Les Bijoux de Georges Braque

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Les Bijoux de Georges Braque sont des œuvres réalisées par le diamantaire Heger de Löwenfeld, à partir de gouaches du peintre Georges Braque qu'il a mises en volume[1]. Entre 1961 et jusqu'à la mort de Braque, puis jusqu'à la mort du diamantaire (1996), qui a poursuivi l'œuvre, les bijoux ont été créés sous diverses formes, tout en portant le même nom (Héra 1962, Héra 1963)[2].

Tous les biographes s'accordent à dire que Braque a participé à la réalisation de bijoux dans les deux dernières années de sa vie. À partir de fin 1961, le peintre, fatigué et malade, « avec le teint cireux du cancer[3] », a ralenti son rythme. Ce qui ne l'empêche pas de travailler encore à de grands tableaux, comme La Sarcleuse. Emporté par un infarctus cérébral[4], il peindra jusqu'à son dernier souffle, retouchant sans cesse La Sarcleuse et réalisant des petits formats moins contraignants, des gouaches qui allaient devenir des bijoux.

Georges Braque a commencé à travailler en sur une représentation en volume de sa Tête grecque qu'il a présentée au lapidaire Heger de Löwenfeld pour une mise en volume[1].

Ce sont les 110 gouaches de l'artiste, réalisées de 1961 à 1963, qui ont servi de base aux bijoux exécutés de 1962 à 1963. Ils ont été exposés au Musée des arts décoratifs de Paris du au [5]. Certaines pièces sont visibles sur le site du musée des arts décoratifs de Paris[6] ou sur celui du musée Georges Braque de Saint-Dié-des-Vosges. Les thèmes récurrents des 110 gouaches de l'artiste sont les oiseaux en vol, et les figures humaines ou animalières de la mythologie grecque. Des reproductions d'après les gouaches sont encore en vente sur le site d'un bijoutier[7].

L'intégralité des bijoux achetés par l'État se trouve au musée des arts décoratifs[6], création et dessin : Georges Braque ; réalisation : France Heger de Löwenfeld ; France (vers 1962)[8]. Alcyone, collier (1962), or serti de diamants (29 × 14,5 × 26 cm)[9].

Il est bien précisé que c'est en 1961 que le peintre a commencé les dessins dont la réalisation a eu lieu à partir de 1962[10] ou bien au Centre national d'art et de culture Georges-Pompidou : « 1963, Héra, orfèvrerie, or et saphirs sur clip de platine (3 × 4,3 × 8 cm), acquisition de l'État, 1969, attribution au musée national d'Art moderne, 1969, numéro d'inventaire : AM 1249 OA, centre Pompidou, consultable sur le site du centre Pompidou virtuel et 1962, Métamorphose d'Eos, camée d'onyx sur bague d'or (2,2 × 1,8 cm, diamètre : 1,9 cm), inscriptions : S. R. : G. Braque, donation Mme Georges Braque, 1965, numéro d'inventaire : AM 1208 OA. »

Après la mort de Braque, Heger de Löwenfeld a reproduit diverses œuvres du peintre sous forme de gouaches servant de maquette à de nouveaux bijoux jusqu'en 1996[11], année où le lapidaire a été victime d'une deuxième hémiplégie[2]. Pour lever toute confusion, les gouaches de Löwenfeld sont signées de sa main, et non de Georges Braque, ainsi qu'on peut le voir sur les sites de ventes aux enchères où les œuvres sont présentées à titre d'« Hommage aux bijoux de Braque » comme Asteria[12], ou Eudora dont la lithographie a été exécutée d'après Georges Braque, et signée par le lapidaire[13]. De même pour Circé sur le site Invaluable[14]. Lorsque les travaux sont de la main du peintre, ils sont présentés comme tels : Pélias et Nélée, tapisserie signée de Georges Braque[15].

On en retrouve des exemplaires dans les ventes aux enchères des maisons spécialisées : Millon et associés[16], la maison Tajan de Monte-Carlo[17], l'hôtel des ventes de Cannes[18], l'hôtel Drouot[19]. Le , à l'Hôtel Drouot, une vente aux enchères de sculptures et bijoux de Braque[19], a eu lieu au profit de la Croix-Rouge française.

Lors de la vente Tajan de Monte-Carlo, du , aux numéros 127 à 131 de la page 42 du catalogue[20], la vente comprenait les bijoux : Hécate, broche bleue sur fond or[20] ; Hébé, broche figurant des poissons[20],[18] ; Mérope, collier et le pendentif Zétès et Calaïs, figurant des colombes[20],[18] ; Mélissa, bague figurant une colombe pavée de diamants[20] ; Thalia, broche représentant deux oiseaux en or lisse et en or ciselé[20]. Une photo de la princesse Grace Kelly portant un modèle similaire à la broche Thalia est présentée sur le catalogue[20]. Cette broche est mentionnée sur le catalogue de l'hôtel Drouot lors de la vente du . Elle a été réalisée pour la princesse Grace, d'après une gouache de Georges Braque, intitulée Les Trois Grâces, signée de l'artiste en 1962[20],[21].

Fernand Mourlot précise que les dernières lithographies de Braque datent de 1963[22]. Il a réalisé la toute dernière pour l'affiche de l'exposition « Les Bijoux de Braque », au musée des arts décoratifs de Paris. Avant cela, il mettait une dernière main en 1962 à Lettera amorosa de René Char, paru en 1963[23]. On ne connaît pas la liste intégrale de ces bijoux, car il n'existe pas de catalogue raisonné des œuvres de Georges Braque.

Liste sélective

Bibliographie

Notes et références

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