Leonardo Conti
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| Leonardo Conti | |
Leonardo Conti en 1939 « Blond roux, le visage poupin, les traits un peu mous, les yeux bleux au regard inquiet »[1]. | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Reichsgesundheitsführer | |
| – (6 ans) |
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| Secrétaire d’État auprès du ministre de l'Intérieur | |
| – (6 ans) |
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| Député représentant une circonscription d’Autriche | |
| – [2] (3 ans, 8 mois et 26 jours) |
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| Prédécesseur | Josef Leopold |
| Successeur | Occupation alliée |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Lugano |
| Date de décès | (à 45 ans) |
| Lieu de décès | Nuremberg |
| Nature du décès | Suicide par pendaison |
| Nationalité | Allemande |
| Parti politique | NSDAP |
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Leonardo Conti, né le à Lugano et mort par suicide le à Nuremberg, est un médecin nazi. Sous le Troisième Reich, il gravit tous les échelons de la hiérarchie pour parvenir en 1939 au poste de chef de la santé du Reich (en allemand : (Reichsgesundheitsführer).
Leonardo Conti est le fils d'un père suisse (de Lugano) et d'une mère prussienne, Nanna Conti, qui sera la chef des sages-femmes du Reich de 1933 à 1945.
De 1919 à 1923, il étudie la médecine à l'université Humboldt de Berlin puis à l'université Friedrich-Alexander de Erlangen. Il devient militant du mouvement völkisch et cofonde un journal antisémite appelé Kampfbund. Il prend part au putsch de Kapp, en 1920. À partir de 1923, il est membre de la Sturmabteilung (SA), devenant leur premier médecin (un de ses patients est le jeune Horst Wessel, qui devient finalement un « martyr » du parti nazi). En 1925, il publie Über Weichteilplastik im Gesicht, un livre sur la chirurgie plastique du visage.
En 1927, il adhère au parti nazi et commence à organiser la Ligue national-socialiste des médecins allemands (NSDÄB, en allemand : Deutscher Nationalsozialistischer Ärztebund) à Berlin. Il rejoint la Schutzstaffel (SS) en 1930 avec un grade équivalent à médecin-colonel[1].
En tant que « vieux combattant » du parti, il est nommé par Hermann Göring au Conseil d'État de Prusse. Conti occupe les postes de chef de la Chambre des médecins du Reich (en allemand : Reichsärztekammer), chef du NSDÄB et chef du Bureau principal de la santé du peuple, il est le second du Reichsgesundheitsführer (chef de santé du Reich) Gerhard Wagner.
De 1937 à 1939, il est président de la Fédération internationale de médecine du sport.
En , après la mort de Wagner, il lui succède au poste de Reichsgesundheitsführer (chef de santé du Reich, équivalent au ministre de la santé) en étant nommé secrétaire d'État auprès du ministre de l'Intérieur, Wilhelm Frick. En 1944, il est promu SS-Obergruppenführer (équivalent de général de corps d'armée).
Du à 1945, il est député d'une circonscription autrichienne au sein de la IVe législature.
Au cours de la guerre, il perd de son influence au profit de Karl Brandt, un favori d'Hitler, chargé de la coordination des secteurs militaires et civils de santé. Conti supporte mal d'être subordonné ainsi à Brandt : il s'oppose à lui et cherche à nouer des intrigues en s'appuyant sur Joseph Goebbels et Martin Bormann, mais il échoue à entrer dans le premier cercle qui entoure Hitler[1].
Après la capitulation de l'Allemagne, Conti est arrêté par les Américains à Flensbourg, le . Il est transféré à la prison de Nuremberg pour être jugé au procès des Médecins. Il se suicide par pendaison le , plus d'un mois avant le début du procès de Nuremberg[1].