Wikiwand AI

Ligne 1a (CFL)

ligne de chemin de fer au Luxembourg From Wikipedia, the free encyclopedia

La ligne 1a Ettelbruck - Diekirch est une ligne de chemin de fer de 4,1 km reliant Ettelbruck à Diekirch et constitue de nos jours un court embranchement de la ligne 1, de Luxembourg à Troisvierges-frontière. Elle constitue l'unique section encore en service de la ligne de la Sûre, qui reliait Ettelbruck à Grevenmacher.

Villes desserviesEttelbruck, Diekirch
Mise en service –
Électrification
Faits en bref Pays, Villes desservies ...
Ligne 1a (Ligne de la Sûre)
Ettelbruck — Diekirch
Voir la carte de la ligne.
Carte de la ligne.
Voir l'illustration.
Train à Ettelbruck en 1991.
Pays Drapeau du Luxembourg Luxembourg
Villes desservies Ettelbruck, Diekirch
Historique
Mise en service  –
Électrification
Fermeture  –  (fermeture partielle)
Concessionnaires GL ( – )
PH ( – )
PH ( – )
CFL (à partir de )
Caractéristiques techniques
Numéro officiel 1a
Longueur 4,1 km
Vitesse de référence 80 km/h
Écartement standard (1,435 m)
Électrification 25 kV – 50 Hz
Pente maximale 13 ‰
Nombre de voies Voie unique
Signalisation Signalisation lumineuse (simplifiée)
ETCS L2
Trafic
Propriétaire État luxembourgeois
Exploitant(s) CFL
Trafic Regionalbunn (RB), Fret
Schéma de la ligne
Fermer

Exploitée, pour la partie jusqu'à Echternach, par la Compagnie des chemins de fer de l'Est en 1862, puis après 1872 par la Direction générale impériale des chemins de fer d'Alsace-Lorraine, par l'Administration des chemins de fer d'Alsace et de Lorraine après 1919, par la SNCF après 1938. Pour la partie d'Echternach à Grevenmacher, elle est exploitée à partir de 1874 par la Compagnie des chemins de fer Prince-Henri puis par la Société anonyme luxembourgeoise des chemins de fer et minières Prince-Henri à partir de 1877. En 1940, la Deutsche Reichsbahn exploite l'ensemble de la ligne, qui est exploitée depuis 1946 par la société nationale des chemins de fer luxembourgeois.

La section de Diekirch à Grevenmacher est progressivement fermée entre 1963 et 1964.

Histoire

La ligne de Luxembourg à Diekirch, via Ettelbruck est mise en service le par la Société royale grand-ducale des chemins de fer Guillaume-Luxembourg[1]. La section d'Ettelbruck à Diekirch devait initialement faire partie de la ligne de jonction grand-ducale (ligne 1 des CFL) mais s'est retrouvée en impasse, la compagnie ayant changé le tracé prévu. Au lieu de se diriger vers Spa après Diekirch, le tracé définitif va vers la gauche juste après la gare d'Ettelbruck en empruntant la vallée de la Wiltz et une ligne séparée bifurque vers Diekirch.

La ligne cesse d'être une courte antenne lorsque la section Diekirch-Echternach est mise en service le par la même compagnie[2].

Le , la Compagnie des chemins de fer Prince-Henri met en service la section Echternach-Wasserbillig le qui constitue alors une section de la Gürtelbahn.

La construction d'une dernière section, de Wasserbillig à Grevenmacher, est approuvée par la loi du [3]. La Société anonyme luxembourgeoise des chemins de fer et minières Prince-Henri met en service cette dernière section le [2].

Au niveau de la gare de Weilerbach, un embranchement franchisait la Sûre afin de desservir l'usine située sur la commune allemande de Bollendorf[4].

La section Echternach-Grevenmacher est fermée le (par le règlement grand-ducal du ), suivie le par la section de Diekirch à Echternach[2],[5],[6] ; un bout du tronçon Wasserbillig-Grevenmacher a été réaménagé et remis en service le afin de servir de raccordement au port de Mertert[7] et est rattaché administrativement à la ligne 3.

L'électrification de l'embranchement d'Ettelbruck à Diekirch est mise en service le 9 juillet 1988[2].

Le tronçon fermé et déclassé de la ligne de chemin de fer est aujourd'hui devenu une piste cyclable, la piste cyclable des Trois Rivières (PC 3)[8].

L'avenir de la ligne étant incertain, le ministère du Développement durable ayant étudié une possible fermeture en 2013, une manifestation contre cette éventuelle fermeture est organisée à Ettelbruck le et qui a rassemblé 300 manifestants ; l'inauguration d'une gare fictive à Ingeldorf a été effectuée à cette occasion[9],[10].

Caractéristiques

Tracé

Longue de 4,1 kilomètres, la ligne actuelle relie Ettelbruck à Diekirch[11]. D'orientation nord-est-sud-ouest, elle est électrifiée en 25 kV – 50 Hz et est à voie unique et à écartement normal (1 435 mm)[11].

Le tracé de la ligne, qui dessert le très vallonné nord du Luxembourg en passant par la vallée de la Sûre est relativement plate, avec une pente maximale de 13 ‰[11]. Cela se traduit notamment par l'absence de tunnels, y compris sur la section aujourd'hui déclassée[11].

Infrastructures

Signalisation

La ligne est équipée de la signalisation ferroviaire luxembourgeoise et du Système européen de contrôle des trains de niveau 1 (ETCS L1), ce dernier cohabite jusqu'au avec le Memor II+[11].

Avant 2023, la ligne est équipée du Système européen de contrôle des trains de niveau 2[12].

Gares

Outre la gare d'origine, de Ettelbruck, la ligne comporte une seule autre gare ou halte voyageur encore en activité : Diekirch. Une seule de ces gares dispose des installations de « terminal fret » et de « gare de formation » : Ettelbruck[13].

Sur la partie fermée, la gare de Grundhof présentait la particularité de posséder une fosse à Rollbocks (en) afin de transférer les wagons marchandises sur la ligne de Grundhof à Beaufort, qui était à voie métrique[14].

Vitesses limites

La vitesse limite est de 80 km/h sur l'ensemble de la ligne[13].

Trafic

La ligne est desservie par une ligne commerciale des CFL[15], la ligne Luxembourg - Ettelbruck - Diekirch.

Des trains de marchandises empruntent la ligne.

Projet

Le , le ministère de la Mobilité et des Travaux publics a présenté le « Mobilitéitskonzept Leitbild Nordstad 2035 » qui est en ensemble d'aménagements routiers et ferroviaires de la Nordstad et qui inclut notamment le maintien de la ligne et sa déviation pour passer au nord de la zone d'activités d'Ingeldorf avec création d'une nouvelle gare, l'emprise actuelle serait reprise notamment pour un boulevard urbain équipée d'un site propre pour les autobus[16]. Ces projets s'intègrent dans le Plan national de mobilité 2035[17].

Notes et références

Voir aussi

Related Articles

Timelines

Top Qs

Fact Checks