Lhuis
commune française du département de l'Ain
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Lhuis est une commune française située dans le département de l’Ain, en région Auvergne-Rhône-Alpes. Elle est chef-lieu de canton de l'Ain. Ses habitants s'appellent les Lhuisards[1].
| Lhuis | |||||
L'église de l'Assomption de Lhuis. | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Auvergne-Rhône-Alpes | ||||
| Département | Ain | ||||
| Arrondissement | Belley | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes de la Plaine de l'Ain | ||||
| Maire Mandat |
Emmanuel Ginet 2020-2026 |
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| Code postal | 01680 | ||||
| Code commune | 01216 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Lhuisard | ||||
| Population municipale |
886 hab. (2023 |
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| Densité | 36 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 45° 44′ 53″ nord, 5° 32′ 04″ est | ||||
| Altitude | Min. 201 m Max. 1 020 m |
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| Superficie | 24,43 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Lagnieu | ||||
| Législatives | Cinquième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Ain
Géolocalisation sur la carte : Auvergne-Rhône-Alpes
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| Liens | |||||
| Site web | lhuis.fr | ||||
| modifier |
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Géographie
Communes limitrophes
| Briord | Marchamp | |||
| Creys-Mépieu (Isère) | N | Ambléon, Conzieu | ||
| O Lhuis E | ||||
| S | ||||
| Saint-Victor-de-Morestel (Isère) | Brangues (Isère) | Groslée-Saint-Benoit |
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[4] et est dans la région climatique Alpes du nord, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 1 200 à 1 500 mm, irrégulièrement répartie en été[5]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 6,5 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 487 mm, avec 11,4 jours de précipitations en janvier et 8 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Belley à 12 km à vol d'oiseau[8], est de 12,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 099,8 mm[9],[10]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,2 °C, atteinte le ; la température minimale est de −13,4 °C, atteinte le [Note 1].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[11], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme
Typologie
Au , Lhuis est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[12]. Elle est située hors unité urbaine[I 1] et hors attraction des villes[I 2],[I 3].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (59,3 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (61 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (59,3 %), zones agricoles hétérogènes (20,8 %), prairies (8,4 %), terres arables (6,3 %), zones urbanisées (2,9 %), eaux continentales[Note 2] (2,3 %)[13].
L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Histoire
Difficile de définir les origines exactes du bourg, cependant des vestiges antiques, qui se découvrent dans l'église, indiquent une occupation des lieux à l'époque gallo-romaine : une inscription latine remerciant les déesses Mères (Matrae sacrae)[14] semble indiquer l'existence d'un fanum antique[15], mais aussi une stèle ornée d'un disque solaire (à l'extérieur de l'édifice), rappelant le culte du dieu gaulois Tanaris, associé à Jupiter, ou encore les gros blocs de pierres blanches en façade de l'église, réemploi probable du sanctuaire gallo-romain.
Au Moyen Âge, le bourg fait partie des terres des seigneurs de la Tour du Pin. À la suite d'un mariage entre Albert de la Tour et Béatrice de Coligny vers 1220, Lhuis entre dans la principauté du Dauphiné[16].
En 1355, le traité de Paris fait passer Lhuis du côté de la Savoie et ce jusqu'à ce que le territoire soit racheté en 1715 par les Chartreux de Portes. À la Révolution française, Lhuis entre en France définitivement.
Politique et administration
Découpage territorial
La commune de Lhuis est membre de la communauté de communes de la Plaine de l'Ain, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Chazey-sur-Ain. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[17].
Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Belley, au département de l'Ain et à la région Auvergne-Rhône-Alpes[I 1]. Sur le plan électoral, elle dépend du canton de Lagnieu pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[I 1], et de la cinquième circonscription de l'Ain pour les élections législatives, depuis le dernier découpage électoral de 2010[18].
Administration municipale

Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[21]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[22].
En 2023, la commune comptait 886 habitants[Note 3], en évolution de −0,34 % par rapport à 2017 (Ain : +5,59 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Économie
Culture et patrimoine
Lieux et monuments
- Église romane de l'Assomption classée au titre des monuments historiques depuis le [25].
- Ruines du château de Lhuis bâti par les sires de la Tour-du-Pin vers 1200, puis possédé par les dauphins de Viennois et acquis en 1355 par les comtes de Savoie[26].
- Village ancien restauré.
Sites naturels
- Défilé de Malarage sur le Rhône et sa ZNIEFF de type I[27].
Personnalités liées à la commune.
- Lieu de naissance d'Anthelme Sevoz ou Sève qui fut le père de Joseph Sève (1788-1860), né lui à Lyon, connu sous le nom de Soliman Pacha qui devint un personnage important sous le règne du vice-roi d'Égypte Méhémet Ali.
- Ferdinand Ducarre (1819-1883), homme politique né à Lhuis, député du Rhône de 1871 à 1876.

