Lens-Lestang
commune française du département de la Drôme
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Lens-Lestang [lɑ̃s lɛstɑ̃] est une commune française située dans le département de la Drôme en région Auvergne-Rhône-Alpes.
| Lens-Lestang | |||||
Chapelle Notre-Dame de Chatenay. | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Auvergne-Rhône-Alpes | ||||
| Département | Drôme | ||||
| Arrondissement | Valence | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes Porte de DrômArdèche | ||||
| Maire Mandat |
François Faure 2020-2026 |
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| Code postal | 26210 | ||||
| Code commune | 26162 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Lenselois, Lenseloises | ||||
| Population municipale |
884 hab. (2023 |
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| Densité | 54 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 45° 17′ 33″ nord, 5° 02′ 36″ est | ||||
| Altitude | Min. 237 m Max. 448 m |
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| Superficie | 16,41 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Beaurepaire (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Drôme des collines | ||||
| Législatives | Quatrième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Drôme
Géolocalisation sur la carte : Auvergne-Rhône-Alpes
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| Liens | |||||
| Site web | mairie-lens-lestang.fr | ||||
| modifier |
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Géographie
Localisation
Lens-Lestang est situé dans le nord du département, en bordure avec l'Isère, à 20 km à l'est de Chanas et à 5 km de Beaurepaire.
Communes limitrophes
| Manthes | Beaurepaire (Isère) | Beaurepaire (Isère) Marcollin (Isère) |
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| Manthes Moras-en-Valloire |
N | Marcollin (Isère) Lentiol (Isère) | ||
| O Lens-Lestang E | ||||
| S | ||||
| Moras-en-Valloire | Hauterives | Lentiol (Isère) Hauterives |
Relief et géologie
Sites particuliers : Site Géoportail (carte IGN)[1] :
- Combe Bouzat
- Combe de la Font
- Combe de l'Échatel
- Combe de Levaux
- Combe des Morts
- Combe du Gray
- Combe Falconon
- Combe Marion
- Combe Marmiton
- Coteau de la Garenne
Géologie
Hydrographie
La commune est arrosée par les cours d'eau suivants[1] :
- l'Échatel de Saint-Didier ;
- le Dolure ;
- Le Regrimay, affluent du Dolure ;
- Torrent de Frémuzet.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat de montagne et le climat méditerranéen[4] et est dans la région climatique Moyenne vallée du Rhône, caractérisée par un bon ensoleillement en été (fraction d’insolation > 60 %), une forte amplitude thermique annuelle (4 à 20 °C), un air sec en toutes saisons, orageux en été, des vents forts (mistral), une pluviométrie élevée en automne (250 à 300 mm)[5]. Elle est en outre dans la zone H2d au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,9 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 18 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 958 mm, avec 8,8 jours de précipitations en janvier et 6,6 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Sorlin-en-Valloire à 7 km à vol d'oiseau[8], est de 13,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 854,9 mm[9],[10]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,9 °C, atteinte le ; la température minimale est de −19 °C, atteinte le [Note 1].
Voies de communication et transports
Urbanisme
Typologie
Au , Lens-Lestang est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[I 1]. Elle est située hors unité urbaine[I 2]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Beaurepaire, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[I 2]. Cette aire, qui regroupe 10 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[I 3],[I 4].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (61,4 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (62 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (44,1 %), forêts (35,1 %), zones agricoles hétérogènes (9,1 %), prairies (8,1 %), zones urbanisées (3,6 %), cultures permanentes (0,1 %)[11]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Morphologie urbaine
Quartiers, hameaux et lieux-dits
Site Géoportail (carte IGN)[1] :
- Barbonnière
- Bois de Levaux
- Bois des Potences
- Bois du Double
- Carmone
- Champ de la Dame
- Champ du Clerc
- Champs Fumat
- Château du Double
- Château Levaux
- Chatenay
- Chemin de la Vie Bosson
- Fafay
- Imbeau
- la Grande Raie
- la Saône
- le Bourgeat
- le Couiment
- le Gelas
- le Paletou
- les Biesses
- les Bouchassels
- les Bouyonnes
- les Charmes
- les Curtils
- les Granges
- les Mollies
- les Pérouses
- les Petites Biesses
- le Vernet
- Marion
- Peytefoux
- Pignerol
- Saint-Didier
Logement
Projets d'aménagement
Risques naturels et technologiques
Toponymie
Attestations
Dictionnaire topographique du département de la Drôme[12] :
- 1055 : in Lento (cartulaire de Saint-André-le-Bas, 265).
- XIIe siècle : vicus de Lantuis et Lent (cartulaire de Saint-André-le-Bas, 97).
- 1268 : grangia de Lentio, in parrochia de Serra, Viennensis diocesis (cartulaire de Léoncel, 231).
- 1311 : mention de la paroisse : parrochia de Lento (Lacroix, Le canton du Grand-Serre, 67).
- 1390 : dominus de Lencio (choix de documents, 197).
- XIVe siècle : mention de la paroisse : capella de Lemto (pouillé de Vienne).
- 1474 : de Lemptis (archives de la Drôme, E 3557).
- 1521 : mention de la paroisse : ecclesia Lenti (pouillé de Vienne).
- 1568 : Len (Bull. soc. d'archéol., XIX, 26).
- 1675 : Lent (archives de la Drôme, E 3562).
- 1790 : le Petit Lens (nom vulgaire).
- 1891 : Lens-Lestang, commune du canton du Grand-Serre.
Étymologie
Plusieurs hypothèses :
- Peut-être d'un nom de personne gaulois Lentus, variation de Lentius[13].
- Plus sérieusement : du mot gaulois lindon « liquide », semblable au vieil irlandais lind, irlandais lin (cf. Dublin), vieux breton lin « étang, lac »[14].
Le sens de ce mot étant devenu opaque, il a été traduit par son correspondant roman estang, estanc « étendue d'eau dont les bords arrêtent l'écoulement » puis étang[réf. nécessaire].
Histoire
Du Moyen Âge à la Révolution
La seigneurie[12] :
- Au point de vue féodal, Lens-Lestang était une partie de la terre de Moras.
- Elle fait partie du domaine des dauphins.
- 1574 : acquise par les Murat de l'estang. Lentio, devient Lens-Lestang.
- 1643 : Les Murat obtiennent l'érection de leurs terres (Lens-Lestang, Lentiol, Marcolin et Vinay) en marquisat de Lestang. Ce marquisat est resté dans la famille des Murat jusqu'à la Révolution.
La paroisse de Lens-Lestang dépendait de Moras jusqu'au XVIIe siècle[15].
1650 : Lens-Lestang fut distraite de la communauté de Moras[12] (ou 1654[16]).
1774 (démographie) : 210 familles[12].
Avant 1790, Lens-Lestang était une communauté de l'élection et subdélégation de Romans et du bailliage de Saint-Marcellin.
Elle formait une paroisse du diocèse de Vienne dont l'église, dédiée à saint Jean-Baptiste, dépendait du prieur du Grand-Serre qui y prenait la dîme et présentait à la cure[12].
De la Révolution à nos jours
En 1790, la commune de Lens-Lestang est comprise dans le canton de Moras. La réorganisation de l'an VIII la fait entrer dans celui du Grand-Serre[12].
En 1855, le territoire de cette commune a été diminué d'une partie de la commune de Lapeyrouse-Mornay[réf. nécessaire].
Politique et administration
Tendance politique et résultats
Administration municipale
Liste des maires
Rattachements administratifs et électoraux
Politique environnementale
Finances locales
Jumelages
Population et société
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[18]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[19].
En 2023, la commune comptait 884 habitants[Note 3], en évolution de +0,23 % par rapport à 2017 (Drôme : +2,47 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Services et équipements
Enseignement
La commune relève de l’académie de Grenoble.
Santé
Manifestations culturelles et festivités
Fête : 15 août (pèlerinage)[15].
Loisirs
Sports
Médias
Cultes

Économie
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
- Tours anciennes[15].
- Chapelle romane de Chatenay érigée après un vœu à l'époque des croisades[22]. Aujourd'hui restaurée, elle fait l'objet d'un pèlerinage chaque .
- Chapelle (Xe et XIe siècles) au cimetière[15].
- Château du Double construit entre le XVIIe siècle et le XIXe siècle[23] : gypseries et sculptures du XVIIIe siècle[15].
- Moulin à farine référencé sur cartographies de Cassini publiées en . Moulin modernisé en . Cessation en [réf. nécessaire].
- Église Saint-Jean-Baptiste, construite entre et . De dimensions imposantes, sa construction nécessita des techniques audacieuses pour vaincre l'instabilité du sol due à la présence de la nappe phréatique. Le clocher, surmonté d'une croix, culmine à 48 mètres. Il abrite trois cloches, remarquablement accordées, dont le fameux bourdon « Jean- Baptiste » qui pèse plus de 1 500 kg[réf. nécessaire].
- Château Levaux[22], maison forte moderne.
Patrimoine culturel
- Musée de l'ours et de la poupée.
- Maison décorée dans le style art brut d'objets chinés à la brocante et peints de couleurs vives par Christian Guillaud dit « le Marin »[réf. nécessaire].
Patrimoine naturel
Personnalités liées à la commune
Héraldique, logotype et devise
| Blason | De gueules au loup d'or emportant dans sa gueule un mouton d'argent, accorné (et onglé) de sable[24]. |
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|---|---|---|
| Détails | Blason attribué par Charles d'Hozier en 1696 et repris par la commune de Lemps. Le statut officiel du blason reste à déterminer. |
Annexes
Bibliographie
- Joseph Bordas, Souvenirs d'un pèlerinage à Notre-Dame-de-Chatenay à Lens-Lestang Canton du Grand-Serre (Drôme), 16 pages, 1886[25],[26].
- Michèle Bois et Chrystèle Burgard, Fortifications et châteaux dans la Drôme, éditions Créaphis, 192 pages, 2004.
Articles connexes
Liens externes
- Site officiel
- Lens-Lestang sur le site de l'Institut géographique national / page archivée depuis 2008.
- Ressources relatives à la géographie :
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.

