Ligne 162 (Infrabel)

From Wikipedia, the free encyclopedia

PaysDrapeau de la Belgique Belgique
Villes desserviesNamur, Ciney, Libramont, Arlon
Mise en service 
Électrification
Ligne 162
Ligne de Namur à Sterpenich (frontière luxembourgeoise)
via Libramont et Arlon
Voir la carte de la ligne.
Carte de la ligne.
Voir l'illustration.
Train sur la ligne près de Florée
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Villes desservies Namur, Ciney, Libramont, Arlon
Historique
Mise en service  
Électrification
Concessionnaires (Grande) Cie du Luxembourg ( )
État Belge / Infrabel
 (Groupe SNCB) (depuis )
Caractéristiques techniques
Numéro officiel 162
Longueur 146,8 km
Vitesse maximale
commerciale
160km/h (Namur – Ciney et Libramont – Sterpenich frontière), 130 km/h (Ciney – Libramont)
Écartement standard (1,435 m)
Électrification 3000 V continu
section Namur - Hatrival
25 kV – 50 Hz
section Hatrival - frontière
Nombre de voies Double voie
Signalisation Latérale SNCB + TBL1
Trafic
Propriétaire Infrabel
Exploitant(s) SNCB
Trafic Voyageurs (Omnibus, InterCity)
Fret (trafic résiduel ou en cas d'incident sur l'axe Athus-Meuse)
Schéma de la ligne

La ligne 162 est une ligne ferroviaire belge reliant Namur à la frontière luxembourgeoise, à l’est d’Arlon. Elle forme avec la ligne 161 une radiale nord—sud appelée anciennement « Ligne du Luxembourg ».

Cette ligne est la colonne vertébrale du transport en commun en province de Luxembourg et compte d’importants nœuds d’interconnexion avec les bus du TEC comme Arlon, ou Libramont.

Construite à l’économie par la Grande compagnie du Luxembourg (un consortium d’investisseurs anglais souhaitant acheminer la malle des Indes par le rail), cette ligne qui ne comporte ni tunnels, ni ouvrages d’art importants présente un tracé très sinueux sur certains tronçons, avec par exemple quatre courbes serrées de près de 90 degrés à Mirwart.

Électrifiée en 1956, elle n’a depuis plus fait l’objet d’investissements importants avant les années 2010, de sorte que c’est la « grande ligne » belge ayant la plus faible vitesse de référence (130 km/h)[1].

  • Dès 1835, l’État belge développa son réseau de chemin de fer en étoile autour de la ville de Malines. Le sud du pays, faiblement peuplé, ne sera concerné que dans la seconde phase du développement, qui implique des concessionnaires privés à partir de 1844.
  • La loi du accorda la concession du chemin de fer de Bruxelles à Luxembourg et Longwy, avec antennes vers l’Ourthe et Bastogne. La Grande Compagnie du Luxembourg est créée pour construire l’infrastructure.
  • Le , une première section, reliant la gare bruxelloise du quartier Léopold sur le territoire d’Ixelles et La Hulpe, prolongée l’année suivante vers Gembloux et Rhisnes, aux environs de Namur.
  • Les capitaux anglais de la compagnie s’avèrent rapidement insuffisants, et la compagnie manque plusieurs fois de mettre la clé sous la porte. Des banquiers belges et des représentants des intérêts locaux des régions traversées rejoignent la compagnie qui progresse à bon rythme.
  • La ligne 162 proprement dite est inaugurée en 1858, en trois phases : NamurCiney, Ciney—Grupont et GrupontArlon. La frontière grand-ducale est atteinte l’année suivante.
  • En 1873, l’État doit intervenir financièrement dans la pose de la seconde voie qui vient de démarrer. La Compagnie du Luxembourg est nationalisée.
  • Avec son profil difficile, la ligne est de tout temps le terrain de jeu de locomotives à vapeur puissantes, telles les types 36 et 10, les plus puissantes de la SNCB avant guerre.
  • En 1935, la SNCB inaugure la traction électrique entre Bruxelles et Anvers, avec des plans pour électrifier ses lignes principales. Si la Seconde Guerre mondiale interrompt ces projets, ils reprennent après la remise en état du réseau et en 1956, les premières automotrices prennent la ligne d’assaut, la SNCB commandera même les locomotives de la série 23, munies du frein à récupération, pour y remorquer les trains de marchandises.
    La gare de Libramont vers 1900
  • En 1980, l’arrivée des automotrices « break » préfigure la révolution que sera le plan IC-IR de 1984, avec la généralisation du trafic voyageur cadencé. Malheureusement, de nombreuses haltes (surtout au sud de Libramont) fermeront simultanément.
  • En 2000, le matériel roulant est renouvelé avec l’arrivée des automotrices AM96, suivi en 2003 par une augmentation de la capacité des trains d’heure de pointe à l’aide de voitures à deux niveaux M6.
  • En 2007, des travaux de remise à niveau démarrent, notamment avec le remplacement de la caténaire et des passages supérieurs. L’objectif est d’augmenter la vitesse de référence (qui est de 130 km/h depuis 1956) à 160 km/h, et surtout de réduire le nombre de « points singuliers » où la vitesse autorisée est parfois sérieusement réduite. Il est prévu que ces travaux s'achèvent en 2027.
  • En 2012, les vénérables automotrices « double », datant des années 1960-1970 et assurant les trains locaux, ont été remplacées par des automotrices Desiro, fabriquées par Siemens.
  • Le matin du , l'automotrice Desiro 08501 déraille à Lesterny, sur la section Jemelle-Libramont, touchée par les inondations[2]. Les travaux de reconstruction de la ligne, victime de glissements de terrain ou du débordement de cours d'eau, durent jusqu'au mois d'août.
  • Fin , la section de Hatrival à la frontière luxembourgeoise passe en 25kv[3].
  • En , la courbe de Serpont - identifiée comme ligne 162/1 (au nord de la gare de Libramont)qui avait été démontée vingt ans plus tôt est rouverte par Infrabel[4] afin de permettre plus de fluidité dans le transit entre les lignes 162 et 166 (en évitant un changement de front à Libramont).

Caractéristiques

Tracé

La ligne entre Arlon et Weyler

La ligne est à voie double. Elle suit une direction générale vers le sud-est, traverse une partie des Ardennes et rejoint le Luxembourg à la gare de Kleinbettingen. La gare-frontière belge correspondante, à Sterpenich, est fermée depuis le .

Profil et ouvrages d’art

Le profil de la ligne 162 est assez difficile et compte plusieurs rampes à 16‰, notamment deux rampes de plusieurs kilomètres (15 kilomètres entre la Meuse et Courrière ainsi que 32 kilomètres entre Jemelle et Libramont). Il existe également une rampe plus courte, près de Stockem qui a nécessité une locomotive d’allège à de nombreux trains de marchandises à destination de la frontière.

Quelques courbes assez serrées près de Mirwart limitent la vitesse des trains.

Fait marquant, cette ligne ne compte aucun tunnel et un seul viaduc (franchissant la Meuse). Elle compte en revanche de nombreux remblais et tranchées[5].

Utilisation

Le trafic est composé :

  • d’une relation voyageurs « Intercity » : BruxellesNamurCineyMarloieJemelleLibramontMarbehanArlonLuxembourg, cadencée à l’heure ;
  • d’une relation « omnibus » : Namur—Ciney cadencée à l’heure ;
  • d’une relation « omnibus » : Ciney—Jemelle cadencée aux 2 heures ;
  • d’une relation « omnibus » Marloie—Libramont cadencée aux 2 heures
  • d’une relation « omnibus » : Libramont—Arlon cadencée à l'heure ;
  • de quelques allers-retours quotidiens de renforcement aux heures de pointe entre Arlon, Jemelle et Namur (prolongés vers Bruxelles), d'un aller-retour entre Luxembourg et Namur (prolongé vers Bruxelles), et également d'un trajet « scolaire » entre (Bruxelles puis) Namur et Arlon (NB : la plupart de ces trains de renforcement assurent les mêmes arrêts que les trains « Intercity ») ;

Depuis la réfection de la ligne « Athus-Meuse » qui a capté l’essentiel du trafic « fret » entre la Belgique d’une part, l’est de la France, la Suisse et l’Italie de l’autre, les seuls trains de marchandises utilisant la ligne 162 sont des trains de desserte locale. C’est également la raison pour laquelle la gare de triage de Stockem (Arlon) n’est presque plus utilisée.

Ces travaux qui ont fait de l'Athus-Meuse un corridor fret visaient à la fois à réduire les temps de parcours de ces trains de fret mais aussi à réduire l'engorgement, nuisant au trafic voyageurs, de la ligne 162.

Projets futurs

Notes et références

Voir aussi

Related Articles

Wikiwand AI