Lionel Floch
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Son père, Narcisse Victor Floch est commis de direction des postes.
Durant la Grande Guerre, Lionel Floch, alors employé à l'Enregistrement, est mobilisé au 93e régiment d'infanterie, cité à l'ordre du jour de son régiment à deux reprises et décoré de la croix de guerre[2].
Il apprend ensuite la peinture près de Théophile Deyrolle à Concarneau[3] et est aussi influencé par Lucien Simon, faisant partie de la Bande noire.
Il commence à exposer au début des années 1920, d'abord en Bretagne, à Brest et Quimper, puis participe au Salon d'automne[3].
De 1923 à 1948, il travaille pour gagner sa vie comme receveur de l'enregistrement à Pont-Croix (Finistère). À Pont-Croix, il se lie aux peintres qui fréquentent le Cap Sizun, comme Paul de Lassence, Gale Turnbull et Abel-G. Warshawsky[3].
En 1934, il est cofondateur de l'Union artistique quimpéroise, qui fédère le milieu intellectuel et artistique quimpérois. Floch y entretient une correspondance avec Max Jacob, qui expose régulièrement au Salon des peintres de la Bretagne. Par le biais de l'Union, il se lie également à Jean Moulin (alors sous-préfet de Châteaulin et lui-même graveur), au céramiste italien Giovanni Léonardi et au docteur Augustin Tuset. C'est en compagnie de ce dernier qu'il visite l'Afrique du Nord et la péninsule ibérique : ces voyages vont inspirer plusieurs œuvres à Lionel Floch[3].
Antimilitariste, anticlérical et antigaulliste[4], c'est un peintre engagé : « excessif et coléreux, il est aussi pudique et timide »[5].