Lherm (Lot)

commune française du département du Lot From Wikipedia, the free encyclopedia

Lherm est une commune française, située dans l'ouest du département du Lot en région Occitanie. Elle est également dans la Bouriane, une région naturelle sablonneuse et collinaire couverte de forêt avec comme essence principale des châtaigniers.

Faits en bref Administration, Pays ...
Lherm
Lherm (Lot)
Village de Lherm.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Lot
Arrondissement Cahors
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Grand Cahors
Maire
Mandat
Jean-Albert Reix
2020-2026
Code postal 46150
Code commune 46171
Démographie
Gentilé Lhermois
Population
municipale
228 hab. (2023 en évolution de −0,44 % par rapport à 2017)
Densité 17 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 34′ 06″ nord, 1° 14′ 47″ est
Altitude Min. 114 m
Max. 306 m
Superficie 13,47 km2
Type Commune rurale à habitat très dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Puy-l'Évêque
Législatives Première circonscription
Localisation
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Lherm
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Lherm
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Lherm
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Lherm
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Exposée à un climat océanique altéré, elle est drainée par le ruisseau de la Masse et par divers autres petits cours d'eau. La commune possède un patrimoine naturel remarquable composé de deux zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique.

Lherm est une commune rurale qui compte 228 habitants en 2023, après avoir connu un pic de population de 878 habitants en 1866. Ses habitants sont appelés les Lhermois ou Lhermoises.

Géographie

Lherm est un village installé en pays Bourian, entouré de prairies verdoyantes et forêts. La commune, à vocation agricole, est située dans le canton de Catus, à une vingtaine de kilomètres de Cahors.

Communes limitrophes

Les communes limitrophes sont Les Arques, Goujounac, Les Junies, Montgesty et Pontcirq.

Communes limitrophes de Lherm[1]
Les Arques
Goujounac Lherm Montgesty
Les Junies Pontcirq

Lieux-dits

En dehors du bourg, la commune de Lherm comprend 24 lieux-dits : la Fontaine, la Butte, Tournebride, Lamouroux, Laborie, Moulineau, Lapoujade, Combe Étroite, Borie de Ritou, Bouzan, Cussoyre, Gillounègre, Jamenègre, Mas Sarrat, Joncassou, Laboissierette, Lafillou, Laute, le Barbut, les Brugoux, Les Estanels, Meyrissou, Péchaurié, Sardines, Vaysse.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[4] et est dans la région climatique Aquitaine, Gascogne, caractérisée par une pluviométrie abondante au printemps, modérée en automne, un faible ensoleillement au printemps, un été chaud (19,5 °C), des vents faibles, des brouillards fréquents en automne et en hiver et des orages fréquents en été (15 à 20 jours)[5]. Elle est en outre dans la zone H2c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 12,7 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 891 mm, avec 11,4 jours de précipitations en janvier et 6,2 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Anglars-Juillac à 9 km à vol d'oiseau[8], est de 13,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 822,6 mm[9],[10]. La température maximale relevée sur cette station est de 42,1 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −15 °C, atteinte le [Note 1].

Milieux naturels et biodiversité

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Une ZNIEFF de type 1[Note 2] est recensée sur la commune[11] : les « prairies humides de la Mouline et du Moulineau » (98 ha), couvrant 2 communes du département[12] et une ZNIEFF de type 2[Note 3],[11] : les « ruisseaux de l'Herm et de la Masse » (661 ha), couvrant 8 communes du département[13].

Urbanisme

Typologie

Au , Lherm est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[I 1]. Elle est située hors unité urbaine[I 2] et hors attraction des villes[I 3],[I 4].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (64,6 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (63,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (64,6 %), zones agricoles hétérogènes (29,3 %), prairies (6,1 %)[14]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Risques majeurs

Le territoire de la commune de Lherm est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, feux de forêts, mouvements de terrains et séisme (sismicité très faible)[15]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[16].

Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment le ruisseau de la Masse. La cartographie des zones inondables en ex-Midi-Pyrénées réalisée dans le cadre du XIe Contrat de plan État-région, visant à informer les citoyens et les décideurs sur le risque d’inondation, est accessible sur le site de la DREAL Occitanie[17]. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982 et 1999[18],[15].

Lherm est exposée au risque de feu de forêt. Un plan départemental de protection des forêts contre les incendies a été approuvé par arrêté préfectoral le pour la période 2015-2025. Les propriétaires doivent ainsi couper les broussailles, les arbustes et les branches basses sur une profondeur de 50 mètres, aux abords des constructions, chantiers, travaux et installations de toute nature, situées à moins de 200 mètres de terrains en nature de bois, forêts, plantations, reboisements, landes ou friches. Le brûlage des déchets issus de l’entretien des parcs et jardins des ménages et des collectivités est interdit. L’écobuage est également interdit, ainsi que les feux de type méchouis et barbecues, à l’exception de ceux prévus dans des installations fixes (non situées sous couvert d'arbres) constituant une dépendance d'habitation[19].

Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Lherm.

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des affaissements et effondrements liés aux cavités souterraines (hors mines), des éboulements, chutes de pierres et de blocs, des glissements de terrain et des tassements différentiels[20]. Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[21].

Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 99 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (67,7 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 218 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 218 sont en aléa moyen ou fort, soit 100 %, à comparer aux 72 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[22],[Carte 2].

Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[21].

Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par des mouvements de terrain en 1999[15].

Toponymie

Le toponyme Lherm est basé sur èrm du latin eremus et désignait, dans ce cas, un village ecclésiastique[23].

Toponyme dérivé du mot gaulois erm avec l’agglutination de l’article. Le latin classique utilisait un mot hérité du grec eremus pour désigner le désert, la solitude. Eremus a gardé ce sens de désert, de solitude, d’ermitage, mais, parallèlement, est apparu le sens rural de « lande stérile », en bas latin herma terra. Le latin chrétien a emprunté au grec le terme « ermite », « celui qui vit dans la solitude ».

Histoire

Autrefois, Lherm était un haut lieu de l'exploitation du minerai de fer. En 1329, la première mouline de fer du Quercy apparaît dans l'hommage rendu par le seigneur de Péchaurié à l'évêque de Cahors. La mouline de Péchaurié a fonctionné jusqu'au XIXe siècle. Le seigneur de Péchaurié possédait des mines de fer sur le gisement du Pech des Minies ou de las Caselas situé entre le bourg de Lherm et la vallée de la Masse. Les forges du bourg de Lherm se sont maintenues jusqu'au XVe siècle malgré la multiplication des moulines[24].

Politique et administration

La mairie.
Davantage d’informations Période, Identité ...
Liste des maires successifs[25]
Période Identité Étiquette Qualité
1793 1795 François Drouille    
1795 1823 Estienne Relhie    
1823 1829 Jean Baptiste Relhie    
1829 1844 Jacques Bousquet    
1844 1846 Joseph Bessat    
1846 1870 Augustin Relhie    
11.1870 12.1870 Louis Ovida    
01.1871 05.1871 François Bozoul    
1871 1872 Augustin Relhie    
1873 1884 Jacques Bousquet    
1884 1903 Fabien Chatain    
Les données manquantes sont à compléter.
avant 1988 2008 André Bousquet    
2008 en cours Jean Albert Reix    
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Démographie

Davantage d’informations - ...
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[26]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[27]. En 2023, la commune comptait 228 habitants[Note 4], en évolution de −0,44 % par rapport à 2017 (Lot : +1,52 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
637657664633730731802746804
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
769863878840790784719707634
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
579577538472453407390328300
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
305301239228232222230224241
2014 2019 2023 - - - - - -
234227228------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[28] puis Insee à partir de 2006[29].)
Histogramme de l'évolution démographique
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Économie

Revenus

En 2018, la commune compte 96 ménages fiscaux[Note 5], regroupant 174 personnes. La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 17 310 [I 5] (20 740  dans le département[I 6]).

Emploi

Taux de chômage
200820132018
Commune[I 7]7 %10,4 %10,9 %
Département[I 8]7,3 %8,9 %9,6 %
France entière[I 9]8,3 %10 %10 %

En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 130 personnes, parmi lesquelles on compte 78,3 % d'actifs (67,4 % ayant un emploi et 10,9 % de chômeurs) et 21,7 % d'inactifs[Note 6],[I 7]. En 2018, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est supérieur à celui du département et de la France, alors qu'en 2008 la situation était inverse.

La commune est hors attraction des villes[Carte 3],[I 10]. Elle compte 38 emplois en 2018, contre 46 en 2013 et 43 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 89, soit un indicateur de concentration d'emploi de 42,4 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 50,5 %[I 11].

Sur ces 89 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 30 travaillent dans la commune, soit 34 % des habitants[I 12]. Pour se rendre au travail, 73 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 15,7 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 11,2 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 13].

Activités hors agriculture

15 établissements[Note 7] sont implantés à Lherm au [I 14]. Le secteur du commerce de gros et de détail, des transports, de l'hébergement et de la restauration est prépondérant sur la commune puisqu'il représente 26,7 % du nombre total d'établissements de la commune (4 sur les 15 entreprises implantées à Lherm), contre 29,9 % au niveau départemental[I 15].

Agriculture

1988200020102020
Exploitations2412156
SAU[Note 8] (ha)371421502405

La commune est dans la « Bourianne », une petite région agricole occupant une partiede l'ouest du territoire du département du Lot[30]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 9] sur la commune est l'élevage d'équidés et/ou d' autres herbivores[Carte 4]. Six exploitations agricoles ayant leur siège dans la commune sont dénombrées lors du recensement agricole de 2020[Note 10] (24 en 1988). La superficie agricole utilisée est de 405 ha[32],[Carte 5],[Carte 6].

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

  • L'église Notre-Dame-de-l'Assomption (XIe siècle) abrite dans son chœur un monumental retable baroque en bois doré. En forme de triptyque "paravent", il a été attribué à la famille Tournié, sculpteurs de Gourdon[33].
    Une de ses caractéristiques est son clocher carré.
    On pénètre dans cette église par une porte de style Renaissance qui date de la restauration du XVIe siècle.
    Des vitraux contemporains illuminent la sobre nef voûtée. L'église a été inscrite à l'inventaire supplémentaire des Monuments historiques le [34].
  • Église de Péchaurié.
  • Chapelle du Saint-Esprit de Lherm.
  • Maison urbaine dite le "château" ou la "maison Carlier", des XVe, XVIe et XVIIe siècles inscrite à l'inventaire supplémentaire des Monuments historiques le [35],[36].
  • Ancienne chapelle Saint-Cygne du XIIe siècle, près de Mas Sarrat, sur la route vers Jamenègre[37].
  • Château de Péchaurié, construit à la fin du XIIIe siècle par la famille de Saint-Gily. Il est pillé pendant la guerre de Cent Ans et les guerres de religion. En 1462, Jean de Saint-Gily, seigneur de Péchaurié, dénombre les fiefs qu'il tient de l'évêque de Cahors autour de Péchaurié : dans les paroisses de Vaysse, des Arques et de Goujounac, et des édifices à Lherm[24]. Le château passe à la famille de Vassal par le mariage Françoise de Saint-Gily, en 1670. Le château est alors dans un état général de délabrement. Le dernier Vassal propriétaire du château le donne à la commune qui installe une école dans la chapelle. Il est restauré à partir de 1978 par son nouveau propriétaire[38].
  • Église Saint-Martin de Vaysse construite à l'initiative de Jean de Saint-Gily, seigneur de Péchaurié, à partir de 1627, à la Mouline[39].

Personnalités liées à la commune

  • Armand-Augustin de Vassal de la Garde, lieutenant au régiment de Rohan-Soubise, puis au régiment d'Hervilly, chevalier de Saint-Lazare, cinquième fils de Pierre-Marc de Vassal, seigneur de Péchaurié, de Vaysse et de L'Herm, et de Marie-Anne Le Lard de Rigoulières[40], né en 1756 au château de Péchaurié à côté du territoire de la commune des Arques, fusillé à Vannes à la suite de l'expédition de Quiberon, en 1795[41]. Son frère, Bertrand de Vassal, baron de Saint-Gily (ou Saint-Gély), résidait au château et n'a pas été inquiété pendant la Révolution[42].
  • Roger Frey, ancien ministre de l'Intérieur, édifia sa demeure à Lherm[43].

Voir aussi

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