Lettres de Paston
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Ces lettres constituent une banque d’information importante durant le XVe siècle car en Angleterre, sous le règne d'Édouard IV, il n'existe presque aucun livre publié en latin ou en anglais[1]. Le fait qu'il y ait un manque de littérature durant cette période provoque une rupture dans les connaissances historiques en Angleterre. Les historiens se pencheront sur ces lettres pour comprendre le fonctionnement social de cette période.
L'histoire des Paston
Avant de devenir des membres de la petite bourgeoisie, les Paston sont des paysans. Clement Paston, qu’on surnomme aussi le père de la justice, accordait beaucoup d'importance à l’éducation et tout au long de sa vie il emprunta de l’argent afin de donner une bonne éducation à son fils, qu'il envoya à Londres pour qu’il étudie le droit. William Paston, fils de Clement Paston, devint juge. Sa profession lui permit d’acheter la majeure partie de la ville qu’il utilisera comme résidence pour sa famille. Faisant partie de la bourgeoisie, William Paston organise le mariage de son fils John Paston avec Margaret, héritière de Mauteby, un village de Norfolk. La correspondance entre les membres de la famille Paston fut importante après le mariage de John et Margaret[2].
L'intérêt général du travail éditorial des lettres de Paston
Lorsque les lettres de Paston deviennent publiques John Fenn, un éditeur, dédie son travail au roi en se présentant comme expert en connaissances antiques. Il publie deux premiers volumes en 1787 qui ne contiennent qu'une petite partie des lettres des Paston mais continue son travail d’édition et publie deux autres volumes en 1789. Son travail ne s’achèvera qu'à sa mort en 1794. Il laisse de côté son dernier volume, publié par son neveu William Frere en 1823[3]. James Gairdner, historien britannique, a continué le travail de John Fenn en publiant une édition des lettres de Paston en six volumes. Son travail fait ressortir plus de documents et de lettres que Fenn n'en avait jamais publié avant la fin des années 1800. L'éditeur le plus récent des lettres de Paston est Norman Davis, qui publie en 1958 The Paston Letters: A Selection in modern spelling. Ce livre est la continuité du travail de recouvrement des lettres de Paston auquel John Fenn et James Gairdner ont contribué.
Le manuscrit

Les lettres de Paston étaient écrites sur du papier qui est moins coûteux que le parchemin, mais qui est tout de même reconnu comme étant utilisé pour l’inscription de documents formels. Les feuilles de papiers utilisées étaient de format 430 mm par 290 mm et elles étaient ensuite coupées pour réduire la grosseur du document. Ce papier n’était pas toujours uniforme et il était fragile. L’écriture se faisait à travers le côté le plus court, par contre, « le message n’était, souvent, pas assez long pour atteindre une longueur égale avec la longueur du papier, la forme commune des lettres était rectangulaire »[4]. Les lettres de Paston ne possédaient pas de structure, elles se constituaient principalement d’un texte continu sans paragraphe, avec plus ou moins de ponctuation et avec une utilisation de la majuscule non-fixe et exagérée. Lorsqu’elles étaient terminé, ces lettres étaient pliées pour former un petit paquet auquel l’auteur posait un scellant de cire et écrivait parfois son adresse à l’endos du paquet. La majorité des lettres n’étaient pas écrites par son auteur, par contre, pour certaines, une preuve écrite pouvait montrer que la personne qui a écrit la lettre était bel et bien l’auteur. On pouvait y retrouver des mentions comme : « avec la main de ton frère »[5]. Les autres fois, les lettres étaient écrites par un « amanuensis », qui signifie en latin « employé de copie ». L’emploi d’un transcripteur était facilement remarquable dans les lettres de Margaret Paston. Les 104 lettres envoyées sont écrites par une grande variété de mains qui n'ont pas été la sienne[5].