Les Fous de Hong-Kong

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AuteurJean Amila
ÉditeurGallimard
CollectionSérie noire
Les Fous de Hong-Kong
Auteur Jean Amila
Genre Roman policier
Éditeur Gallimard
Collection Série noire
Lieu de parution Paris
Date de parution 1969
Nombre de pages 249
Chronologie

Les Fous de Hong-Kong est le douzième roman policier de Jean Amila paru dans la collection Série noire avec le numéro 1312 en 1969.

Victor Lefébure , gendre d'un industriel français nommé Verdier spécialisé dans les véhicules sur coussin d'air (on peut penser que l'auteur s'est inspiré de l'ingénieur Jean Bertin, très en vue dans les années 60 avec le Naviplane trans Manche et l'Aérotrain) arrive à Hong Kong pour négocier avec John Fisher la vente d'aéroglisseurs pour le transport de passagers pour le gouvernement hongkongais (à l'époque sous mandat britannique avant la rétrocession de 1999 à la Chine communiste.) Le soir même, il couche avec la femme de John, une chinoise nommée Sutchie. Il s'avère que la compagnie qui emploie John n’est pas informée de cette vente.

John qui agit en électron libre a des mobiles cachés (et n'hésite pas à prostituer sa femme auprès de Victor pour mieux réussir)est uniquement intéressé par le petit appareil de démonstration biplace que la société Verdier a fait expédier à Hong Kong pour démontrer les avantages de ce mode de transport (supposé pouvoir accoster sur une côte inhospitalière aux bateaux conventionnels ) et que seul Victor maîtrise correctement[1].

John a monté cette opération pour récupérer le trésor de la jonque "Célestial Pearl" (la perle céleste) appartenant à une célèbre femme pirate chinoise (il existe un fond de vérité historique concernant ce personnage) qui a dissimulé -à ce que l'on dit- le fruit de ses rapines sur un îlot aux abords difficiles.

L'affaire se termine par un lamentable échec à tous points de vue : John essaie de s'emparer des commandes pour tenter d'accoster sur l'ilôt escarpé et accidente l'hydroglisseur en tentant de le pousser en dehors de son enveloppe de vol , il est tué et Victor grièvement blessé. Verdier qui a appris le fiasco (et l'infidélité de son gendre) débarque à Hong Kong accompagné de sa fille outragée, toutes griffes dehors contre Sutchie, qu'elle qualifie "aimablement" de "putain jaune"...et qui , en fait , est une espionne de Mao. On apprend à la toute fin du livre que Verdier n'aura pas le contrat des ferries sur coussin d'air de la baie de Hong Kong mais que c'est une société chinoise qui construira une copie des hydroglisseurs Verdier.

Le titre du roman ne fait pas seulement référence aux protagonistes de l'histoire mais aussi aux fous de bassan élégants oiseaux pêcheurs blancs et beiges qui sortent le poisson de l'eau...mais n'en profitent pas, se faisant proprement assommer en plein vol et ravir leurs proies par des frégates , rapaces marins opportunistes et agiles, capables d'attaques en piqué, une métaphore qui résume assez bien la trame de l'ouvrage[2].

Édition

Le roman est publié dans la Série noire avec le numéro 1312 en 1969. Il est réédité en 1981 dans même collection et avec le même numéro[3].

Autour du livre

Sources

Notes

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