du vivant vers les sciences de l'apprentissage. L’article relève également le développement d’activités payantes d’accompagnement, de conseil et de formation, intervenu alors que le mécénat de la Fondation Bettencourt-Schueller s’achevait progressivement[20].