Le toponyme du quartier est issu de l'ordre des Célestins, dont un ancien couvent a été construit, puis détruit pour construire le quartier.
Histoire
Pendant la seconde moitié du XVIIIe siècle, la vie religieuse s'étiole progressivement et les couvents perdent une grande partie de leur membre. Par un bref du , le pape Pie VI supprime la maison des Célestins, qui est composé d'un vaste cloître et d'un important jardin. La propriété de l'ensemble est l'objet d'un procès car le duc de Savoie Victor-Amédée III en réclame la possession contre l'ordre en vertu de l'acte de donation de son ancêtre. Le procès se clot en 1784 et le duc revend le cloître l'année suivante à un riche parisien, A. Devouge[1].
En raison de la situation et de la dimension exceptionnelle de l'ensemble, Devouge décide de monter une opération immobilière à l'image de celle du Palais royal réalisée par V. Louis. Il fonde le la Société de célestins avec deux Lyonnais Jars et Madinier. La société mandate l'architecte Jean-Antoine Morand pour construire l'espace et il travaille en coordination avec Jean-François Colson qui réalise le théâtre et de Drivon qui a déjà réalisé un lotissement. Le projet, par souci de rentabilité, sacrifie l'église et la façade monumentale de J. -B. Masson en 1746, mais conserve les constructions déjà bâties. Il segmente le tout par quatre rues[2].
Les travaux commencent en 1789 et les trois premières années sont percées les rues de Savoir, d'Égypte, des Célestins et d'Amboise. Les façcades latérales sont bâties en même temps. Le théâtre est construit à l'emplacement du jardin par Colson, et décoré ultérieurement d'un péristyle à colonnes en 1809 par l'architecte Ribié[3].
Jean Pelletier, Connaître son arrondissement. Le 2e. De Perrache à Bellecour... des Jacobins à Saint-Nizier, Lyon, Éditions lyonnaises d'Art et d'Histoire, , 96p. (ISBN9-782841-470617), p. 6
Dominique Bertin et Nathalie Mathian, Lyon, silhouettes d'une ville recomposée: Architecture et urbanisme 1789-1914, Lyon, Éditions lyonnaises d'art et d'histoire,