Lionel Astruc
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Journaliste, écrivain, photographe documentaire. |
Lionel Astruc, né le à Tassin-la-Demi-Lune (Rhône), est écrivain, journaliste et photographe documentaire français. Son travail s'articule autour des thématiques écologiques, sociales et humanitaires. Il a écrit dix-neuf ouvrages.
Diplômé de Science Po Grenoble[1], Lionel Astruc a réalisé, jusqu’en 2010, des reportages (textes et photographies) publiés dans une première série de livres remontant notamment des filières alimentaires[2] et textiles[3] dans les pays en développement. Ces enquêtes également publiées dans la presse (Libération, L’Express, La Vie…) portent sur les conditions de travail, et les atteintes à l'environnement[4].
De 2011 à 2015 il consacre plusieurs essais aux alternatives écologiques et sociales : un premier livre porte sur la transformation du modèle agricole[5], un second sur les initiatives pionnières dans les secteurs de la finance, de l’industrie, de l’énergie[6] et un troisième est dédié au mouvement des Villes en Transition, co-écrit avec Rob Hopkins[7].
Auteur d’une biographie de Vandana Shiva[8] puis d’un ouvrage d’entretiens[9] avec cette militante indienne[10] lauréate du Prix Goldman pour l’environnement, Lionel Astruc découvre lors d’un séjour à ses côtés une opération d’expropriation des populations tribales[11]. Cette affaire est l’objet de son enquête « Traque verte » publiée en 2017. Ce livre documente le conflit armé autour des matières premières[12] en Inde dans l’État du Chhattisgarh. L’une des nombreuses victimes est un journaliste indien dont l’assassinat est au coeur de cet ouvrage d’investigation[13].
En 2019 Lionel Astruc a réalisé le premier livre enquête francophone[14],[15] dévoilant les pratiques de la Fondation Bill et Melinda Gates. Les éléments d'information ont été repris par de nombreux médias dont la cellule d'investigation de Radio France (sur France Inter), Mediapart[16], Le Monde[17], Al Jazeera[18], TV5 Monde[19], France 24[20], Le Point ou encore Télérama[21].
Cette même année les Rencontres de la photographie d’Arles (50ème édition) exposent ses travaux sur les conditions de vie d’une communauté de cultivateurs de café au Mexique[22] dans les forêts montagneuses de l’Oaxaca[23]. Les photographies de cette exposition intitulée « Un toit, un travail, une terre » sont aussi publiées dans le livre de Frans Van Der Hoff « La voie paysanne » dans lequel il raconte la révolte de ces petits producteurs[24]. Les reportages de Lionel Astruc ont également été exposés à Paris, Berlin, New York et Islamabad[25].
En 2023 Lionel Astruc publie « Les sept cabanes ». Ce récit inspiré d’une histoire vraie retrace l’épopée activiste d’une communauté auto-gérée, à travers les États-Unis, le Mexique, l’Europe et la France[26].
Parallèlement à son travail d’écriture, il a notamment dirigé la Fondation du Groupe Ekibio[27].