Liliane Bettencourt

femme d'affaires française From Wikipedia, the free encyclopedia

Liliane Bettencourt, née Liliane Henriette Charlotte Betsy Schueller le dans le 7e arrondissement de Paris et morte le à Neuilly-sur-Seine, est une femme d'affaires et milliardaire française.

Décès
Nom de naissance
Liliane Henriette Charlotte Betsy SchuellerVoir et modifier les données sur Wikidata
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Liliane Bettencourt
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Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nom de naissance
Liliane Henriette Charlotte Betsy SchuellerVoir et modifier les données sur Wikidata
Surnom
L'héritière de L'OréalVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Famille
Jean-Victor Meyers (petit-fils)
Nicolas Meyers (petit-fils)
Père
Mère
Louise Madeleine Berthe Schueller (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
André Bettencourt (de à )Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfant
Parentèle
Jean-Pierre Meyers (gendre)
Pierre Bettencourt (beau-frère)
Monique Apple (belle-sœur par alliance)
Amélie Victoire Schueller (d) (grand-mère paternelle)
Charles Schueller (d) (grand-père paternel)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Distinction
Vue de la sépulture.
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Elle est la fille unique et héritière de Eugène Schueller, fondateur  entre autres  de la Société française de teintures inoffensives pour cheveux devenue depuis le groupe L'Oréal et de Louise Madeleine Berthe Doncieux.

Veuve de l'ancien ministre André Bettencourt, elle est la première actionnaire de la multinationale L'Oréal. Elle est en 2016, d'après le magazine Forbes, la femme la plus fortunée du monde, et la 11e personne la plus riche du monde avec une fortune estimée à 36,1 milliards de dollars américains. Après sa mort, sa fille Françoise lui succède au titre de femme la plus riche du monde, étant même la première à atteindre les 100 milliards de fortune.

Biographie

Liliane Henriette Charlotte Betsy Schueller naît le au 7, rue de la Chaise, dans le 7e arrondissement de Paris[1],[2]. Elle est la fille unique d'Eugène Schueller, chimiste et entrepreneur, et de Louise Madeleine Berthe Doncieux, surnommée « Betsy »[3], professeure de solfège, pianiste et chanteuse[4]. Sa mère est emportée en une nuit par un abcès au foie, alors qu'elle n'a que 5 ans, et la jeune fille est placée durant dix ans chez des dominicaines de Lyon, qui font son éducation[3]. Durant cette période, son père fonde et développe L'Auréale, entreprise de cosmétique rapidement florissante, qui deviendra L'Oréal[3]. Elle effectue durant ses vacances des stages dans les usines du groupe[5].

Revenue à Paris, elle vit une enfance solitaire[3]. À l'adolescence, elle est atteinte d'une tuberculose qui lui laisse de graves difficultés auditives, la contraignant parfois à lire sur les lèvres[5]. Son père est remarié avec sa gouvernante anglaise, Annie Grace Burrows, et la famille vit luxueusement entre le boulevard Suchet (16e arrondissement de Paris), et la villa L’Arcouest, sur la côte nord de la Bretagne[3]. Eugène Schueller y reçoit des membres de la bonne société intellectuelle, parmi lesquels Pierre et Marie Curie, l’historien Charles Seignobos ou l’astrophysicien Louis Lapicque[3].

À l'âge de 27 ans, elle épouse André Marie Joseph Bettencourt[3]. Le mariage a lieu le à Vallauris[1],[6]. Le contrat stipule que les biens d'Eugène Schueller reviendront en totalité à sa fille[3].

Fils de bourgeois normand, catholique et traditionaliste, André Bettencourt est d'abord un proche d'Eugène Schueller[3], dont il devient le bras droit[7]. Les deux hommes ont en commun un passé d'engagements fascistes, et ont tous deux soutenu le régime de Vichy, donnant une part sombre à l'histoire familiale[8],[3]. Admirateur du national-socialisme allemand, Eugène Schueller soutient financièrement La Cagoule entre 1936 et 1940, ainsi que le Mouvement social révolutionnaire[3]. Il organise malgré tout la protection des employés juifs de son groupe durant l'Occupation[3]. André Bettencourt, quant à lui, soutient Pétain à vingt ans, et rédige des articles antisémites dans l'hebdomadaire La Terre française[3]. Proche de François Mitterrand, qu'il rencontre dans sa jeunesse, à la pension des frères maristes, à Paris (104, rue de Vaugirard), il change de camp et le rejoint en 1942 dans la Résistance[3].

Admiratrice de son père, Liliane Bettencourt n'aura de cesse de le défendre et d'excuser ses engagements[5]. Ainsi, en 1996, elle déclare « C’était un homme plein d’espérance, pathologiquement optimiste, qui ne comprenait rien à la politique. Il n’était jamais dans le bon bateau. »[3]. De même, elle ne s'offusque pas lorsque l'homme d'affaires franco-israélien Jean Frydman révèle au début des années 1990 le refuge pour anciens collaborateurs qu'a été L'Oréal durant l'après-guerre[5].

André Bettencourt fait une longue carrière politique au sein de la droite conservatrice[3],[8]. Élu député en 1951[8], il entre au cabinet de Pierre Mendès France, et occupe de 1966 à 1973 des ministères dans les gouvernements de Georges Pompidou, Maurice Couve de Murville, Jacques Chaban-Delmas et Pierre Messmer[3]. Durant les débuts de leur union, Liliane Bettencourt est principalement identifiée comme l'épouse de son mari, dont la notoriété croit rapidement[3],[8]. Alors qu'il est ministre des Affaires étrangères, elle l'accompagne en Chine afin de rencontrer le président Mao Zedong[7]. À propos de ce dernier, elle déclare : « Il m'aimait bien. Peut-être trop… »[9].

À leur domicile de Neuilly-sur-Seine, les Bettencourt reçoivent nombre de personnalités, de politiques et d'artistes, et développe un vaste réseau[8]. Ils nouent des relations suivies avec d'importants dirigeants politiques français[5]. D'abord François Mitterrand, qu'André Bettencourt fréquente durant ses études en même temps que François Dalle[5], et dont il reste proche durant plus de soixante ans, en dépit de désaccords politiques[3]. Le couple est également proche des Pompidou, puis des Chirac, des Balladur et des Sarkozy[5].

Ils ont une fille, Françoise Bettencourt Meyers, née le . Ils auront par la suite deux petits-fils : Jean-Victor Meyers (né en 1986) et Nicolas Meyers (né en 1988).

C'est le décès de son père, en 1957, qui fait de Liliane Bettencourt la propriétaire de L'Oréal. Son mari, et le petit cercle de proches de la famille, parmi lesquels le couple Pompidou, l'épaulent. Elle est également une fine connaisseuse de l'entreprise, qui fait partie de sa vie depuis son enfance. Première actionnaire du groupe, elle accorde sa confiance à François Dalle, dauphin de son père et codirecteur de L’Oréal depuis 1948, qu'elle nomme directeur. Il restera à la tête du groupe durant vingt-sept ans. C'est sur les conseils de ce dernier qu'en 1963 elle approuve l'introduction en bourse qui fera sa fortune. Sur les conseils de Georges Pompidou, qui la presse de le faire dès 1969, elle fait entrer Nestlé au capital de l'entreprise en 1974, afin d'éviter une nationalisation prévue par la gauche dans son programme commun en cas d'arrivée au pouvoir[3]. À partir de 1980, elle devient la femme la plus riche de France[9].

Elle se montre impliquée à la tête de l'entreprise, et siège au conseil d'administration jusqu'en 2012. Proche des PDG du groupe, elle en connaît également les dirigeants et les administrateurs, mais laisse une grande autonomie au management. Désireuse, selon Lindsay Owen-Jones, de pérenniser la création de son père, elle choisit sa vie durant de ne pas fractionner son capital, là où certains lui conseillent par prudence de diversifier son patrimoine[3]. En 2005 elle fait à ce dernier, alors l'un des patrons les mieux payés du CAC 40, un don de 100 millions d'euros, qui, une fois révélé, le pousse à quitter la présidence de l'entreprise[10].

Avec son mari, elle crée le la fondation Bettencourt-Schueller, dédiée au mécénat dans les domaines de la recherche médicale, de la culture et de l'humanitaire[11],[7].

Elle perd son mari André Bettencourt en novembre 2007[12] et les années qui suivent sont marquées par deux affaires judiciaires, largement reprises par la presse et qui amènent Liliane Bettencourt à s'exprimer publiquement sur les affaires Banier-Bettencourt et Woerth-Bettencourt[13].

Elle meurt à son domicile de Neuilly-sur-Seine dans la nuit du 20 au [14], à l'âge de 94 ans[15].

Ses obsèques ont lieu le en l'église Saint-Pierre de Neuilly-sur-Seine en présence de la famille Bettencourt-Meyers, de l'ancien président Valéry Giscard d'Estaing et de l'ancien Premier ministre Édouard Balladur[16].

Son héritière est sa fille Francoise Bettencourt-Meyers.

Affaire Banier

La première affaire concerne une plainte de sa fille, Françoise Bettencourt Meyers, qui, en , accuse d'abus de faiblesse l'artiste François-Marie Banier, que sa mère a rencontré au milieu des années 1980[17],[18]. Elle le soupçonne d'avoir largement profité de l'argent de sa mère, qui s'en défend, et demande la mise en tutelle de cette dernière. L'avocat de Liliane Bettencourt, Me Georges Kiejman, annonce le que celle-ci a révoqué, courant juillet, la qualité de légataire universel accordée à François-Marie Banier[19]. Le , Liliane Bettencourt et sa fille annoncent à la presse leur réconciliation[20].

Affaire Woerth-Bettencourt

Liliane Bettencourt est également mise en cause dans une affaire politico-financière, l'affaire Woerth-Bettencourt. Liliane Bettencourt a financé légalement des partis et personnalités[21], mais est également soupçonnée d'avoir financé illégalement la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy[22],[23].

Mise sous tutelle

Liliane Bettencourt est mise sous tutelle en , décision confirmée en appel le [24], en raison de l'« altération de ses facultés cognitives »[25]. Elle est exercée par l'homme d'affaires Olivier Pelat[26].

Fortune et revenus

Surnommée par les médias « l'héritière de L'Oréal », Liliane Bettencourt était à la tête d'une importante fortune, gérée par la holding de patrimoine Téthys, longtemps dirigée par Patrice de Maistre.

Selon un article du quotidien Le Monde paru le , la participation directe détenue par Liliane Bettencourt dans L'Oréal fait d'elle la seconde femme la plus riche du monde. En 2009, elle reste la femme la plus riche d'Europe. En 2010, elle devient selon Forbes, la troisième femme la plus riche du monde avec une fortune personnelle évaluée à 20 milliards de dollars. Elle prend ainsi la 17e place du classement des fortunes mondiales. Elle est la deuxième fortune française en 2010 selon ce magazine ou la troisième selon le magazine Challenges[27].

Elle possède une résidence de vacances sur la pointe de l'Arcouest construite par son père, en face de l'île-de-Bréhat en Bretagne. Elle possède par ailleurs une villa au cap de Formentor, sur l'île de Majorque, et une propriété, à Saint-Maurice-d'Ételan, en Normandie (Les Belles roches)[28] qu'elle a cédée à un membre de la famille de son mari quelques mois après le décès de celui-ci. Elle a été également propriétaire de l'île d'Arros aux Seychelles vendue en 2012 pour 60 millions de dollars (49 millions d’euros) à une entreprise liée à la fondation suisse Save our Seas Foundation (SOSF), dont le Saoudien Abdulmohsin al-Sheikh est le président[29]. Elle possède aussi une collection de tableaux dont des toiles de Chirico, Fernand Léger, Picasso, Girodet, Matisse, Munch, Juan Miro, Braque pour une évaluation de 19,5 millions d'euros en 2001[30]. Toutes ces toiles ont fait l'objet d'une donation en nue-propriété à François-Marie Banier par acte du , Liliane Bettencourt en conservant l'usufruit pour le reste de sa vie[31].

En 2010, l'enquête judiciaire autour de l'affaire Woerth-Bettencourt fait peser sur Liliane Bettencourt des soupçons d'évasion fiscale, dont la presse se fait largement écho[32],[33]. Son gestionnaire de fortune a en effet affirmé en qu'elle disposait de deux comptes non déclarés en Suisse, d'un montant total de 78 millions d'euros[34]. Ces affirmations sont implicitement confirmées par Liliane Bettencourt, qui promet de régulariser sa situation fiscale[35].

Le , plusieurs sites dont Investir[36] reprennent l'information du quotidien Les Échos à paraître le lendemain sur l'entrée de Liliane Bettencourt à hauteur de 20 % dans le capital de la société de Stéphane Courbit LOV Group par l'intermédiaire de la Financière de L'Arcouest (société créée pour l'occasion du nom de sa propriété en Bretagne).

En 2012, Liliane Bettencourt touche 360 millions d'euros de dividendes car elle détient alors 180 millions d'actions et les dividendes versés sur le résultat 2011 étaient de par action[37].

En , Liliane Bettencourt est classée comme la femme la plus riche du monde par le magazine Forbes prenant la première place à l'Australienne Gina Rinehart avec une fortune totale estimée à 30 milliards de dollars[38].

En , Forbes l'annonce comme la femme la plus riche du monde, avec une fortune qui s'élève à 39,5 milliards de dollars[39].

Le groupe L'Oréal

Groupe L'Oréal

Liliane Bettencourt hérite du groupe L'Oréal au décès de son père, en 1957.

Elle choisit de ne pas le délocaliser, ce qui lui aurait pourtant profité financièrement[40].

Pendant la campagne présidentielle de 1974, en prévision d'une éventuelle nationalisation du groupe L'Oréal, la famille Bettencourt réalise un échange d'actions avec Nestlé. La famille Bettencourt détient depuis cette date 4 % du capital de Nestlé[41]. Le capital du groupe L'Oréal est quant à lui détenu à 53,85 % (soit 364 042 900 actions) par Gesparal, une holding dont la famille Bettencourt-Meyers détient 51 % et Nestlé 49 % des parts. Gesparal possède en outre 71,66 % des droits de votes au sein du groupe L'Oréal.

Le , la famille Bettencourt-Meyers et Nestlé signent une fusion à effet rétroactif entre L'Oréal et Gesparal : la famille Bettencourt-Meyers et Nestlé deviennent actionnaires directs de L'Oréal, au . La famille Bettencourt détient désormais 27,48 % du capital (soit 185 661 879 actions) et 28,58 % des droits de votes de L'Oréal, contre respectivement 26,38 % (soit 178 381 021 actions) et 27,46 % pour Nestlé[42]. Les deux parties s'engagent à ne pas augmenter leurs participations respectives et à ne pas les céder pendant une durée de cinq ans[42]. Depuis 2009, seule subsiste une clause de préemption réciproque.

Depuis 2004, les participations de la famille Bettencourt sont logées dans la société Téthys, dont Liliane Bettencourt est la gérante. Ces actions ont fait l'objet en 1992 d'une donation en nue-propriété de la part de Liliane Bettencourt à sa fille (deux tiers) et à ses deux petits-fils (un tiers), Liliane Bettencourt bénéficiant de l'usufruit (les dividendes) et se réservant les droits de vote au sein du conseil d'administration de L'Oréal[41].

Fiscalité

Impôt sur le revenu

En 2009, selon des calculs faits par l'hebdomadaire Le Canard enchaîné, l'impôt sur le revenu de Liliane Bettencourt devrait être inférieur à 25 millions d'euros, soit un taux d'imposition de 9 %, malgré les 280 millions d'euros de dividendes versés par le groupe L'Oréal en 2009.

En effet, du fait de l'optimisation fiscale, Liliane Bettencourt n'est imposée que sur les rémunérations de la holding de patrimoine Téthys, soit 145 millions d'euros en 2009, les 135 millions restants demeurant dans les actifs de cette holding, qui détient environ 30 % du capital de L'Oréal[43].

Bouclier fiscal

De 2006 à 2010, le Trésor public a remboursé 100 millions d'euros à Liliane Bettencourt au titre du bouclier fiscal. En 2008, le montant des sommes remboursées au titre du bouclier fiscal a été 30 millions d'euros[44], soit 5 % de son coût total[45],[46].

L'économiste Thomas Piketty explique qu'il lui suffit en tant que rentière de ne se verser annuellement que des dividendes relativement modestes pour que le montant de son ISF lui soit quasi intégralement remboursé en vertu du bouclier fiscal. Liliane Bettencourt se retrouve ainsi d'après ses calculs avec un taux d'imposition très faible, d'environ 6 % de ses revenus, « bien inférieur à celui des salariés de L’Oréal, et de tous ceux qui n’ont que leur travail pour vivre » souligne-t-il[47].

Redressement

Le , Mediapart révèle que le fisc, dans le cadre d'un redressement fiscal, réclame à Liliane Bettencourt 77 752 139 euros au titre de l'impôt sur la fortune (ISF), pour les années 2004 à 2010, et au titre de l'impôt sur le revenu, pour les années 2006 à 2009[48].

Fondation et donations

Avec son époux, elle crée le la Fondation Bettencourt Schueller, dédiée au mécénat[11]. Cette fondation finance notamment une ONGI de lutte contre le sida, Solthis, ce qui a valu à Liliane Bettencourt la Légion d'honneur (promotion Santé). Le , elle lègue à cette fondation la somme de 552 millions d'euros. Il s'agit de la plus importante donation privée en France, qui permettra la construction d'un centre de recherche médicale[réf. nécessaire].

Depuis 2006, une chaire annuelle porte son nom au Collège de France sur le thème de l'innovation technologique[49].

En , Liliane Bettencourt a fait une donation de 10 millions d'euros à l'Institut de France[50].

Décoration

Le , elle est nommée au grade de chevalier dans l'ordre national de la Légion d'honneur au titre de « présidente d'une fondation de lutte contre le sida ; 43 ans d'activités professionnelles et sociales »[51].

Dans la culture populaire

  • Les enregistrements pirates réalisés entre 2007 et 2010 par le maitre d'hôtel de Liliane Bettencourt, « servent de base au documentaire de Baptiste Etchegaray et Maxime Bonnet », “L'affaire Bettencourt: scandale autour de la femme la plus riche du monde[52], « qui se dévore comme une série à suspense »[52], où « les reconstitutions sont soignées et légères avec le parti pris intelligent d'une caméra en surplomb »[52]. Cette série de trois épisodes, diffusée sur la plateforme Netflix à la fin 2023, se base entièrement « sur les enregistrements réalisés par le maitre d'hôtel » au domicile de Liliane Bettencourt[53],[54],[55],[56]. Ce documentaire « s’est hissé à la tête des audiences de la plateforme de streaming en l’espace de cinq jours. » au point de figurer en deuxième position dans le top 10 mondial des séries non anglo-saxonnes et d'avoir été visionnée 3,8 millions de fois en quatre jours, pour une durée de 9,5 millions d’heures[57].
  • En 2025, sort en salles le film La Femme la plus riche du monde, comédie dramatique franco-belge réalisée par Thierry Klifa, et mettant à l'affiche Isabelle Huppert et Laurent Lafitte. Inspiré par l'affaire Banier-Bettencourt, le film a été présenté hors compétition au festival de Cannes 2025.

Notes et références

Annexes

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