Les Crassées
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Adresse |
21 Avenue Pierre Beregovoy, 52100 Saint-Dizier,France |
|---|
| Administration |
Mairie de Saint-Dizier |
|---|
| Coordonnées |
|---|
Les Crassées est un site archéologique situé à Saint-Dizier, en Haute-Marne.
Saint-Dizier est une agglomération créée sur la rive gauche de la Marne par un seigneur de Moëslains[1] et habitée par un peuple alto-médiéval. Le site des Crassées[2] a été habité du Ier au XIIe siècle alors que Saint-Dizier n'existe pas encore. Le village a plus tard été abandonné et les habitants se sont déplacés sur l'autre rive de la Marne.
Le site archéologique des Crassées s’étend sur 1 hectare exploitable et a été acquis par la ville de Saint-Dizier, au début des années 2000, étant à l'origine de nombreuses découvertes antiques et médiévales, dont une villa gallo-romaine, 800 tombes, des sarcophages, des corps entourés de bijoux précieux, ainsi qu’une église.
C’est un site, connu des archéologues depuis 150 ans, qui a été occupé à l’époque gallo-romaine (Ier – Ve siècles) et alto-médiévale (VIe – XIIe siècles). Il est divisé en deux zones : dans la première zone, on trouve une villa gallo-romaine (qui appartenait à des riches aristocrates), une nécropole mérovingienne et, dans la deuxième zone, on retrouve un cimetière carolingien avec son église. En 10 ans de fouilles, les archéologues ont étudié 1 600 m2.
La fouille de la nécropole est engagée depuis 2011 avec la participation de l'Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap), via des méthodes modernes : c’est une grande découverte pour la Haute-Marne. Une quarantaine de professionnels et de bénévoles organisent, sur le terrain, des journées portes ouvertes dans le cadre des Journées européennes de l'archéologie, les visiteurs peuvent observer les archéologues et les vestiges dégagés. On y retrouve aussi des activités pour les enfants ou encore un musée en lien avec le site archéologique.
Les fouilles archéologiques des Crassées ont lieu chaque été depuis 2011. Elles sont situées, à Saint-Dizier, contre la zone du Chêne Saint-Amand, qui contient des éléments clés pour comprendre le passé et la création de la ville[3].
L’Inrap et trois établissement scolaires, à savoir les collèges Luis-Ortiz et Anne-Frank ainsi que le lycée Saint-Exupéry, ont renouvelé leur partenariat. Les élèves du collège Anne-Frank vont tous les ans aux Crassées pour faire des fouilles dans la villa et dans le cimetière.
Agencement

Le site des Crassées se trouve sur la rive gauche de la Marne et l’on y découvre des objets datant du passé antique et médiéval.
Les fouilles aux Crassées ont débuté en 2011, elles se concentrent sur 1 600 m2 ouverts sur le plateau et à la rupture de la pente. Les campagnes se consacrent à deux secteurs principaux : un secteur a l’extrémité sud-ouest dans la pente menant à la villa gallo-romaine et un autre aux abords de l’église au centre du secteur.
Occupation gallo-romaine
Généralités
Ces fouilles mettent au jour un établissement foncier et immobilier d'une élite gallo-romaine.
On y retrouve les premiers murs maçonnés de l’histoire de France datés de l’an 50 ainsi qu’un bâtiment gallo-romain et un cimetière. Au Sud, se situe une nécropole médiévale sur un bâtiment résidentiel antique et au Nord des bains privées antiques.
Villa gallo-romaine
La villa gallo-romaine est accompagnée d’une source sur la partie basse du terrain dans les salles balnéaires (thermales) du bâtiment résidentiel de la villa. On a retrouvé une pièce dite « chaufferie » où des domestiques faisaient du feu pour une piscine (bain) chaude[4].
Un sarcophage remarquable
Les archéologues ont découvert les vestiges d’une église et ils l’ont fouillée. Aux abords de cette église, ils ont trouvé un dixième sarcophage, un des deux seuls dont le couvercle soit encore en place. Il date de l’époque médiévale et présente plusieurs fissures, mais le squelette à l’intérieur est intact. La décomposition du corps est intervenue sans faire aucune perturbation intérieure, tandis que les ossements, qui ont au moins mille ans, sont dans la position dans laquelle la défunte, qui pourrait bien être une femme, a été inhumée. Elle était accompagnée d’un dépôt de céramique ainsi que d’une garniture de ceinture.
