Les Loges-Margueron

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Les Loges-Margueron
Les Loges-Margueron
Château de Crogny.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Aube
Arrondissement Troyes
Intercommunalité CC du Chaourçois et du Val d'Armance
Maire
Mandat
Luc Raudin
2026-2032
Code postal 10210
Code commune 10202
Démographie
Population
municipale
210 hab. (2023 en évolution de +4,48 % par rapport à 2017)
Densité 6,7 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 05′ 15″ nord, 4° 06′ 37″ est
Altitude Min. 133 m
Max. 174 m
Superficie 31,21 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Troyes
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton des Riceys
Législatives 2e circonscription de l'Aube
Localisation
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Liens
Site web leslogesmargueron.e-monsite.comVoir et modifier les données sur Wikidata

Les Loges-Margueron sont une commune française, située dans le département de l'Aube en région Grand Est.

Localisation

Carte de la commune avec localisation de la mairie.

La commune des Loges-Margueron se trouve au sud du département de l'Aube, en région Grand Est[1]. L'altitude moyenne est de 150 m et la surface du territoire communal est de 3120 ha.

Elle se situe à 26 km par la route[Note 1] de Troyes[2], préfecture du département, et à 28 km des Riceys[3], bureau centralisateur du canton des Riceys dont dépend la commune depuis 2015 pour les élections départementales[1]. Le village des Loges-Margueron se trouve à côté de la D 444 qui relie Troyes à Tonnerre.

Les communes les plus proches[Note 2] sont[4] : Metz-Robert (1,2 km), Chaource (3,8 km), Les Granges (5,2 km), Maupas (6,0 km), La Loge-Pomblin (6,6 km), Jeugny (7,3 km), Machy (7,4 km), Lagesse (7,5 km).

Hydrographie

Réseau hydrographique

La commune est dans la région hydrographique « la Seine de sa source au confluent de l'Oise (exclu) » au sein du bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par l'Armance, le canal 01 de la Forêt Domaniale d'Aumont, le canal 02 de la Forêt Domaniale d'Aumont, le ru de Brevant, le ru des Naues, le canal 01 de la Forêt Communale de la Loge Pomblin, le canal 02 de la Forêt Communale de la Loge Pomblin, le Fossé 01 de la Petite Ecluse, le Fossé 01 de la Vendue Charles, le Fossé 01 des Charmillères, le Fossé 02 de Corbery, le ru des Naues, le ruisseau des Louvières et le ruisseau des Louvières[5],[Carte 1].

L'Armance, d'une longueur de 48 km, prend sa source dans la commune de Chaource et se jette dans l'Armançon à Saint-Florentin, après avoir traversé 19 communes[6].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique des Loges-Margueron[Note 3].

Neuf plans d'eau complètent le réseau hydrographique : Carpière Cadet (1,4 ha), Carpière Deschamp (0,3 ha), le Grand étang (2,7 ha), le Grand étang de Palluau (4,9 ha), le Petit étang de Palluau (4,2 ha), le plan d'eau 1 de la commune des Loges Margueron (1,2 ha), l'étang de la Jarrie (1,5 ha), l'étang de l'Embranchoir, d'une superficie totale de 5,8 ha (5 ha sur la commune) et l'étang de Longsols (2,4 ha)[Carte 1],[7].

Gestion et qualité des eaux

Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Armançon ». Ce document de planification concerne le territoire du bassin versant de l'Armançon qui s’étend sur 3 100 km2 et se répartit sur trois départements (l'Aube, l'Yonne et la Côte-d'Or). Il a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est le syndicat mixte du bassin versant de l'Armançon (SMBVA)[8].

La qualité des cours d’eau peut être consultée sur un site dédié géré par les agences de l’eau et l’Agence française pour la biodiversité[Carte 2].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[9]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[10]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[11] et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (1,5 °C), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver[12]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[13],[14].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 4,4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 748 mm, avec 11,7 jours de précipitations en janvier et 7,9 jours en juillet[9]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Chessy-les-Prés à 16 km à vol d'oiseau[15], est de 11,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 756,5 mm[16],[17]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,4 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −22,2 °C, atteinte le [Note 4].

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[18], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme

Typologie

Au , Les Loges-Margueron sont catégorisées commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[19]. Elle est située hors unité urbaine[1]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Troyes, dont elle est une commune de la couronne[Note 5],[1]. Cette aire, qui regroupe 209 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[20],[21].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (89,5 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (84,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (81,9 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (7,6 %), terres arables (5 %), prairies (3,7 %), zones agricoles hétérogènes (1,9 %)[22]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie

Le toponyme Loges est dérivé de l'ancien français loge désignant une hutte ou cabane couverte de feuillage[23], du germanique *laubja, en vieux bas francique signifie « abri de branchages, cabane de feuillages, hutte »[24].

Ici, Les Loges sont accompagnées du nom de leur propriétaire.

Histoire

Palluau

Vue du château, archives départementales de l'Aube C 1421.

Ancienne seigneurie qui a été un village de l'élection de Troyes[25]. Il a aussi été nommé Maison-Neuve et comprenait un bois, huit fermes et un château, un étang et un moulin. Ce château avec chapelle, quatre tours et bâtiments est attesté jusqu'en 1741[26].

Divers

Le nom de Loges dérive du germanique laubja signifiant "cabane couverte de feuillage" et peut par conséquent avoir désigné un abri ou un habitat plus ou moins provisoire établi sur les lieux à défricher. Margueron se réfère à un nom de personne.

Montchevreuil.

Le domaine de Montchevreuil en pleine forêt d'Isle, était occupé depuis fort longtemps puisqu'en 1336, le duc de Bourgogne y avait installé un veneur qui pratiquait la chasse aux loups et l'élevage de sangliers. L'actuel chalet, en bordure de la route Troyes - Chaource fut construit en 1631 sur l'emplacement d'une grange appartenant à l'abbaye de Mores, par Louis de Vienne, seigneur de Presle (Savoie).

Ce charmant chalet à pans de bois et briques est accolé de deux petites tourelles. En 1893, il y avait encore la chapelle, détruite depuis, où l'on célébrait la messe, le jour de la Saint-Louis. L'édification de cette chapelle avait été autorisée à l'issue du démembrement de la paroisse d'Isle-Aumont entre 1508 et 1515. Une tuilerie avoisinant le chalet, construite en 1842, donc peu après la construction de la route Troyes - Tonnerre, fonctionnait jusqu'à la fin du XIXe siècle.

La décharge Chazelle

En 1989, les Établissements Chazelle annonçaient la création d'un site de stockage de déchets industriels banals au lieu-dit le Bois du Petit Palluau, plus connu sous le nom de ferme des Colons, sur le territoire de la commune, dans le massif forestier de Chaource-Rumilly.

Ce projet, une fois connu, devait entrainer une réaction rapide des opposants qui créèrent en 1990 l'Association de défense de la forêt de Chaource et du Vaudois. Ceux-ci se heurtent d'abord au conseil municipal des Loges, intéressé par les retombées économiques et financières espérées, et qui propose une modification de son plan d'occupation des sols pour permettre la création de la décharge sur son finage.

Après étude, le préfet de l'Aube, par arrêté du , autorise l'ouverture de cette décharge. Cette action déterminante est raidement battue en brèche par le tribunal administratif de Chalons qui constate un fatal dépassement des délais.

Un an s'écoule et les établissements Chazelle sont contraints de déposer une nouvelle demande d'autorisation préfectorale qui sera signée le 1/12/1995 malgré l'opposition des communes lors de la nouvelle enquête d'utilité publique.

En , les Établissements Chazelle sont rachetés par l'entreprise Dectra, filiale de la Lyonnaise des eaux, et le projet de décharge est maintenu.

L'association de défense de la forêt dépose un recours devant le tribunal administratif de Nancy. Le , celui-ci, en délibéré, confirme l'annulation de la première autorisation préfectorale du , jugeant que l'étude d'impact, depuis le début, ne comporte pas assez d'informations sur les conséquences de l'exploitation pour l'environnement.

La société Dectra doit donc interrompre les travaux commencés en et ne fait pas appel de cette décision du tribunal.

Politique et administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
28/10/1793 07/09/1794 François Hyez    
03/10/1800   Edme Gariot    
18/01/1808   Acceul Vincent Gilles-Labranche   garde général des eaux et forêts à Crogny, homme de confiance de M. Duchastel-Berthelin
07/04/1835   Valentin Roussel   garde forestier
03/12/1837   Edme Nicolas Poterat   fermier
15/08/1840   Jacques Germain Guyou    
28/08/1843   Joseph Moreau   marchand de bois, propriétaire du domaine de Crogny
08/10/1848   Philippe Gauthier    
27/11/1853   Joseph Moreau[27]   Marchand de bois, propriétaire du domaine de Crogny, conseiller général
17/09/1865   Marie Adolphe Deviras   régisseur de Crogny
18/07/1880   Lazare Chervais   bûcheron écarreur
23/01/1881   Marie Adolphe Deviras   régisseur de Crogny
18/05/1884   Alexandre Thiroine   marchand de bois
08/06/1887   Edme Nicolas Pierre Naissant   manouvrier
20/05/1888   Henri Jannès   régisseur du domaine de Crogny de 1884 à 1913
19/05/1912   Alexandre Thiroine   marchand de bois
10/12/1919   Edmond de la Rupelle   propriétaire de Montchevreuil
12/06/1921   Pierre Gauthier    
19/05/1929   Michel Gauthier    
17/05/1935   Henri Martin    
14/11/1938   Vincent Bertheau    
19/05/1945   Maurice Chevrier    
08/05/1953   René Leloup    
20/03/1960   Georges Vaudey    
27/10/1962   René Leloup    
21/03/1971   Robert Gantier   directeur de l'école de sylviculture à Crogny
03/06/1972   Alphonse Villers    
24/03/1977   René Leloup    
08/05/1980   Geneviève Brunet    
05/10/1980   Michel Chevau    
         
juin 1995 juillet 2020[28] Jean-Pierre Chantepie DVD[réf. nécessaire] Agriculteur retraité
juillet 2020 mars 2026[29] Pascal Bougault   Cadre retraité
mars 2026[30] en cours
(au 24 mars 2026)
Luc Raudin    

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[31]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[32].

En 2023, la commune comptait 210 habitants[Note 6], en évolution de +4,48 % par rapport à 2017 (Aube : +0,14 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
414349362278350394391430424
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
448412425402371329312318312
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
337338272275277299274252207
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
172214170169151145202212231
2014 2019 2023 - - - - - -
197218210------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[33] puis Insee à partir de 2006[34].)
Histogramme de l'évolution démographique

Patrimoine culturel

(liste non exhaustive)

Tableaux

Lieux et monuments

  • Le monument aux morts est un souvenir de la guerre de 1914-1918.
  • L'église Saint-Robert bâtie en 1830 est toujours présente bien qu'elle ne sonne plus. Elle est de construction récente.
  • Le château de Crogny fait partie d'un lycée forestier depuis le début des années 1960.

Personnalités liées à la commune

Notes et références

Voir aussi

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