Province de Limbourg (Pays-Bas)
province des Pays-Bas
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Le Limbourg (prononcé : /lɛ̃.buʁ/ ; en néerlandais : Limburg) est l'une des douze provinces des Pays-Bas. Il se trouve dans le sud-est du pays.
| Limbourg (nl) Provincie Limburg | |
Héraldique. |
Drapeau de Limbourg. |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Chef-lieu | |
| Communes | 31 |
| Commissaire du Roi | Emile Roemer (SP) |
| ISO 3166-2 | NL-LI |
| Démographie | |
| Population | 1 138 374 hab. (2026) |
| Densité | 515 hab./km2 |
| Religion | Catholiques 65 % Musulmans : 3 % Protestants 2 % |
| Géographie | |
| Coordonnées | 51° 13′ nord, 5° 56′ est |
| Superficie | 220 986 ha = 2 209,86 km2 |
| Liens | |
| Site web | www.limburg.nl |
| modifier |
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En 2026, le Limbourg compte environ 1 138 000 habitants répartis sur une superficie d'environ 2210 km² dont 2145 km² de terres et 65 km² d'eau[1].
Le chef-lieu du Limbourg est Maastricht. Les principales villes incluent Heerlen, Maastricht, Ruremonde, Sittard-Geleen, Vaals, Fauquemont-sur-Gueule, Venlo et Weert.
Géographie
Le sud de la province est particulièrement vallonné. On y trouve le point le plus élevé des Pays-Bas, le Vaalserberg culminant à 321 mètres d'altitude, aussi un tripoint frontalier entre les Pays-Bas, la Belgique et l'Allemagne.
Dans le reste de la province, le sol est constitué principalement de sable parmi d'autres alluvions. Le fleuve le plus important, la Meuse, traverse la province du sud au nord, et donne son nom à sa capitale, Maastricht (en latin Mosæ trajectum « traversée [pont ou gué] de la Meuse » sur la chaussée romaine de Bavay à Cologne).
Dans le passé, on extrayait en Limbourg de la tourbe, du gravier et du charbon. La métallurgie y était active et renommée.
Histoire
Du point de vue politique, le Limbourg était traditionnellement très divisé, comme en témoigne aujourd'hui la grande variété de dialectes qui y sont parlés : chaque commune a son propre dialecte, avec parfois de grandes différences à l'intérieur d'une même commune (par exemple à Venlo). En 1815, lors de la formation du nouveau royaume uni des Pays-Bas (couvrant également l'actuelle Belgique), une des provinces (constituée des actuelles provinces belge et néerlandaise de Limbourg) reçut le nom de Limbourg. Ce nom remonte au vieux duché de Limbourg, qui couvrait une partie du triangle Maastricht-Aix-la-Chapelle-Liège et exista jusqu'en 1648. Le nom de Limbourg est donné à cette province, bien qu'elle ne comprenne que quelques kilomètres carrés de l'ancien duché de Limbourg[2], à la demande expresse de Guillaume Ier, qui ne voulait pas voir disparaître ce nom prestigieux[3]. C'est ainsi que trois provinces du Benelux d'aujourd'hui (les deux Limbourgs et le Luxembourg belge) sont nommées d'après des villes ne s'y trouvant pas.
Le territoire en lui-même de la province était constitué grosso modo : de la partie thioise (néerlandophone) de la principauté de Liège (le nord du quartier de Hesbaye c-à-d. Tongres) et les quartiers de Looz et de Horn), de la partie thioise du duché de Limbourg, et de l'exclave méridionale du duché de Gueldre.
Lors de la séparation des Pays-Bas et de la Belgique en 1830, l'ensemble de cette province de Limbourg fut rattachée à la Belgique, à l'exception de la forteresse de Maastricht, qui restait aux mains des troupes néerlandaises. Cependant, les Protocoles de Londres, puis le Traité des XXIV articles accordaient aux Pays-Bas une partie de cette province : les territoires situés au-delà de la Meuse et Maastricht. Comme le roi Guillaume refusait de ratifier le traité, l'ensemble de la province resta administré par la Belgique jusqu'en 1839. Elle fut alors divisée en une province néerlandaise et une province belge, qui comprenait les anciens quartiers de Hesbaye et de Looz. Le différend frontalier ne fut réglé qu'avec le traité de Maastricht (1843). Jusqu'en 1866, le Limbourg néerlandais fit partie de la Confédération germanique (Deutscher Bund) sous le nom de « duché du Limbourg » (ceci pour compenser la perte par la confédération d'une partie du grand-duché de Luxembourg, rattaché à la Belgique). Les habitants de la Province continuent à employer le titre de duché jusqu'en 1906. Une autre particularité limbourgeoise persiste jusqu'à aujourd'hui : le « commissaire du Roi » s'y appelle le « gouverneur ».
Politique
Les États provinciaux du Limbourg comptent 47 sièges[4].
| Parti politique | Sièges 2023 | Sièges 2019 | Sièges 2015 | Sièges 2011 | Sièges 2007 |
|---|---|---|---|---|---|
| Mouvement agriculteur-citoyen (BBB) | 10 | ||||
| Parti pour la liberté (PVV) | 6 | 7 | 9 | 10 | |
| Parti populaire pour la liberté et la démocratie (VVD) | 5 | 5 | 5 | 8 | 7 |
| Appel chrétien-démocrate (CDA) | 5 | 9 | 11 | 10 | 18 |
| Gauche verte (GL) | 4 | 4 | 2 | 3 | 2 |
| Parti travailliste (PvdA) | 3 | 3 | 4 | 6 | 8 |
| Parti socialiste (SP) | 3 | 4 | 8 | 6 | 9 |
| Démocrates 66 (D66) | 3 | 3 | 4 | 2 | 1 |
| Lokaal-Limburg | 2 | 2 | 1 | ||
| JA21 | 2 | ||||
| Parti pour les animaux (PvdD) | 2 | 2 | 1 | 1 | |
| Forum pour la démocratie (FVD) | 1 | 7 | |||
| 50 Plus (50+) | 1 | 1 | 1 | 2 | |
| Volkspartij Limburg | 1 | ||||
| Partij Nieuw Limburg | 1 | ||||
| Total | 47 | 47 | 47 | 47 | 47 |
Depuis décembre 2021, Emile Roemer (SP) est commissaire du Roi[5].
Le commissaire du Roi de la province de Limbourg est officieusement dénommé « gouverneur », cas unique aux Pays-Bas.
Démographie
Communes

La province de Limbourg est divisée en 31 communes (gemeenten) depuis 2019.
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Limbourgeois connus
- Lambert de Maastricht (636-705) - évêque de Maestricht
- Henriette d'Oultremont (1792-1864) - seconde épouse du roi Guillaume Ier des Pays-Bas
- Petrus Regout (1801-1878) - industriel et homme politique
- Pierre Cuypers (1827-1921) - architecte
- Eugène Dubois (1858-1940) - anatomiste et paléontologue
- Charles Ruijs de Beerenbrouck (1873-1936) - premier ministre
- Henri Winkelman (1876-1952) - général
- Peter Debye (1884-1966) - physico-chimiste
- Louis Beel (1902-1977) - premier ministre
- Jo Cals (1914-1971) - premier ministre
- Toon Hermans (1916-2000) - cabaretier et poète
- Andre Rieu (1949) - violoniste et chef d'orchestre
- Huub Stapel (1954) - acteur
- Heintje (1955) - chanteur de schlager
- Connie Palmen (1955) - écrivaine et philosophe
- Peter Winnen (1957) - cycliste
- Carine Crutzen (1961) - actrice
- Frans Timmermans (1961) - diplomate et homme politique
- Arnold Vanderlyde (1963) - boxeur
- Geert Wilders (1963) - homme politique
- Mark van Bommel (1977) - footballeur et entraineur
- Pieter van den Hoogenband (1978) - nageur
- Simone Simons (1985) - chanteuse
- Tom Dumoulin (1990) - cycliste
- Jos Verstappen (1972) - pilote automobile
- Max Verstappen (1997) - pilote automobile