Ligne de Soissons à Givet
ligne de chemin de fer française
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La ligne de Soissons à Givet est une ligne de chemin de fer française à écartement standard. Elle s'embranche sur la Ligne de La Plaine à Hirson à Soissons et continue à travers les Ardennes, jusqu'à la frontière franco-belge à Givet, via Reims et Charleville-Mézières.
| Ligne de Soissons à Givet | |
Ligne Soissons - Givet | |
| Pays | |
|---|---|
| Villes desservies | Soissons, Reims, Rethel, Charleville-Mézières, Givet |
| Historique | |
| Mise en service | – |
| Électrification | – (électrification partielle) |
| Fermeture | – (fermeture partielle) |
| Concessionnaires | Ardennes et de l'Oise ( – ) Est ( – ) SNCF ( – ) RFF ( – ) SNCF Réseau (à partir de ) |
| Caractéristiques techniques | |
| Numéro officiel | 205 000 |
| Longueur | 209 km |
| Écartement | standard (1,435 m) |
| Électrification | Partielle 25 kV – 50 Hz |
| Pente maximale | 10 ‰ |
| Nombre de voies | Double voie |
| Signalisation | BAPR de Reims à Rethel, BAL de Charleville-Mézières à Givet |
| Trafic | |
| Propriétaire | SNCF |
| Exploitant(s) | SNCF |
| Trafic | TGV inOui TER Grand Est Fret SNCF |
| Schéma de la ligne | |
| modifier |
|
Elle constitue la ligne 205 000[1] du réseau ferré national. Son court embranchement vers Phade porte quant à lui le numéro 224 000.
Elle constituait une partie de la ligne 2 dans l'ancienne numérotation SNCF des lignes de la région Est (Paris - Trilport - Reims - Charleville-Mézières - Longwy).
Historique
La section de Reims à Charleville fait partie d'un ensemble de lignes concédé pour 99 ans par une convention signée le entre le ministre des Travaux publics et une société représentée par MM. le comte Siméon, le duc de Mouchy, le baron de Ladoucette, le député Jules Riché, le baron Seillière. Cette convention est approuvée par décret impérial le lendemain[2].
Les sections de ligne de Reims à Soissons et de Charleville à la frontière belge par Givet sont concédées à la Compagnie du chemin de fer des Ardennes et de l'Oise par une convention signée le entre le ministre des Travaux publics et la compagnie. Cette convention est approuvée par un décret à la même date[3]. Le , la Compagnie du chemin de fer des Ardennes et de l'Oise prend le nom de Compagnie du chemin de fer des Ardennes. Ce changement est approuvé par un décret impérial le suivant[4].
La Compagnie des chemins de fer des Ardennes est rachetée par la Compagnie des chemins de fer de l'Est, selon les termes d'un traité signé le . Ce traité est approuvé par deux décrets impériaux le [5],[6]. Toutefois, la convention prévoit que le rachat ne sera effectif que deux ans après la mise en service du réseau de la Compagnie des chemins de fer des Ardennes. Cette clause est modifiée selon les termes d'une convention signée le entre les deux compagnies, qui fixe la date de la fusion au . Cette convention est approuvée par un décret impérial le suivant[7].
Dates d'ouverture :
- De Reims à Rethel, le .
- De Rethel à Charleville-Mézières, le .
- De Charleville-Mézières à Nouzonville, le .
- De Soissons à Reims, le .
- De Nouzonville à Givet, le .
- De Givet à la Frontière franco-belge, le .
Dates de fermeture au service des voyageurs :
- De Soissons à Bazoches, le .
- De Givet à la frontière franco-belge, le .
- De Bazoches à Fismes, le .
Dates de fermeture au service des marchandises :
- De Givet à la frontière franco-belge, le .
Dates de déclassement :
- Raccordement d'Amagne (PK 0,070 à 0,785), le [8].
- Zone à Braine (PK 15,790 à 16,953), le [9].
- Zone à Ciry-Sermoise (PK 10,650 à 11,500), le [10].
- Ciry - Sermoise - Braine (PK 11,500 à 15,790) :[Quand ?].
La Première Guerre mondiale
La ligne a subi d'importants dégâts au cours de la Première Guerre mondiale.
Plusieurs gares et ponts ont été détruites au cours des combats ou pendant la retraite.
Le tunnel de Perthes, long de 747,20 m[11] et situé entre Tagnon et Rethel, a été détruit à l'explosif par les Allemands. La portion effondrée a été excavée[12] sur une centaine de mètres et remplacée par une tranchée avec un mur de soutènement.
Description de la ligne
Tracé - Parcours

Caractéristiques
Infrastructure
La ligne a été électrifiée sur le tronçon Reims - Charleville-Mézières en 25 kV - 50 Hz. Les dates de mise en service sont les suivantes :
- De Mohon à Charleville-Mézières, le (Tronçon Valenciennes - Lumes de la ligne du nord-est).
- De Reims à Mohon et raccordement de Mohon, le
Superstructure
Matériel roulant ayant circulé sur la ligne
Exploitation et trafic
Entre Charleville-Mézières et Mohon, la ligne fait partie de la transversale Nord-Est, un axe majeur du réseau ferré national, qui relie Lille à Thionville. Elle a connu un trafic fret intense pour alimenter la sidérurgie lorraine depuis les charbonnages du nord, trafic qui a largement diminué depuis le déclin de ces industries.
Le tronçon de La Ferté-Milon à Reims (76,1 km) a été fermé au trafic voyageurs le et rouvert le (faisant partie des 4 lignes rouvertes à l'initiative du Ministre des transports Fiterman)[13].
À partir du , la desserte ferroviaire voyageurs entre (La Ferté-Milon) Bazoches et Fismes est supprimée et remplacée par des autocars. La SNCF justifie cette décision par le mauvais état de la ligne 072 000 à l'Est de La Ferté-Milon ainsi que par le coût élevé d'une hypothétique rénovation de cette ligne[14].
C'est sur cette ligne que s'est produit l'accident de Saint-Pierre-sur-Vence (collision sur le passage à niveau no 70), le . Cet accident a fait 11 blessés.
TER
Cette ligne est desservie par des TER Grand Est circulant entre Fismes, Sedan, Givet et Champagne-Ardenne TGV opérés principalement avec des rames AGC.
TGV inOui
La ligne accueille également des relations en TGV inOui entre Paris-Est et Sedan (via Charleville-Mézières) opérés principalement en TGV Réseau.