Aérotrain 02

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Type Aérotrain
Motorisation Sustentation : Turbomeca Palouste
Propulsion : Pratt & Whitney JT12D
Conception Bertin & Cie
Constructeur(s) SECAN
Aérotrain 02
Description de l'image Exposition aérotrain Saran 5.jpg.
Identification
Type Aérotrain
Motorisation Sustentation : Turbomeca Palouste
Propulsion : Pratt & Whitney JT12D
Conception Bertin & Cie
Constructeur(s) SECAN
Période de service 1968 / 1972
Caractéristiques techniques
Roulement Coussin d'air
Entrainement Turboréacteur
Voie Monorail en « T » inversé (béton)
Carburant Kérosène
Longueur HT 8,5 m
Largeur 2,3 m
Vitesse maximale 422 km/h

L'Aérotrain Expérimental 02 est un prototype d'Aérotrain guidé à grande vitesse conçu par la société Bertin & Cie. Il se déplace sur coussin d'air et est propulsé par un réacteur Pratt & Whitney JT12D sur une voie en béton à un seul rail. Il a été testé sur la voie d'essai de Gometz-la-Ville (France).

Jean Bertin, ingénieur français, a modernisé le concept du coussin d’air, initialement développé au 19e siècle, en exploitant l’air sous pression pour soulever un véhicule et lui permettre de se déplacer au-dessus du sol ou de l’eau[1]. En combinant cette technologie avec un moteur, il a démontré la faisabilité d’un mode de transport innovant. Le projet de l’Aérotrain prend racine dans un brevet déposé le par Jean Bertin et Paul Guienne, alors chef du département d'aérodynamique externe chez Bertin & Cie. Conçu comme une alternative rapide et efficace aux trains classiques, l’Aérotrain s’inscrivait dans une époque de forte industrialisation et de progrès technologique, où la quête de vitesse et d’optimisation des infrastructures était essentielle[2].

L’Aérotrain 02 a été développé dans le cadre d’un programme de recherche soutenu par l’État français et la Société de l'Aérotrain. Un contrat signé le entre la Délégation à l’aménagement du territoire et à l’action régionale (DATAR), le ministère de l’Équipement et la société Bertin & Cie prévoyait un financement de 4,5 millions de francs par l’État, complété par une participation de 1,5 million de francs de l’industriel[3]. L'Aérotrain 02 a été conçu pour tester le comportement du coussin d'air à hautes vitesses. Basé sur la voie utilisée par l'Aérotrain 01, ce modèle à deux places se distinguait par son profil aérodynamique et sa motorisation renforcée[3]. L’Aérotrain 02 a permis d’évaluer la stabilité, l’aérodynamisme et les performances à grande vitesse de ce mode de transport sur coussin d'air. Grâce aux essais menés sur la voie expérimentale en T inversé de 6,7 km de Gometz-la ville, il a contribué à l’amélioration des technologies employées sur les modèles ultérieurs, notamment en vue d’une éventuelle application au transport de passagers[3].

Les essais du véhicule ont débuté en , atteignant une vitesse de plus de 300 km/h lors des premières expérimentations. Le , l’Aérotrain 02 a établi un record de vitesse de 422 km/h, grâce à l’ajout d’une fusée d’appoint générant une poussée de 500 kg[3].

En 1974, l'Aérotrain 02 est également utilisé pour des expérimentations menées par d'autres entreprises, notamment par Sud-Aviation pour le développement des silencieux de l'avion de ligne supersonique Concorde[4] ou pour la conception de tuyères de sortie ou encore de test de sonorité des réacteurs pour la SNECMA.

Caractéristiques

L'Aérotrain 02 sur son châssis de transport à roulettes

L’Aérotrain 02 est équipé d'un réacteur Pratt et Whitney JT12D offrant une poussée de 1 250 kg[3]. Une turbine Palouste, conçue par Turboméca, alimentant un compresseur, assure la sustentation[5]. À l’image de son prédécesseur, il intègre des composants issus de la grande production. Certains éléments proviennent directement de modèles d’aéronefs, comme sa canopée, empruntée à un Nord 3202[4]. Le poste de pilotage de l'Aérotrain 02 présente des caractéristiques inspirées de l'aéronautique, avec un accès à bord par des marches, semblable à celui des chasseurs, permettant de descendre directement dans le cockpit[5]. L'appareil, biplace, est conçu pour un pilote et un opérateur placé derrière le pilote[6]. Le siège, positionné bas, offre une visibilité limitée de la voie une fois installé. La planche de bord comporte de nombreux cadrans et commandes, notamment à droite pour le pilotage du réacteur et à gauche pour le contrôle de la turbine, utilisé pour maintenir l'effet de sol. Elle comprend également un compteur de vitesse gradué jusqu'à 450 km/h, rappelant certains aspects de la conception automobile[5].

Postérité

Notes et références

Voir aussi

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