Lise Lesèvre

résistante française From Wikipedia, the free encyclopedia

Lise Lesèvre, née Elisa Marie Louise Bogatto le à Domène (Isère) et morte le à Paris 14e, est une résistante française.

Sépulture
Nom de naissance
Elisa Marie Louise Bogatto
Faits en bref Naissance, Décès ...
Lise Lesèvre
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Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nom de naissance
Elisa Marie Louise Bogatto
Nationalité
Activité
Conjoint
Georges Lesèvre
Enfant
Jean-Pierre Lesèvre
Vue de la sépulture.
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Biographie

Famille

Elisa Marie Louise Bogatto naît à Domène en 1901[1]. En 1919, elle épouse à Grenoble Georges Lesèvre[2]. Le couple a deux enfants, dont Jean Pierre Lesèvre, né en 1927[3],[4]. La famille s'établit à Lyon.

Résistance, arrestation et internement

Le , alors qu'elle est en possession de documents importants qu'elle doit remettre à un messager de l'Armée secrète, Lise Lesèvre est arrêtée à la gare de Lyon-Perrache par la Gestapo et emmenée à l'École de santé militaire de Lyon, où siège la police allemande. Jetée dans une cave pour la nuit, c'est le lendemain qu'elle fait la connaissance de Klaus Barbie. Dans la salle où elle est emmenée, elle remarque sur une table des instruments étranges. C'est alors que ses tortures commencent : Barbie lui met des menottes à griffes qu'il serre à chacun de ses silences afin que les griffes pénètrent un peu plus dans sa chair. Elle est ensuite pendue par les poignets et frappée jusqu'à en perdre connaissance plusieurs fois. Pour la faire parler, la Gestapo arrête son mari et son fils âgé de 16 ans le [3]. Elle doit également subir le supplice de la baignoire, puis celui de la table d'étirement, son corps est si abimé qu'elle n'est plus torturée pendant 10 jours, enfin le dernier jour de son interrogatoire elle est frappée par Klaus Barbie (qui était accompagné de "Gueule Tordue" Francis André, et du "grand Max") à l'aide d'un fouet avec une boule en fer hérissée de pointes qui va lui abimer la colonne vertébrale et tout le système osseux et nerveux, elle est ensuite enfermée dans une cellule une dizaine de jours puis envoyée en déportation. Malgré les souffrances endurées pendant ces dix-neuf jours dont neuf jours en salle de torture, allant parfois jusqu'à l'évanouissement, elle n'a jamais parlé[5],[6].

Déportation

Elle est ensuite déportée à Ravensbrück et son mari à Dachau, où il meurt du typhus le [3]. Son fils de 16 ans, qui avait été libéré, périt à Lübeck dans le bombardement du Cap Arcona en [7].

Libération et après-guerre

Libérée le , elle est la seule des trois à survivre. En 1987, alors âgée de 86 ans, elle a témoigné au procès de Klaus Barbie[8].

Elle meurt en 1992 à Paris et est enterrée au cimetière du Père-Lachaise (53e division)[note 1].

Distinction

Hommages

Une rue de Meyzieu, dans la métropole de Lyon, célèbre son souvenir.

Le musée de l'Armée à Paris conserve son blouson de déportée politique[7].

Notes et références

Voir aussi

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