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Lehaucourt

commune française du département de l'Aisne From Wikipedia, the free encyclopedia

Lehaucourt (anciennement Le Haucourt) est une commune française située dans le département de l'Aisne, en région Hauts-de-France.

Faits en bref Administration, Pays ...
Lehaucourt
Lehaucourt
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Aisne
Arrondissement Saint-Quentin
Intercommunalité CC du Pays du Vermandois
Maire
Mandat
Michel Pinçon
2020-2026
Code postal 02420
Code commune 02374
Démographie
Gentilé Haucourtois(es)
Population
municipale
822 hab. (2023 en évolution de −6,27 % par rapport à 2017)
Densité 88 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 55′ 14″ nord, 3° 16′ 50″ est
Altitude 87 m
Superficie 9,37 km2
Type Bourg rural
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Saint-Quentin
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Bohain-en-Vermandois
Législatives 2e circonscription de l'Aisne
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
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Lehaucourt
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Lehaucourt
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Lehaucourt
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
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Lehaucourt
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Géographie

Localisation

Vue du village depuis la route de Cambrai.

Lehaucourt est un village périurbain du Vermandois situé à km au nord de Saint-Quentin et une trentaine de kilomètres au sud de Cambrai.

Sa limite ouest est constituée par l'ancienne route nationale 44 (actuelle RD 1044).

Elle fait partie de la zone d'emploi et du bassin de vie de Saint-Quentin[I 1].

Communes limitrophes

Les communes limitrophes sont Bellenglise, Fayet, Gricourt, Lesdins, Levergies, Magny-la-Fosse, Omissy et Pontruet.

Communes limitrophes de Lehaucourt
Bellenglise Magny-la-Fosse Levergies
Pontruet Lehaucourt Lesdins
Gricourt Omissy

Hydrographie

Réseau hydrographique

La commune est située dans le bassin Artois-Picardie. Elle est drainée par le canal de St-Quentin bief de partage de l'écluse 18 Lesdins à l'écluse 17 Bosquet[Carte 1].

Le canal de Saint-Quentin, long de 92,5 km, assure la jonction entre l'Oise, la Somme et l'Escaut et met en relation le Bassin parisien, le Nord de la France et la Belgique. La commune est traversée par le bief de partage[1]. Le tunnel du Tronquoy a sa sortie nord sur la commune[2].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Lehaucourt[Note 1].

Gestion et qualité des eaux

Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Haute Somme ». Ce document de planification concerne un territoire de 1 798 km2 de superficie, délimité par le bassin versant de la Haute Somme est constitué d'un réseau hydrographique complexe de cours d'eau, de marais, d'étangs et de canaux. Le périmètre a été arrêté le et le SAGE proprement dit a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est le syndicat mixte d'aménagement hydraulique du bassin versant de la Somme (AMEVA)[3].

La qualité des cours d'eau peut être consultée sur un site spécial géré par les agences de l'eau et l'Agence française pour la biodiversité[Carte 2].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[4]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[5]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique et le climat océanique altéré[6] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[7]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[8],[9].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,2 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 3,9 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 725 mm, avec 12 jours de précipitations en janvier et 9,2 jours en juillet[4]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Fontaine-lès-Clercs à 13 km à vol d'oiseau[10], est de 10,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 683,4 mm[11],[12]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,7 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −20 °C, atteinte le [Note 2].

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[13], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme

Typologie

Au , Lehaucourt est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[14]. Elle est située hors unité urbaine[I 1]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Quentin, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[I 1]. Cette aire, qui regroupe 120 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[15],[16].

Occupation des sols

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Carte topographique de la commune en 2022, montrant notamment l'implantation des éoliennes.

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (96,4 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (96,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (96,4 %), zones urbanisées (3,6 %)[17].

L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].

Lieux-dits, hameaux et écarts

La commune compte un écart, Thorigny, au sud du village.

Habitat et logement

En 2020, le nombre total de logements dans la commune était de 392, alors qu'il était de 379 en 2015 et de 347 en 2010[I 2].

Parmi ces logements, 94,6 % étaient des résidences principales, 0,3 % des résidences secondaires et 5,1 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 82,6 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 17,4 % des appartements[I 3].

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Lehaucourt en 2020 en comparaison avec celle de l'Aisne et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (0,3 %) inférieure à celle du département (3,4 %) et à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 57,8 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (56,3 % en 2015), contre 61,6 % pour l'Aisne et 57,5 pour la France entière[I 4].

Davantage d’informations Typologie, Aisne ...
Le logement à Lehaucourt en 2020.
Typologie Lehaucourt[I 2] Aisne[I 5] France entière[I 6]
Résidences principales (en %) 94,6 86,6 82,1
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 0,3 3,4 9,7
Logements vacants (en %) 5,1 10,1 8,2
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Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous les formes Alta curia[Quand ?], Hautcourt[Quand ?], Le Haucourt[Quand ?][18].

La commune, instituée par la Révolution française sous le nom de Lehaulcourt en 1793, puis de Le Haucourt en 1801[19], est renommée Lehaucourt fin 1998[20].

Histoire

Temps modernes

Lehaucourt sur la carte de Cassini (XVIIIe siècle).

Lehaucourt a été un centre du protestantisme picard, lié à la solidarité des seigneurs du lieu, la famille d'Aumale de Rieu, alliée à la Maison de Coligny, envers leurs coreligionnaires. Le temple est détruit sous Louis XIV et ses matériaux réutilisés pour la réparation de l'église catholique[21],[18].

A cette époque, la paroisse catholique relève du chapitre de l'abbaye du Mont-Saint-Martin de l'Ordre des Prémontrés à Gouy[18].

Époque contemporaine

En 1874, et donc avant les destructions de la Première Guerre mondiale, Joachim Malézieux indiquait « C'est un village très pauvre, qu'aucune route fréquentée ne traverse. 11 y a, auprès d'un abreuvoir, sur une espèce de place publique, un énorme tilleul qu'on affirme être un arbre de la liberté ; mais il est certain que son âge a dû lui permettre d'assistei, déjà vieux, à la grande épopée de la révolution. Peut-être est-ce un de ces jalons plantés par Cassini pour sa carte de France. Peut-être est-ce tout simplement un arbre que l'indifférence ou l'absence de propriétaire a respecté.
Non loin de cet arbre s'élève la modeste église du village. Le portail qui ne manque pas d'un certain caractère est surmonté de deux arcades à jour qui devaient contenir autrefois de petites cloches carillonnant à l'air libre. À présent, les cloches sont dans le comble de l'église. Le portail a dû être construit au XVIe siècle. Le mur de la nef au nord contient des arcades ménagées de façon à permettre un agrandissement dans l'avenir ; agrandissement devenu maintenant problématique.
Sous les maisons du village, il existe une quantité de petits souterrains s'enlrecroisant et aboutissant â des salles assez spacieuses. Ce sont des caves de guerre, que justifie très-bien la proximité de l'ancien château-fort du « Tronquoi », lequel fut souvent et bien ravagé. Les habitants du pays nomment ces souterrains: Les muches, mot essentiellement picard qui veut dire : cachettes
[22] ».

Première Guerre mondiale

Le canal de Saint-Quentin était dans le secteur de Lehaucourt une section de la Ligne Hindenburg[23].

Le village est considéré comme détruit à la fin de la guerre[24] et a été décoré de la Croix de guerre 1914-1918, le [25]. Début 2020, la moitié environ des habitants sont revenus au village, mais habitent dans des baraquements[26].

Un camp de travail accueille au début de l'entre-deux-guerres un contingent de travailleurs chinois employés au déblaiement des ruines et la construction, mais également au déminage des terres, au nettoyage des tranchées ou enfin pour déterrer les dépouilles de soldats[27].

XXIe siècle

Au XXIe siècle, le village est devenu une commune ouvrière frappée à la fois par la crise agricole et la désindustrialisation de l'industrie textile et de la macanique (avec notamment la fermeture de l'usine Motobécane de Saint-Quentin[28].

Politique et administration

Intercommunalité

La commune est membre de la communauté de communes du Pays du Vermandois, créée fin 1993.

Rattachements administratifs et électoraux

Rattachements administratifs

La commune se trouve dans l'arrondissement de Saint-Quentin du département de l'Aisne[I 1].

Elle faisait partie depuis 1801 du canton du Catelet[19]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

Rattachements électoraux

Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 du canton de Bohain-en-Vermandois[I 1].

Pour l'élection des députés, elle fait partie de la deuxième circonscription de l'Aisne.

Intercommunalité

Lehaucourt est membre de la communauté de communes du Pays du Vermandois[I 1]., un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé fin 1993 et auquel la commune a transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.

Tendances politiques et résultats

Lors du second tour de l'élection présidentielle de 2017, les électeurs ont voté à 65 % pour Marine Le Pen[28].

Liste des maires

Davantage d’informations Période, Identité ...
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
avant 1871[29].   M. Boury   En fonction pendant la Bataille de Saint-Quentin de 1871
         
avant 1905[30]   Louis Decaudin   Agriculteur,
Président du CA de la SA agricole et sucrière de Lesdins
         
avant 1954[31]   Arthur Pétreaux    
         
  mars 1977 Clotaire Galopin    
mars 1977 23 octobre 2019[32],[33] Raymond Froment PCF Ancien ouvrier couvreur
Suppléant du député Daniel Le Meur (1988-1993)
Conseiller général du Catelet (2001 → 2015)
Ancien président de l'association des maires ruraux de l'Aisne
Chevalier de la Légion d'honneur
Mort en fonction
décembre 2019[34] en cours
(au 9 septembre 2023)
Michel Pinçon PCF Retraité du monde agricole
Ancien président de la section du Secours populaire français
Réélu pour le mandat 2020-2026 [35],[36]
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Jumelages

Panneau d'entrée d'agglomération et de jumelage.

La commune est jumelée avec Drapeau de la Croatie Gornja Stubica (Croatie)

Équipements et services publics

Eau et déchets

L'adduction en eau potable est assurée par le syndicat des eaux du Nord Est du canal de Saint-Quentin, dont l'exploitation est assurée, en 2023, par le groupe Véolia[37].

Enseignement

Les enfants de la commune sont scolarisés avec ceux de Bellenglise dans le cadre d'un regroupement pédagogique concentré dans l'école René-Gérard[38], où est assuré l'enseignement du picard[39]

Santé

En 2017, la municipalité a suscité l'installation d'un médecin roumain, pour succéder au départ à la retraite de son prédecesseur[28].

Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[40]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[41].

En 2023, la commune comptait 822 habitants[Note 4], en évolution de −6,27 % par rapport à 2017 (Aisne : −2,09 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
460432457495612654647723770
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
770793757747701630612592583
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
551568506360497383367351349
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
387428760764803832770761930
Davantage d’informations - ...
2017 2022 2023 - - - - - -
877832822------
Fermer
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2006[42].)
Histogramme de l'évolution démographique

Sports et loisirs

Un city-stade est aménagé en 2024 près du gymnase préexistant[43] construit dans les années 1970[44].

Économie

En 2017, la commune a un tissu commercial en difficulté, avec notamment une pharmacie et un salon de coiffure[28].

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

L'église précédente vers 1870.
Dessin de Joachim Malézieux (1851/1906)

Personnalités liées à la commune

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Carte spéciale des régions dévastées : 13 SE, Cambrai [Sud-Est], Service géographique de l'armée, (lire en ligne) sur Gallica.

Notes et références

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