Lise de Baissac
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Lise Marie Jeannette Boucherville de Baissac, connue sous le nom de Lise de Baissac, née le à Curepipe (Maurice) et morte le à Marseille[1], est une espionne mauricienne qui travailla pour le Special Operations Executive (SOE) pendant la Seconde Guerre mondiale.
| Naissance | |
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| Nom de naissance |
Marie Lise de Boucherville Baissac |
| Nationalité | |
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Espionne, agent du SOE |
| Fratrie |
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| Distinctions |
Elle fut l'une des quatorze Mauriciens engagés par le SOE, en raison notamment de leur connaissance des deux langues, l'anglais et le français.
Lise de Baissac fut l'une des premières femmes agents du Special Operations Executive (SOE) à être parachutées en France occupée en . Au cours de ses deux missions, elle collabora fréquemment avec son frère Claude de Baissac, qui dirigeait le réseau Scientist du SOE. Leurs efforts furent particulièrement précieux avant et après la Libération de la France. Les de Baissac armèrent et organisèrent les forces de la Résistance intérieure française pour entraver la riposte allemande à l'invasion et soutenir les alliés. Lise de Baissac eut de nombreuses rencontres avec des soldats allemands dans la région fortement militarisée où elle opérait, mais réussit à éviter la capture. Elle reçut plusieurs décorations pour ses actes de bravoure après la guerre[2].
L'engagement dans la résistance de Lise de Baissac et de son frère a servi d'inspiration pour le film Les Femmes de l'ombre de Jean-Paul Salomé.
Identités
- État civil : Lise Marie Jeannette Boucherville de Baissac, épouse Villameur
- Comme agent du SOE, section F :
- Nom de guerre (field name) : « Odile » (première mission) ; « Marguerite » (deuxième mission)
- Nom de code opérationnel : Artist (en français Artiste)
- Faux papiers :
- première mission : Irène Brisse, veuve domiciliée à Paris, archéologue amateur cherchant des spécimens de pierres[3].
- deuxième mission (CI du , Bordeaux) : Jeannette Bouville, née le à Nice ; dom. 175 rue de la Trésorerie, Bordeaux ; taille : 1,67 m. ; cheveux : blonds ; yeux : gris vert ; nez : droit.
- Autre pseudo : Adèle[4]
Parcours militaire :
- FANY
- SOE, section F
Origine
Fille unique dans une famille de trois enfants, Lise de Baissac est née à l'Île Maurice. Son père, Marie Louis Marc de Boucherville Baissac (1878-1945), et sa mère, Marie Louise Jeanette Dupont étaient originaires d'une famille de grands propriétaires terriens à Maurice, ils étaient sujets britanniques, comme la majorité des Mauriciens à l'époque. Elle parle deux langues : le français et l'anglais. Son grand-père, Louis Édouard Baissac (1841-1907), était le frère de Charles Baissac, qui a décrit le créole mauricien et collecté les contes traditionnels de l'île
Jeunesse
La famille s'est installée à Paris en 1919[5] où son père travaille dans les assurances. À 17 ans, elle rencontra son futur mari, Gustave Villameur, un artiste sans ressources. Sa mère désapprouva cette relation et envoya Lise en Italie. De retour à Paris, elle trouva un emploi dans un bureau, une occupation peu courante pour une jeune femme de l'aristocratie à cette époque[6].
Seconde Guerre mondiale
En 1940, alors que Paris est occupé par les Allemands, son frère (benjamin), Jean de Baissac, s'engage dans l'armée britannique. Lors de l'Exode, avec sa sœur Lise, Claude de Baissac se rend en Dordogne sous le contrôle du gouvernement de Vichy, dans le sud de la France, dans l'espoir de rejoindre l'Angleterre. Ils reçoivent le soutien du consulat américain pour organiser leur voyage. Ils traversent la frontière espagnole et se rendent à Lisbonne, où lui et sa sœur attendent pendant cinq mois l'autorisation de se rendre à Gibraltar, puis au Royaume-Uni. Ils arrivent en Écosse en 1941. Par la suite, elle se dirigea vers Londres. Grâce à des liens familiaux avec l'épouse de Gomer Berry, vicomte Kemsley, elle obtint un emploi au Daily Sketch.
Claude est déjà membre du SOE et la recommande lorsque ce dernier s'ouvre aux femmes. Dès que le SOE commença à recruter des femmes, de Baissac déposa sa candidature. Elle passa un entretien avec Selwyn Jepson et fut acceptée pour la formation en . Grâce à leur maîtrise de l'anglais et du français, les Mauriciens étaient souvent sollicités comme agents en France par le SOE. Quatorze agents franco-mauriciens serviront dans cette organisation durant la Seconde Guerre mondiale[7],[8].
Elle était décrite comme « une femme mûre de trente-sept ans, petite, élancée, aux cheveux noirs, aux yeux clairs et aux manières assurées ». Claude de Baissac et sa sœur, Lise de Baissac, partageaient la réputation familiale d'être « exigeants mais déterminés ». Les femmes agents du SOE étaient généralement formées comme courriers ou opératrices radio et travaillaient sous la direction d'organisateurs masculins, mais Lise de Baissac était reconnue pour sa capacité à diriger son propre réseau[9].
La formation se fait[10] sous couvert d'une mission pour le First Aid Nursing Yeomanry (FANY)[11] à Beaulieu, dans le Hampshire, où elle fit partie du deuxième groupe de femmes recrutées par le SOE, comprenant Mary Herbert, Odette Sansom et Jacqueline Nearne. Elle fut affectée à la First Aid Nursing Yeomanry en . Le commandant de Beaulieu nota que de Baissac était « totalement imperturbable et demeurait calme et sereine dans toutes les situations… elle était bien en avance sur ses camarades ».
Première mission en France

Dans la nuit du 23 au , première tentative de parachutage d'Andrée Borrel « Denise » et de Lise de Baissac « Odile », mais le pilote du bombardier Whitley n'autorise pas le parachutage car les signaux sont erronés dans la zone de largage.
Dans la nuit suivante, du 24 au , Lise de Baissac (« Odile ») et Andrée Borrel (« Denise ») quittèrent l'Angleterre à bord d'un Armstrong Whitworth Whitley de la Royal Air Force. Elles devinrent ainsi les premières femmes agents du SOE à sauter en parachute en France occupée par les Allemands[10], tôt le matin du [12],[13] (Yvonne Rudellat était arrivée en bateau deux mois plus tôt).
La veille de leur départ, elles avaient été invitées à dîner par le colonel Maurice Buckmaster et accueillirent leur mission à bord d'un bombardier Whitley de la RAF Tempsford. Andrée Borrel fut la première à sauter, suivie de Lise de Baissac, qui atterrit au lieu-dit Bois-Renard, près de la Loire, sur la commune de Saint-Laurent-Nouan[14]. Elles furent accueillies par Pierre Culioli, le chef de la Résistance locale. Après quelques jours passés avec Andrée Borrel, qui la familiarise avec les nouveaux usages en France, elles se séparent, Andrée Borrel partant pour rejoindre le réseau Prosper-PHYSICIAN de Francis Suttill à Paris et Lise de Baissac pour Poitiers[15],[9].
Le rôle de Lise de Baissac était celui de courrier et d'agent de liaison pour le réseau Scientist de son frère Claude de Baissac à Bordeaux[10], établissant des communications avec le réseau Prosper-PHYSICIAN à Paris et le réseau BRICKLAYER de sa compatriote France Antelme à Tours. Sa mission consistait à « créer un nouveau réseau et à fournir un centre où les agents pouvaient se rendre en toute sécurité pour obtenir de l'aide matérielle et des informations locales », tout en organisant des largages d'armes depuis le Royaume-Uni pour soutenir la résistance intérieure française[16]. Son réseau, qui ne comptait qu'une seule femme, s'appelait « ARTIST ». De Baissac utilisait plusieurs noms de code, notamment « Odile », « Irène », « Marguerite » et « Adèle ». Pour sa couverture, elle se faisait passer pour une veuve parisienne, Madame Irène Brisse, cherchant la paix et la tranquillité, et à fuir les tensions et les pénuries alimentaires de la capitale. Elle s'installa dans un appartement, situé près du quartier général de la Gestapo de Poitiers, et sans attirer l'attention[11], où elle échangeait fréquemment des salutations avec le chef de la Gestapo, Herr Grabowski.
Elle sert d'agent de liaison entre plusieurs réseaux, organise les sabotages et prend des renseignements sur les faits et gestes allemands[15]. Lise de Baissac préférait mener une vie solitaire à Poitiers, où elle établissait des contacts locaux et recrutait des résistants, tout en évitant la compagnie des autres agents du SOE, sauf lorsqu'elle se rendait en visite pour des affaires à Paris ou Bordeaux. Elle voyait rarement son frère et refusa une offre du SOE de lui envoyer un opérateur radio, Gilbert Norman[17].
Lise de Baissac reproduisit à Poitiers ce que Virginia Hall avait établi à Lyon. Pendant les onze mois qu'elle passa à Poitiers, elle accueillit et informa treize agents du SOE nouvellement arrivés, tout en organisant le départ d'agents, de chefs de la Résistance et d'autres personnes voyageant clandestinement vers l'Angleterre. En se faisant passer pour une archéologue amateur, elle parcourut le pays à vélo à la recherche de monuments anciens, tout en identifiant des zones potentielles de parachutage et d'atterrissage pour les escadrilles 138 et 161 de la RAF. Elle récupéra des conteneurs largués par avion, contenant des armes et du matériel, et les transporta vers des refuges. De plus, elle construisit son propre réseau de Résistance, recrutant plusieurs « aidants », dont une adolescente qui l'accompagnait pour dissimuler ses activités. Pour communiquer avec Londres, en l'absence d'opérateur radio, elle devait se rendre à Paris ou à Bordeaux, où son frère Claude de Baissac organisait des missions de sabotage et recueillait des informations sur les mouvements des navires et des sous-marins.
Le , la Gestapo capture les dirigeants de Prosper-PHYSICIAN, Francis Suttill, Gilbert Norman et Andrée Borrel. Le réseau Artist de Lise de Baissac fut également infiltré par la Gestapo, augmentant ainsi son risque d'arrestation. Claude de Baissac a demandé ou reçu l'ordre de retourner en Angleterre pour éviter d'être arrêté et lui et sa sœur, Lise de Baissac, ils sont rentrés en Westland Lysander dans la nuit du 16 au avec Nicolas Bodington[18]. Roger Landes, Charles Hayes, Marcel Défense et Mary Herbert (enceinte de l'enfant de Claude de Baissac) sont restés à Bordeaux pour continuer à travailler. Roger Landes était furieux que Claude de Baissac ait emmené sa sœur Lise de Baissac avec lui en Angleterre et laissé Mary Herbert derrière lui[19].
Lise de Baissac fut ensuite envoyée à la RAF Ringway où elle devint instructeur du SOE le temps d'être affectée à une nouvelle mission[20], et servit d'agente de liaison (mentor) auprès de deux nouvelles agentes, Yvonne Baseden et Violette Szabo. Durant leur formation, Lise de Baissac se cassa la jambe lors d'un saut en parachute[9], ce qui recule son renvoi en France[21].
Deuxième mission en France
Le retour de de Baissac en France fut retardé jusqu'à ce que sa jambe cassée guérisse. Ne pouvant sauter en parachute, elle regagna la France à bord d'un Westland Lysander, atterrissant dans un champ près de Villers-les-Ormes dans la nuit du 9 au . Elle agissait en tant que courrier pour le réseau PIMENTO, dirigé par Tony Brooks, à Toulouse, sous le nouveau nom de code « Marguerite ».
Cependant, Lise de Baissac, ambitieuse, ne se vit confier que des tâches mineures. Elle entre en conflit avec le groupe[20]. Son attitude aristocratique ne s'accordait pas avec les syndicalistes et les socialistes au sein du réseau PIMENTO. Elle manifesta des doutes sur le contrôle du réseau, affirmant qu'il était dirigé par « quelqu'un en Suisse » plutôt que par le SOE à Londres. D'un commun accord, elle quitta Pimiento pour rejoindre son frère Claude de Baissac, rentré en France en , et le réseau Scientist qu'il dirigeait, dans le sud de la Normandie[22],[9]
Il s'agit principalement de reconnaître de grands terrains d'atterrissage qui pourraient être tenus pendant 48 heures pendant que des troupes aéroportées s'y établiraient. Lise de Baissac devint le courrier de son frère, parcourant jusqu'à 100 km par jour à vélo pour transportant des instructions et veiller à ce que les maquisards, désormais armés et impatients, n'attaquent pas prématurément les Allemands et les infrastructures qui les soutenaient, et rapportant sur leurs activités[11]. Sa mission consistait à reconnaître de vastes zones ouvertes où les troupes aéroportées pourraient débarquer et à organiser des parachutages d'armes et de fournitures pour la Résistance intérieure française[23].
Elle s'établit dans le village de Saint-Aubin-du-Désert, dans le département de la Mayenne à environ 100 km au sud du lieu de débarquement des troupes britanniques, près de Caen, lors du Jour J. Continuant de se faire passer pour une veuve parisienne, elle loua un petit appartement au deuxième étage d'une maison, où un matelas au sol servait de lit. Entre mai et le débarquement, elle organise trente-cinq parachutages d'armes et récupère douze agents SOE, des officiers SAS et des équipes Jedburgh[20],[21]
Le , elle était à Paris pour recruter des combattants pour la Résistance. Ce soir-là, elle entendit la BBC diffuser un message codé annonçant l'imminence du débarquement allié. Elle rentra immédiatement à vélo vers son réseau, parcourant plus de 300 km en trois jours, traversant d'importantes positions de l'armée allemande et dormant dans des fossés[17].
À son arrivée à proximité de la Normandie, de Baissac recueillit des informations sur les dispositifs allemands et les transmit aux Alliés. Elle se souvint d'une fois où « les Allemands sont arrivés et m'ont jetée hors de ma chambre. En revenant pour récupérer mes affaires, j'ai découvert qu'ils étaient assis sur le parachute que j'avais transformé en sac de couchage, sans réaliser ce que c'était. »[16]. Une autre fois, elle partagea une école avec des officiers allemands, les uns travaillant dans la salle de devant, tandis qu'elle occupait une petite pièce à l'arrière. Son sang-froid lui permit de résister avec succès à plusieurs tentatives de confiscation de son vélo par des soldats allemands. À un moment donné, alors qu'elle accompagnait un groupe de maquisards, elle engagea un échange de tirs avec une patrouille allemande, affirmant avoir tué plusieurs Allemands[17].
Les deux mois suivant le Débarquement de Normandie furent très actifs pour le réseau Scientist. La nuit, ils rassemblaient des boîtes remplies d'armes pour les résistants et entravaient l'arrivée de renforts allemands en posant des mines terrestres ou des bombes anti-pneus sur les routes. Pendant la journée, Lise de Baissac circulait à vélo avec une opératrice radio inexpérimentée, Phyllis Latour, qui l'aidait à gérer les communications essentielles pour les largages d'armes et à fournir des renseignements aux forces alliées, désormais à quelques kilomètres seulement[17]. L'équipe de l'Operation Haft rencontra également dans la région l'équipe « Scientist » [24].
Le , l'armée américaine lança l'Opération Cobra, contraignant l'armée allemande à se retirer rapidement de la zone d'opérations de Scientist.
Le , Claude et Lise de Baissac rejoignirent une unité de tête de soldats américains. En portant des uniformes militaires britanniques qu'ils n'avaient pas utilisés depuis longtemps, ils se tenaient devant le bureau du maire d'une ville de province, saluant les soldats américains qui arrivaient[9]. La deuxième mission de Claude de Baissac suscita des controverses. Toujours prompt à exprimer ses opinions politiques, Claude de Baissac s'opposa aux opérations des Forces françaises libres, qui empiétaient sur la zone d'action de Scientist. Après avoir rejoint l'armée américaine le , le SOE décida rapidement de le faire évacuer, lui et Lise de Baissac, en les transportant par avion en Angleterre.
Évacuation
À la recherche de Mary Herbert
En , Claude et Lise de Baissac étaient de retour en France, désormais libérée du joug allemand, dans le cadre de la mission Judex visant à retrouver les agents du SOE disparus ou capturés, ainsi que les Français qui les avaient aidés. Ils avaient perdu contact avec Mary Katherine Herbert, la mère de l'enfant de Claude de Baissac. Ils ont retrouvé la trace d'Herbert de Bordeaux à Poitiers et l'ont retrouvée avec sa fille vivant dans une ferme près de Poitiers.
Les de Baissac sont ensuite retournés en Angleterre avec Herbert et leur enfant, prénommée Claudine. Claude de Baissac a épousé Mary Herbert le , mais il s'agissait apparemment d'un mariage de convenance uniquement, puisque le couple ne vivait pas ensemble[13],[23].
Après la guerre
Elle rentre en Angleterre en et participe au défilé de la Victoire le à Londres. Elle est alors reçue par la reine Elizabeth Bowes-Lyon, femme de George VI[11]. Après la guerre, elle travaille pour le British Broadcasting Corporation et épouse à l'âge de 45 ans, son amour d'adolescence, le décorateur d'intérieur Gustave Villameur[11]. Il était devenu un artiste et décorateur d'intérieur à succès à Marseille ; le couple n'eut pas d'enfants. Son mari décéda en 1978, et par la suite, elle vécut seule dans un bel appartement avec vue sur le Vieux-Port de Marseille.
La nécrologie publiée par le Guardian[25] la décrivait comme une « grande dame de la vieille école : farouchement indépendante, courageuse, élégante et modeste ». Elle s'éteignit le à Marseille[15], à l'âge de 98 ans.
Dans une interview, Lise de Baissac confia que « la solitude d'une vie secrète » était son émotion la plus forte et qu'une « efficacité implacable pendant de longs mois pénibles » était plus cruciale que l'héroïsme[23].
Distinctions
Citations
Un officier britannique a affirmé : « Le rôle qu'elle a joué en soutenant le maquis et la Résistance française durant la Seconde Guerre mondiale ne saurait être surestimé. Elle a largement contribué aux préparatifs du maquis et de la Résistance avant l'avancée américaine en Mayenne. »
- Selon son dossier SOE : « Elle était la force motrice des groupes dans l'Orne et, grâce à ses initiatives, a infligé de lourdes pertes aux Allemands avec des dispositifs anti-pneus placés sur les routes près de Saint-Aubin-du-Désert, Saint-Mars-du-Désert, et même jusqu'à Laval, Le Mans et Rennes. » Elle a également participé à des attaques armées contre des colonnes ennemies[16].
Monument

Monument érigé à la mémoire d'Andrée Borrel et Marie-Lise de Baissac sur la commune de Saint-Laurent-Nouan (Loir-et-Cher) au lieu-dit Bois-Renard, lieu de leur parachutage dans la nuit de 24 au . Inauguré le . Coordonnées GPS : 47.664599,1.600769[14].
Famille
- Son père : Marie Louis Marc de Boucherville Baissac (1878-1945).
- Sa mère : Marie Louise Jeannette Dupont.
- Son frère cadet : Claude de Baissac fut également agent du SOE.
- Son second frère : Jean Baissac, major de l'infanterie britannique.
- Son mari : Gustave Villameur, architecte, peintre et décorateur. Mariage en 1950.
- Son grand-père, Louis Édouard Baissac (1841-1907), était le frère de Charles Baissac, qui a décrit le créole mauricien et collecté les contes traditionnels de l'île.
Film
Lors de la promotion du film français Les Femmes de l'ombre (2008), de Jean-Paul Salomé, l'engagement de Lise de Baissac et de son frère dans la résistance a été mentionné comme source d'inspiration pour construire le scénario, même si, comme l'a précisé le réalisateur, « le film n'est en aucun cas leur biographie »[26].
Hommages
Une rue du 3e arrondissement de Marseille porte son nom[27].
Bibliographie
- (en) Bernard A. Cook, Women and War : A Historical Encyclopedia from Antiquity to the Present, Volume 2, Santa Barbara (Calif.), ABC-CLIO, , 742 p. (ISBN 1-85109-770-8, lire en ligne)
- Michael Richard Daniell Foot, Des Anglais dans la Résistance. Le Service Secret Britannique d'Action (SOE) en France 1940-1944, annot. Jean-Louis Crémieux Brilhac, Tallandier, 2008, (ISBN 978-2-84734-329-8). Traduction en français par Rachel Bouyssou de (en) SOE in France. An account of the Work of the British Special Operations Executive in France, 1940-1944, Londres, Her Majesty's Stationery Office, 1966, 1968 ; Whitehall History Publishing, en association avec Frank Cass, 2004. Ce livre présente la version officielle britannique de l'histoire du SOE en France.
- Monika Siedentopf, Parachutées en terre ennemie, préface d'Olivier Wieviorka, Perrin, traduit de l'allemand par Amélie de Maupeou, Perrin, 2008, (ISBN 978-2-262-02784-1).
- J. Maurice Paturau, Agents secrets mauriciens en France 1940-1945, s.d. (1994 ou 1995).
- Beryl E. Escott (trad. de l'anglais), Les héroïnes du SOE, Versailles, Omblage, , 334 p. (ISBN 979-10-96997-05-3), « Lise de Baissac »
- (en) Sarah Rose. D-Day Girls. The Spies Who Armed the Resistance, Sabotaged the Nazis, and Helped Win World War II. Broadway Books, New York, 2020. (ISBN 9780451495099)
Références
- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Lise de Baissac » (voir la liste des auteurs).


