Les Vies de papier
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| Les Vies de papier | |
| Auteur | Rabih Alameddine |
|---|---|
| Pays | |
| Genre | roman |
| Version originale | |
| Langue | anglais |
| Titre | An Unnecessary Woman |
| Éditeur | Grove Press |
| Lieu de parution | New York |
| Date de parution | |
| ISBN | 978-0802122148 |
| Version française | |
| Traducteur | Nicolas Richard |
| Éditeur | Les Escales |
| Collection | Domaine étranger |
| Lieu de parution | Paris |
| Date de parution | |
| Nombre de pages | 304 |
| ISBN | 9782365692069 |
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Les Vies de papier (titre original en anglais : An Unnecessary Woman) est un roman de l'écrivain libano-américain Rabih Alameddine paru originellement en 2014 chez Grove Press et en français le aux éditions Les Escales. Finaliste du National Book Awards en 2014 dans sa version originale[1], le roman traduit en française reçoit le le prix Femina étranger[2].
Aaliyah Saleh est une femme de 72 ans, habitant seule un appartement de Beyrouth, au début du XXIe siècle. Le récit se déroule, de son seul point de vue, sur une seule journée, à la manière du Tristram Shandy de Laurence Sterne. Chaque sensation suggère un rappel, une association d'idées, « mes souvenirs proustiens ». « Lectrice insatiable », elle a été toute sa vie libraire, de jour, et traductrice, de nuit, en arabe, depuis toute langue qui ne soit ni le français ni l'anglais. Mariée, séparée, sans autre famille proche qu'une mère tenue à distance, elle vit seule, presqu'asociale, depuis la mort ancienne de son unique amie Hannah, malgré quelques voisines bavardes, Fadia, Joumana, Marie-Thérèse. « Narcissique contrariée », « fleur bleue idiote », elle est une femme « non nécessaire ». Sa vie, ce sont les livres, Faulkner, Flaubert, Lorca, Pavese, Pessoa, Proust, Sculz, et tant d'autres, qui sont évoqués, cités, même pas détournés. Beyrouthine, cultivée, érudite, sans nostalgie, sans acrimonie, avec ironie, elle parcourt des pans entiers de son histoire personnelle, de l'histoire de sa ville et de son pays. Et cette journée commence mal : pour se teindre les cheveux, elle a surdosé le produit, et se retrouve bien bleue.
Réception critique
Le Prix Femina étranger 2016 paraît une récompense proportionnée aux éloges critiques et surtout au plaisir de lecture.