Limas

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Limas
Limas
L'église
Blason de Limas
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Rhône
Arrondissement Villefranche-sur-Saône
Intercommunalité Communauté d'agglomération Villefranche Beaujolais Saône
Maire
Mandat
Pascal Girin
2026-2032
Code postal 69400
Code commune 69115
Démographie
Gentilé Limassiens et les Limassiennes
Population
municipale
4 750 hab. (2023 en évolution de −1,1 % par rapport à 2017)
Densité 861 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 58′ 35″ nord, 4° 42′ 22″ est
Altitude Min. 168 m
Max. 332 m
Superficie 5,52 km2
Type Centre urbain intermédiaire
Unité urbaine Lyon
(banlieue)
Aire d'attraction Lyon
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Gleizé
Localisation
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Limas
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Limas
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Limas
Liens
Site web www.limas.fr%20limas.fr

Limas [lima] est une commune française située dans le département du Rhône, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Communes limitrophes

Limas est une commune moyenne adjacente à Villefranche-sur-Saône située à 30 km au nord de Lyon.

Rose des vents Gleizé Villefranche-sur-Saône Rose des vents
N Villefranche-sur-Saône
O    Limas    E
S
Pommiers Anse

Intercommunalité

La commune fait partie de la communauté d'agglomération Villefranche-Beaujolais-Saône.

Étymologie

L'origine du nom de la commune est soit lima (boue, limon) ou mas, mans (petit enclos). Sur des cartes anciennes le nom de la commune est Lymans ou Limanz[1].

En ce qui concerne Lymanz ou Lymans, l’étude du nom permet de le faire remonter avant l’époque gallo-romaine. En effet, Ly-Manz, Le-Mans, Le-Mansus signifie en langue celte (issue du grec) « petit domaine qui constitue une unité agricole ».

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[4] et est dans une zone de transition entre les régions climatiques « Bourgogne, vallée de la Saône » et « Nord-est du Massif Central »[5]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,7 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17,8 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 786 mm, avec 9,2 jours de précipitations en janvier et 6,8 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Villefranche-sur-Saône à 2 km à vol d'oiseau[8], est de 13,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 790,9 mm[9],[10]. La température maximale relevée sur cette station est de 43,5 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −21,9 °C, atteinte le [Note 1].

Statistiques 1991-2020 et records station VILLEFRANCHE (69) - alt : 174 m, lat : 45°59'13"N, lon : 4°44'15"E (à 2,8 km)
Records établis sur la période du au
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Record de chaleur (°C)
date du record
19,1
10.01.15
23,1
25.02.21
27,7
31.03.21
32
15.04.1949
40
29.05.1947
41
12.06.1947
43,5
30.07.1947
43
02.08.1947
36
14.09.1947
31,6
02.10.23
23,3
06.11.15
19,9
31.12.22
43,5
1947
Température maximale moyenne (°C) 7,6 9,6 14,4 18,4 22,6 26,7 28,8 28,5 23,8 18,1 11,6 8 18,2
Température moyenne (°C) 4,2 5,3 9 12,5 16,7 20,5 22,5 22 17,9 13,4 8 4,8 13,1
Température minimale moyenne (°C) 0,9 1 3,6 6,6 10,8 14,3 16,2 15,5 12 8,6 4,4 1,6 8
Record de froid (°C)
date du record
−21,9
25.01.1963
−19
06.02.1963
−11,5
01.03.05
−5
08.04.03
−0,8
04.05.1967
3,7
02.06.1975
4,9
03.07.1948
5
31.08.1986
0,5
25.09.1972
−4,9
29.10.1950
−8,5
23.11.1998
−16,2
22.12.1963
−21,9
1963
Précipitations (mm) 48,3 37,9 46,9 62,6 73,5 73,6 77,1 71 68,2 89,9 88,4 53,5 790,9
Record de pluie en 24 h (mm)
date du record
58,8
23.01.1948
43
06.02.09
45
13.03.04
67,6
25.04.1989
77
10.05.21
63
01.06.1992
100
05.07.1993
79
30.08.1945
109,3
30.09.1958
72
03.10.21
85
12.11.1996
75,5
12.12.1990
109,3
1958
Source : « Fiche 69264001 » [PDF], sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/data, édité le : 06/10/2025 dans l'état de la base (consulté le )
7,6
0,9
48,3
J
9,6
1
37,9
F
14,4
3,6
46,9
M
18,4
6,6
62,6
A
22,6
10,8
73,5
M
26,7
14,3
73,6
J
28,8
16,2
77,1
J
28,5
15,5
71
A
23,8
12
68,2
S
18,1
8,6
89,9
O
11,6
4,4
88,4
N
8
1,6
53,5
D
Moyennes : max min °C ■ Précipitations mm

Urbanisme

Typologie

Au , Limas est catégorisée centre urbain intermédiaire, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[11]. Elle appartient à l'unité urbaine de Lyon[Note 2], une agglomération inter-départementale regroupant 123 communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 3],[12],[13]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lyon, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[13]. Cette aire, qui regroupe 397 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[14],[15].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (55,2 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (50,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (38,2 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (17 %), zones agricoles hétérogènes (13,8 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (13,1 %), terres arables (6,8 %), cultures permanentes (5,7 %), prairies (5,1 %), eaux continentales[Note 5] (0,3 %)[16]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Histoire

Époque Romaine

Sur le site de Limas, il existait déjà un village de nom celte. De nombreux soldats romains retraités s'y installèrent ensuite. Ils construisirent des villas qui devinrent de nombreux villages aux noms à consonance latine.

Une carte de 838 précise cette implantation romaine : Lymans était située en pagus lugdunensis (Pays de Lyon), dans l’ager de Buissanta (territoire occupé par plusieurs familles).

Lorsque la région fût convertie au christianisme, les limites des pagus devinrent celles des diocèses, les agers devinrent des paroisses.

Époque médiévale

En 900, dans l’ager de Buissanta sont citées la villa de Buissanta et celle de Lymanz. En 940, dans le cartulaire de Savigny, Unfred de Beaujeu fait don de biens situés dans le diocèse de Lyon, dans l’ager d’Anse, dans une villa appelée Lymans. En 950, celle ci devient le siège d’une seigneurie ecclésiastique dépendante de l’abbaye de Cluny (Lymans est doyenné) et d’un seigneur vassal de Beaujeu, Guichard de Lymans. En 976, le nom apparaît dans une charte de l’Abbaye de Savigny.

En 1080, Humbert II de Beaujeu achète la mouvance de Lymans.

Vers 1280, après accord de Cluny, Beaujeu installe un prévôt, pour percevoir les redevances et faire fonction de basse justice. À cette époque, Lymans dépend à la fois d’un seigneur laïc (le seigneur de Lymans) et d’un seigneur ecclésiastique (le doyen de Lymans nommé par Cluny).

Vers le début du 12e siècle, le seigneur de Beaujeu décide la création de Villefranche-sur-Saône, à partir de terres appartenant à la seigneurie de Limas.

En 1310, le fief de Lymans fut dit « prieuré, seigneurie ecclésiastique, prévôté ».

En 1500 Pierre de Bourbon décide de transférer la prévoté à Villefranche. En 1562, la région fut dévastée par le baron des Adrets, chef du parti protestant de cette époque. Le château, abandonné par les moines réfugiés à Cluny, est mis à sac. L'abbaye de Cluny s'en sépare en 1575.

La révolution

Il n’y eut pas de victimes à LIMAS, les nobles habitant Villefranche-sur-Saône depuis de nombreuses années[17].

Seule l’Eglise possédait des biens importants sur la commune. Ils furent saisis et revendus comme biens nationaux. Ce fut le cas du presbytère et de tous les terrains appartenant aux sœurs de l’hôpital de Villefranche sur Saône. Ces ventes accentuèrent le morcellement des domaines. L’église de Limas fut conservée comme bien communal dans le but de servir de salle de réunions.

Après la révolution

Les citoyens de la commune durent effectuer de nombreuses dépenses pour :

  • la remise en état et l’agrandissement de l’église
  • la construction d’une école communale (maison mairie-école)
  • la transformation des chemins de terre en routes empierrées.

Le château de Belleroche aujourd’hui disparu.

Les domaines agricoles

En 1700, Limas comptait 12 domaines et 25 petits propriétaires.

En 1720, sont imposés 10 domaines et 5 vignes.

En 1740, sont imposés 8 domaines et 7 vignes.

En 1760, sont imposés 7 vignes.

Héraldique

Blason de Limas Blason
Parti: au 1er d’argent à la tour senestrée d’un avant-mur du même, maçonnée de sable et surmontée d’un écu tiercé en pal d’azur, d’argent et de gueules, au 2e d’argent à la grappe de raisin de gueules tigées et feuillées de sinople.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration

Liste des maires

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
octobre 1902 décembre 1903 Joseph Clairet    
décembre 1903 décembre 1917 Joseph Chatillon    
décembre 1917 novembre 1940 Humbert Chatillon    
novembre 1940 août 1942 Pierre Dupuy    
août 1942 mars 1961 Jean Baudry    
mars 1961 mars 1977 Fernand Gayot    
mars 1977 mars 2001 Hubert Boulaud   Maire honoraire
mars 2001 mars 2026 Michel Thien UMP-LR Chef d'entreprise retraité
Conseiller général (2005 → 2015) puis départemental de Gleizé (2015 → )
5e vice-président du conseil départemental du Rhône (2015 → )
Réélu pour le mandat 2020-2026
mars 2026 en cours Pascal Girin[18] DVD  
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[19]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[20].

En 2023, la commune comptait 4 750 habitants[Note 6], en évolution de −1,1 % par rapport à 2017 (Rhône : +3,87 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3532024655466781 0001 7821 2171 419
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
528555555641580612602628660
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
7016977089399961 0901 1291 1621 310
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
1 5201 7703 2163 4633 6524 1514 3944 4674 754
2021 2023 - - - - - - -
4 7904 750-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[21] puis Insee à partir de 2006[22].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement

La ville compte :

  • une école maternelle ;
  • une école primaire ;
  • le collège Maurice-Utrillo.

Manifestations culturelles et festivités

La Commune de Limas est régulièrement animée par la Fête des Conscrits

Santé

Sports

Un site d'escalade près du lieu-dit Notre Dame de Buisante (sur la commune de Pommiers) est aménagé dans une ancienne carrière[23].

Cadre de vie

Environnement

Données climatiques

Données climatiques à Limas.
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température maximale moyenne (°C) 5,6 7,6 12,7 16 20,1 23,8 26,4 25,7 22,2 16,3 10,2 6,1 157
Température moyenne (°C) 2,4 3,8 7,7 10,7 14,6 18,1 20,5 19,8 16,8 11,8 6,8 3,2 122
Température minimale moyenne (°C) −0,7 0 2,7 5,4 9,1 12,5 14,7 14 11,4 7,3 3,4 0,4 86
Précipitations (mm) 49 47 51 55 78 79 57 76 78 69 66 51 0
Source : Climatologie mensuelle à la station départementale de Blacé de 2001 à 2017[24].

Transports

Réseau Libellule

La ligne 1 Libellule dessert Limas.

Depuis 2010

Depuis le , le réseau Libellule a remplacé le STAV. La commune est desservie par les lignes 1, 2, 4, 5, 6, 7. Le TAD STAV est devenu Libellule à la demande.

Depuis 2015

À partir du , le SYTRAL devient l'unique autorité organisatrice des transports urbains et interurbains sur l'ensemble du territoire de la métropole de Lyon et du département du Rhône. Le SYTRAL pilote :

Réseau SNCF

La gare la plus proche de Limas se trouve à Villefranche-sur-Saône (1.51 kilomètres), Anse (3.38 kilomètres), Saint-Georges-de-Reneins (9.81 kilomètres), Quincieux (9.28 kilomètres), Marcilly-d'Azergues (11.34 kilomètres). Le temps moyen de transport pour se rendre à Lyon est de l'ordre de 30 à 35 minutes. En 2017, le prix moyen d'un billet de train est de 7€.

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

Le manoir du Martelet

Le manoir du Martelet.

L'église de Limas

Espaces verts et fleurissement

En 2014, la commune obtient le niveau « deux fleurs » au concours des villes et villages fleuris[25].

Personnalités liées à la commune

La commune est citée par Philippe Noiret dans "L'Horloger de Saint-Paul". Le journaliste présentateur de BFMTV Loïc Besson est originaire de Limas[26] où il a suivi sa scolarité maternelle et primaire.

Jumelage

Voir aussi

Notes et références

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