Levroux (commune déléguée)

From Wikipedia, the free encyclopedia

Localisation

La commune est située dans le nord[1] du département, dans la région naturelle de la Champagne berrichonne.

Les communes limitrophes[1] et chefs-lieux[1] sont : Moulins-sur-Céphons (km), Bretagne (km), Francillon (km), Bouges-le-Château (km), Villegongis (km), Brion (km), Vineuil (km), Châteauroux (20 km), Issoudun (29 km), La Châtre (52 km) et Le Blanc (57 km).

Hameaux et lieux-dits

Les hameaux[2] et lieux-dits[2] de la commune sont : la Boutelaie, les Boiseries, la Maison Blanche, la Gaité, le Méez et Bellevue.

Géologie et relief

La commune est classée en zone de sismicité 2, correspondant à une sismicité faible[3].

Hydrographie

Climat

Le mercredi vers 19 h, une tornade[4] a provoqué de gros dégâts (toiture arrachées, vitres brisées, arbres emportés) dans la commune.

Voies de communication et transports

La gare ferroviaire la plus proche est la gare de Châteauroux à 20 km.

La commune est desservie par les lignes A et S du réseau L'Aile Bleue[5].

L'aéroport le plus proche est l'aéroport de Châteauroux-Centre à 18 km.

Le territoire communal est traversé par le sentier de grande randonnée de pays de Valençay.

Réseau électrique

La commune possède un poste source[6] sur son territoire.

Urbanisme

Logement

Le tableau ci-dessous présente le détail du secteur des logements[7] de la commune :

Date du relevé 2013
Nombre total de logements 1 609
Résidences principales 80,8 %
Résidences secondaires 5,1 %
Logements vacants 14,1 %
Part des ménages propriétaires de leur résidence principale 68,2 %

Toponymie

Pour suivre un décret de la Convention (An II), la commune avait changé de nom pour La Fontaine[8]. Au cours de la Révolution française, elle porta le nom de Richelaine.

Ses habitants sont appelés les Levrousains[9].

Histoire

Antiquité

Deux sites témoignent de l'occupation humaine aux époques celtique et gallo-romaine : la colline des Tours, oppidum celtique circulaire du Ier siècle av. J.-C., situé au nord de la ville, et le quartier des Arènes[10], au sud, où l'on a retrouvé les traces d'ateliers métallurgiques du IIe siècle av. J.-C. et d' un théâtre gallo-romain[11].

Moyen Âge

Levroux succède à une agglomération gallo-romaine. Deux châteaux y sont construits : le premier au Xe siècle au milieu du bourg ; le second est mieux placé sur une colline ; avec les étangs et des fossés, il complète le dispositif défensif qui protège collégiale, granges, fours, pressoirs[12]. Le mur d’enceinte du bourg, symbole de ses privilèges communaux, ne faisait cependant que 60 cm d’épaisseur et m de haut[13].

Familles seigneuriales

Comme Brion et Bouges, Levroux relève au départ des princes de Déols, fondateurs et seigneurs de Châteauroux, connus depuis le Xe siècle puis fondus dans les Chauvigny[14]. André (II) de Chauvigny, fils cadet d'André Ier et Denise de Déols, reçoit Levroux de son frère aîné Guillaume Ier de Châteauroux en 1218. Sa descendante Blanche de Chauvigny, fille de Philippe Ier de Chauvigny-Levroux, apporte Levroux à son mari Guy II Le Bouteiller de Senlis seigneur d'Ermenonville[15] (branche cadette issue de Raoul Ier sire de Luzarches et d'Ermenonville, frère cadet des sires de Chantilly Guy V et Guillaume II Le Bouteiller de Senlis dans la première moitié du XIIIe siècle), et à leur fils Guy III de Senlis d'Ermenonville. La fille de Guy III, Blanche de Senlis, dame de Levroux, épouse en deuxièmes noces Imbaud du Peschin (famille bourbonnaise). Leur fils Louis du Peschin, sire de Levroux, épouse Iseult de Sully-Beaujeu, aussi descendante des Chauvigny-Châteauroux puisqu'elle était l'arrière-petite-fille de Guillaume III, seigneur de Châteauroux.

Jacquette du Peschin, dame de Levroux, fille de Louis et d'Iseult de Sully, épouse Bertrand V de La Tour- Bertrand Ier comme comte d'Auvergne et de Boulogne[16],[Note 1], et leur arrière-petite-fille, la comtesse d'Auvergne Madeleine, épouse Laurent II de Médicis duc d'Urbino : ils sont les parents de la reine Catherine de Médicis, comtesse d'Auvergne et dame de Levroux. Catherine cède en 1581 sa baronnie de Levroux à Alphonsine Strozzi dame de Bressuire, petite-fille de son cousin germain le maréchal Piero Strozzi et femme de Scipione Fieschi (Scipion de Fiesque). Leur fils François de Fiesque (1586-1621) se marie avec Anne Le Veneur de Tillières[17], dame de Brion (lointaine descendante des Déols-Châteauroux, dont elle tenait Brion) ; leur fils Charles-Léon de Fiesque n'a lui-même qu'un fils, Jean-Louis-Marie de Fiesque, mort sans postérité en 1708. Levroux passe alors à son cousin germain Alexandre-Charles de Bréauté (fils de Pierre de Bréauté et Marie de Fiesque, sœur de Charles-Léon), déjà seigneur de Brion, lui-même sans postérité.

Levroux et Brion échoient alors à un petit-cousin d'Alexandre-Charles de Bréauté, Antoine-François marquis de Longaunay, né en 1664, gouverneur de Carentan, sans parenté avec les Déols-Châteauroux (il était le petit-fils de Suzanne de Bréauté, la sœur de Pierre de Bréauté et la belle-sœur de Marie de Fiesque). Les Longaunay de Dampierre gardent Brion et Levroux au long du XVIIIe siècle.

De la fin du Moyen Âge à la Révolution

La ville de Levroux est touchée par la crise démographique de l’élection d’Issoudun au début du XVIIIe siècle, puisqu’elle passe de 421 feux en 1709 à 397 en 1726[18]. L’hiver de 1709-1710 notamment cause de nombreuses pertes, ainsi que la grande canicule de 1719 (qui tua beaucoup par dysenterie)[19].

XIXe et XXe siècles

Levroux a été longtemps, avec Graulhet, l'un des centres français de la pelleterie, particulièrement du parchemin ; depuis le début du XXe siècle la production n'a cependant jamais cessé de décroître et le dernier artisan parcheminier a cessé son activité en 2004. La production est désormais exclusivement industrielle.

En 1861, la commune de Saint-Phallier lui est rattachée.

XXIe siècle

Le , elle devient une commune déléguée à l'issue de la fusion avec sa voisine Saint-Martin-de-Lamps, au sein de la commune nouvelle de Levroux[20]. Le , le conseil municipal décide la suppression de la commune déléguée.

Politique et administration

Tendances politiques et résultats

Liste des maires

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1888 1898 Jean-Baptiste Guérineau
(1837-1898)
Républicain Médecin
Conseiller général de Levroux (1892 → 1898)
Décédé en fonction
1898 1900 Louis Julien Cullère Républicain Médecin
Conseiller général de Levroux (1898 → 1900)
Décédé en fonction
Les données manquantes sont à compléter.
septembre 1944   Louis Gauvin
(1891-1963)
Rad. Horloger-bijoutier et orfèvre, résistant
Juste parmi les nations[21]
Conseiller général de Levroux (1945 → 1951)
Président du Comité local de Libération
    Marcel Bouillon
(1892-1967)
DVD Notaire
Conseiller général de Levroux (1951 → 1964)
mars 1977 mars 1989 Guy Besse[22] Rad. Artisan taxi
Sénateur de l'Indre (1982 → 1989)
Conseiller régional du Centre (1982 → 1986)
Les données manquantes sont à compléter.
juin 1995 mars 2001 Philippe Bodin   Président de la CC de la Région de Levroux (1996 → 2008)
mars 2001 31 décembre 2015 Alain Fried[23],[24],[25] UDI[26] Chirurgien dentiste retraité
Président de la CC de la Région de Levroux (2008 → 2009)
Liste des maires délégués successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1er janvier 2016 3 juillet 2020 Alain Fried UDI Chirurgien dentiste retraité
3 juillet 2020 juillet 2020 David Sainson   Agriculteur et entrepreneur

Instances judiciaires et administratives

La commune dispose des services suivants :

Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[32]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[33].

En 2016, la commune comptait 2 752 habitants[Note 2], en évolution de −2,89 % par rapport à 2010 (Indre : −2,77 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 8002 6202 7192 9753 0583 1613 1663 3853 576
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 5293 8674 0144 1384 2774 0864 1374 2034 077
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 0934 1964 0323 4653 4103 3373 2543 2683 312
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
3 2293 1363 1333 1243 0452 9142 8392 8352 752
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[34] puis Insee à partir de 2006[35].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement

La commune possède comme lieux d'enseignements[36] : une école maternelle publique (Joseph Pêcherat), une école primaire privée (Clairefontaine), une école élémentaire publique (Joseph Pêcherat) et un collège public (Condorcet). Les lycées publics de secteur[37] se trouvent à Châteauroux (lycée général Jean Giraudoux et lycée polyvalent Blaise Pascal).

Manifestations culturelles et festivités

Équipement culturel

  • Musée du cuir et du parchemin : il retrace les différentes étapes de la production (sélection des peaux de chèvre, chevreau, agneau, qui sont ensuite plongées dans un bain de chaux et séchées à l'intérieur d'un cercle de bois) et expose des maquettes mettant en scène le parcheminier.

Santé

La commune possède un hôpital local[38].

Sports

  • Tennis Association Levrousaine
  • Football Club Levrousain

Médias

La commune est couverte par les médias suivants : La Nouvelle République du Centre-Ouest, Le Berry républicain, L'Écho - La Marseillaise, La Bouinotte, Le Petit Berrichon, France 3 Centre-Val de Loire, Berry Issoudun Première, Vibration, Forum, France Bleu Berry et RCF en Berry.

Cultes

Culte catholique

La commune de Levroux dépend de l'archidiocèse de Bourges, du doyenné du Boischaut Nord[39] et de la paroisse de Levroux. Le lieu de culte est la collégiale Saint-Sylvain.

Économie

Le premier employeur de la commune est l'hôpital public[40].

La commune se trouve dans l'aire géographique et dans la zone de production du lait, de fabrication et d'affinage du fromage Valençay[41].

La culture de la lentille verte du Berry[42] est présente dans la commune.

L'activité de traitement des cuirs (mégisserie) d'implantation ancienne à Levroux a encore une certaine importance. Deux PME, Bodin-Joyeux (fondée en 1860, et rachetée en par Chanel) et Rousseau, emploient une centaine de personnes (deuxième secteur économique de la commune par le nombre d'emplois)[40]. Les cuirs sont destinés à la maroquinerie, l'industrie de l'habillement, la ganterie et les chaussures[40] et sont exportés à 60 %[40].

Levroux, qui a donné son nom à des fromages réputés, garde du Moyen Âge une industrie originale, la fabrication du parchemin.

Culture locale et patrimoine

Voir aussi

Notes et références

Related Articles

Wikiwand AI