Les Moitiers-en-Bauptois
ancienne commune française du département de la Manche
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Les Moitiers-en-Bauptois [le mwatje ɑ̃ botwa] est une ancienne commune française du département de la Manche et de la région Normandie, peuplée de 318 habitants. Elle a été intégrée le dans la commune de Picauville.
| Les Moitiers-en-Bauptois | |
L'église Notre-Dame. | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Normandie |
| Département | Manche |
| Arrondissement | Cherbourg |
| Intercommunalité | Communauté de communes de la Baie du Cotentin |
| Statut | Commune déléguée |
| Maire délégué Mandat |
Claude Chantreuil 2020-2026 |
| Code postal | 50360 |
| Code commune | 50333 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 49° 21′ 55″ nord, 1° 26′ 12″ ouest |
| Altitude | Min. 1 m Max. 37 m |
| Superficie | 8,04 km2 |
| Élections | |
| Départementales | Carentan-les-Marais |
| Historique | |
| Fusion | |
| Intégrée à | Picauville |
| Dissolution | |
| Localisation | |
| modifier |
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Géographie
Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous les formes de Monasteriis 1226, les Moustiers 1437[1].
En toponymie, moitiers, plus communément moutiers, issu du latin monasterium, « monastère », désigne sous cette forme plurielle un duo d'églises[2]. En Normandie, ce toponyme est présent dans Moutiers-au-Perche, Les Moutiers-en-Auge, Les Moutiers-en-Cinglais et Les Moutiers-Hubert. La forme moitiers, également présente dans Les Moitiers-d'Allonne, est attestée en anglo-normand[1].
L'affixe en Bauptois, est issu du nom de l'ancienne contrée appelée Bauptois, dans la circonscription de laquelle se situait cette paroisse. Ce nom, que l'on écrivait autrefois Balta, issu du pré-latin balt, qui signifie un « lieu couvert ou entouré d'eaux », « dans une région marécageuse », implicite allusion à Baudre et à la « racine pré-latine baudr- (boue) »[3],[4],[5].
Histoire
Antiquité
Le village s'est fixé sur l'ancienne voie romaine de Coutances à Valognes[6].
Moyen Âge
En 1190, Guillaume de Tournebut confirme le patronage (alternatif) de l'église Notre-Dame à l'abbaye de Blanchelande[7].
Les barons de Saint-Sauveur-le-Vicomte revendiquaient la possession de « toute la rivière d'Ouve, depuis la croix à la Postrerye près de la commune de Golleville, au-dessus de Néhou, jusqu'à Longraque [Longuerac], près des Moytiers (Les Moitiers-en-Bauptois)[8]. ».
Temps modernes
Pour le fief des Moitiers, Gilles Ferron, écuyer est taxé en 1567 dans le rôle du ban et d'arrière-ban de la vicomté de Carentan[9],[Note 1].
Toujours en 1567, Jean ou Jehan de Pierrepont, écuyer, tenant le fief noble du Roncerey aux Moitiers-en-Bauptois, en la vicomté de Carentan, et sieur d'Estienville, en la vicomté de Valognes, est taxé de vingt six livres dans le rôle du ban et d'arrière-ban de la vicomté de Coutances réalisé par Gilles Dancel, seigneur d'Audouville, lieutenant général du bailli de Cotentin, les et [10].
En 1581, Guillaume de Pierrepont, seigneur du Ronceray et d'Étienville, est l'un des signataires du plan terrier de Picauville daté du établi à la suite de différends relatifs à la propriété et à l'usage des marais[11].
Hervé de Pierrepont († 1662), chevalier, fut seigneur et patron du Ronceray (le Roncheray), d'Étienville, Flottemanville, Urville, Rouville (Orglandes), et gouverneur pour le roi aux ville et forteresse de Granville[12]. Lui succède, son héritier et neveu, Antoine Garaby de La Luzerne (1617-1679) moraliste et poète, seigneur du Ronceray, d'Étienville, de la Luzerne (Montchaton), chevalier de Saint-Michel, inhumé dans le chœur de l'église Saint-Georges d'Étienville[13].
Époque contemporaine
XXIe siècle
Le , Les Moitiers-en-Bauptois fusionne avec Picauville (arrêté du préfet de la Manche de ).
Par décision du conseil de la commune nouvelle de Picauville, le statut de commune déléguée est supprimé à partir du [14].
Politique et administration
Liste des maires
Circonscriptions électorales
À la suite du décret du , la commune de Picauville est entièrement rattachée au canton de Carentan-les-Marais[21].
Population et société
Les habitants de la commune sont appelés les Motelons[22].
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[23]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[24],[Note 2].
En 2019, la commune comptait 318 habitants, en évolution de −8,36 % par rapport à 2014 (Manche : +0,44 %, France hors Mayotte : +2,49 %).
Activité et manifestations
Économie
La commune se situe dans la zone géographique des appellations d'origine protégée (AOP) Beurre d'Isigny et Crème d'Isigny[27].
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
- Église Notre-Dame des XIIe, XVIIe – XXe siècles avec sa tour en façade de la nef et clocher avec toit en bâtière. L'édifice abrite une statuette Vierge allaitant l'Enfant du XVIIe classée en 1974 au titre objet aux monuments historiques[28], un bas-relief blason des de Pierrepont du XVIIe, une épitaphe gothique du XVIe, des fonts baptismaux du XVIIIe, une statue de Saint Martin du XVIIIe, une verrière du XXe de F. Chapuis et J. Ghiglione.
- En , l'église fut transformé en Temple de la Raison[7].
- If funéraire multiséculaire de 9 mètres de circonférence classé arbre remarquable.
- Manoir de la Cour des Moitiers des XVIe – XVIIe siècles.
- Manoir de la Dorglanderie des XVIIe – XXe siècles.
- Manoir de la Juganvillerie des XVe – XVIIIe siècles.
- Grange dîmière.
- Oratoire Saint-Martin (1962). On venait l'invoquer pour guérir les fièvres.
- Chapelle Notre-Dame de Fatima du XXe siècle, au bord de la Douve à Longerac. Elle abrite un autel du Moyen Âge et des lavabos des XVe et XVIe siècles.
- Croix de cimetière du XVIIIe siècle.
- Croix de chemin du XIXe siècle.
- Rives de la Douve.
- Jardin remarquable de Basroger (2 500 m2).
Personnalités liées à la commune
- Antoine Garaby de La Luzerne (1617-1679), seigneur du Ronceray.
- Louis Le Danois (Les Moitiers-en-Bauptois, 1744 - Paris, 1792), prêtre administrateur à l'église Saint-Roch de Paris. Il refusa de prêter serment à la Constitution civile du clergé et sera arrêté et massacré aux Carmes le . Il est béatifié en 1926[7].
- Paul Affolter (1859-1929), relieur né dans la commune.
Voir aussi
Bibliographie
- Daniel Delattre et Emmanuel Delattre, La Manche les 602 communes, Grandvilliers, Éditions Delattre, , 280 p. (ISBN 978-2-9159-0709-4), p. 143.
- René Gautier et al. (préf. Jean-François Le Grand, postface Danièle Polvé-Montmasson), 601 communes et lieux de vie de la Manche : Le dictionnaire incontournable de notre patrimoine, Bayeux, Éditions Eurocibles, coll. « Inédits & Introuvables », , 704 p. (ISBN 978-2-35458-036-0), p. 361.
Articles connexes
Liens externes
- Ressources relatives à la géographie :
- Les Moitiers-en-Bauptois sur le site de la communauté de communes
- Résumé statistique des Moitiers-en-Bauptois sur le site de l'Insee
