Liste des projets BOINC
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La liste des projets BOINC est un inventaire des principales caractéristiques de tous les projets informatiques, présents et passés, utilisant le logiciel BOINC. Cette liste évolue au fil du temps, les projets ayant des durées de vie inégales. Permanents, intermittents ou éphémères, ils dépendent de multiples facteurs, financiers, humains et sociétaux.
Les projets BOINC sont des programmes informatiques exploitant le calcul massif et parallèle d'une multitude d'ordinateurs clients appartenant à des particuliers (principe du calcul distribué). L'écosystème de ces projets est riche et varié. Ce type de projet devient prépondérant lorsque la puissance de calcul requise s’accroît et lorsque le coût des infrastructures informatiques nécessaires dépasse les budgets permis par les finances du lanceur de projet.
La simultanéité et le parallélisme des unités de travail autorisent la résolution de problèmes complexes, en des temps abordables, à l'échelle humaine. Ils sont notamment employés dans les recherches d'avant-garde tant dans les disciplines fondamentales que dans les sciences appliquées.
Ce sont les internautes du monde entier qui, en s'inscrivant à un ou plusieurs projets, leur fournissent les ressources informatiques manquantes. C'est leur participation régulière qui en assure la bonne marche.
Rangs d'activité des projets
Le parc informatique régi par le logiciel BOINC développe une vitesse moyenne de calcul de 33,82 pétaFLOPS en , grâce au regroupement de plus de 477 414 ordinateurs considérés comme « actifs ». Le terme « actif » signifie que l'ordinateur client a, au cours du mois écoulé, retourné au moins un résultat valide au serveur d'un des projets gérés par BOINC.
Pour comparaison, le supercalculateur le plus rapide du monde au , nommé Fugaku, atteint la vitesse de 418 pétaFLOPS. En assimilant BOINC à un supercalculateur, la vitesse cumulée de ses projets le hisse au 8e rang dans le classement du TOP500 des superordinateurs en date de novembre 2020[réf. nécessaire].
| Projets | Répartition Vitesse de calcul
(%) |
Répartition utilisateurs actifs
(%) |
Répartition ordinateurs actifs
(%) |
Répartition équipes actives
(%) |
Répartition crédits journaliers accordés
(%) |
|---|---|---|---|---|---|
| Collatz conjecture | 66,64 | 1,12 | 0,90 | 1,27 | 65,58 |
| Einstein@home | 1,57 | 5,00 | 2,05 | 6,24 | 13,63 |
| MilkyWay@home | 4,33 | 5,73 | 3,43 | 3,70 | 4,25 |
| SETI@home | 3,55 | 38,49 | 23,95 | 32,02 | 4,14 |
| GPUGRID | 2,47 | 1,35 | 0,76 | 1,19 | 1,77 |
| AmicableNumbers | 2,43 | 0,78 | 1,71 | 0,72 | 1,97 |
| Moo! Wrapper | 1,67 | 0,77 | 0,53 | 0,86 | 1,54 |
| World Community Grid | 1,61 | 18,11 | 29,13 | 24,76 | 1,63 |
| Universe@home | 1,11 | 2,35 | 1,77 | 1,29 | 1,28 |
| Asteroids@home | 1,04 | 5,32 | 4,63 | 2,58 | 1,20 |
| Total Projets | Vitesse de calcul (PétaFlops) | Nombre Utilisateurs actifs | Nombre ordinateurs actifs | Nombre équipes actives | Crédits journaliers accordés |
| ... | 29,82 | 235 320 | 627 689 | 24 794 | 5,7 × 109 |
Données calculées à partir des sites des différents projets et des sites de statistiques associés : BOINC Stats[1] et Boinc combined statistics[2].
Précisions
Les crédits BOINC sont accordés lors de la validation des unités de travail, envoyées par le serveur d'un projet, et effectuées sur les ordinateurs clients. Ils quantifient la contribution apportée par chacun en se basant sur des tests de puissance (Whetstone ou Dhrystone), ceci afin de rendre équitable la gratification des participants. Cet étalonnage permet de déceler une tentative de fraude dans la restitution des résultats au serveur. Les crédits ne sont pas monnayables, ni échangeables entre participants, ils permettent néanmoins de créer une émulation chez les contributeurs qui choisissent d'aborder ces projets sous le biais d'une compétition « honorifique », en tant que particuliers ou regroupés sous la bannière d'une équipe.
Depuis l'entrée en vigueur du règlement général sur la protection des données (RGPD), il devient de plus en plus difficile d'obtenir des données exploitables, cohérentes, de la part des différents sites de statistiques. Les projets BOINC suppriment — conformément à la loi — l'exportation des données personnelles des participants lorsque ceux-ci ont opté pour la non-divulgation. De ce fait, les données exportées ne représentent plus qu'une fraction de l'activité du projet, ce qui entraîne des biais d'analyse sur l'activité réelle de ces sites. Une solution à cet écueil serait l'anonymisation des données individuelles par les projets (procédé qui a déjà été expérimenté dans la mise en place des Données ouvertes). Le non profilage des participants serait assuré et l'étude de l'activité des sites serait facilitée[réf. nécessaire].
Importance et proportion des moyens alloués
Nombre d'utilisateurs et d'ordinateurs actifs
- utilisateurs actifs
- ordinateurs actifs
Données retravaillées à partir des sites des différents projets et du site de statistiques BOINC Stats[3]. La mention « actif » est réservée aux utilisateurs ou ordinateurs ayant obtenu des crédits au cours des 30 derniers jours.
Une baisse sensible de volontaires est constatée entre 2016 et 2019, mais qu'il convient de relativiser. D'une part, le règlement général sur la protection des données (RGPD) peut expliquer depuis sa mise en place une diminution des restitutions dans les sites de statistiques. D'autre part, la diminution du nombre de projets en cours peut provoquer un biais de calcul car un même ordinateur peut être actif pour plusieurs projets et donc être repris plusieurs fois dans la totalisation finale des ordinateurs actifs. Si le nombre de projets en cours diminue, la totalisation des ordinateurs actifs peut éventuellement diminuer sans que le nombre d'ordinateurs réellement actifs n'ait varié.
Diversité des configurations client
| Répartition par marque
de microprocesseurs |
Répartition par système
d'exploitation |
|||
Les données sont issues du site de statistiques BOINC Stats[4]
La grande variété de configurations matérielles et logicielles des clients employés révèle la grande adaptabilité et portabilité du logiciel BOINC dans le parc informatique actuel.
Constat
En , 47 projets actifs tournent avec le logiciel BOINC alors que 114 projets précédents sont terminés ou interrompus[5].
Projets en cours
Liste complète
Les projets en cours sont classés par ordre alphabétique à l'intérieur de leur catégorie d'application respective.
Applications multiples
Les projets de cette catégorie sont susceptibles d'inclure un ou plusieurs sous-projets appartenant à une ou plusieurs catégories répertoriées, au gré des besoins exprimés dans le temps par les chercheurs.
| Nom du projet | Description du projet | Partenaire
Localisation |
Adresses
sources |
|---|---|---|---|
| CAS@home | Assister les chercheurs dans la prédiction de la structure des protéines et en déduire leur comportement.Service Falcon@home[6] ouvert au public. | Académie chinoise des sciences (CAS), | Site[7] |
| Citizen Science Grid | Supporte 4 sous-projets :
|
Université du Dakota du Nord (UND), | Site[10] |
| Ibercivis | Plateforme gérée par l'Institut de bio-informatique et de Physique des Systèmes Complexes (BIFI, Instituto de Biocomputación y Física de Sistemas Complejos) de l'université de Saragosse. | Centres de recherche et universités espagnols, | Site[11] |
| nanoHUB@home | Financé par la Fondation nationale pour la science, ce projet a pour but de promouvoir l'innovation dans les Nanotechnologies en fournissant plus de 320 outils informatiques, permettant des simulations à très petite échelle, dans des domaines aussi variés que la Nanoélectronique, les Nanomatériaux, les nanosystèmes électromécaniques, la Nanofluidique, la Nanomédecine, la Nanobiotechnologie, la Nanophotonique. | Université Purdue, Comté de Tippecanoe, États-Unis | Site[12] |
| VGTU project@Home |
Le projet est momentanément interrompu pour se mettre en conformité avec le RGPD voté par le Parlement européen. |
Université technique de Vilnius Gediminas (VGTU), | Site[14] |
| World Community Grid | La mission de ce projet est de mutualiser la puissance de calcul inutilisée de tous les périphériques informatiques individuels (PC, smartphone, console, etc.) et de créer la plus vaste grille de calcul scientifique au service de l'humanité.
Ce projet contient lui-même plusieurs projets différents, tous dans le domaine de la biologie : |
IBM Corporate Community Relations | Site[15] |
| YAFU | Diverses missions :
|
Privé | Site[16] |
| Yoyo@home |
|
Privé | Site[17] |
Sciences Physiques
| Nom du projet | Description du projet | Partenaire
Localisation |
Adresses
sources |
|---|---|---|---|
| Asteroïds@home | Détermination numérique des propriétés physiques des astéroïdes (dimensions, formes, période et axe de rotation), en inversant les courbes lumineuses élaborées à partir de données photométriques collectées par les différents observatoires mondiaux (l'Observatoire Lowell, le satellite Gaia...). | Université Charles de Prague, | Site[18] |
| Albert@Home | Fournir un environnement de test aux applications du projet Einstein@home (Détection d'ondes gravitationnelles provenant de pulsars à partir des données recueillies par le LIGO). | Université du Wisconsin, | Site[19] |
| Cosmology@Home | Étude du fond diffus cosmologique.Cosmologie observationnelle. Comparaison et évaluation de modèles théoriques avec les observations astronomiques et les dernières données issues de la physique des particules.
Recherche de données, issues des observations du satellite Planck, non vérifiées par le modèle ΛCDM qui est à ce jour le plus simple et le plus précis pour décrire notre Univers. ΛCDM : abréviation de « Lambda Cold Dark Matter », Λ représentant la constante cosmologique de l'équation d'Einstein et CDM , la matière noire et froide. |
Université de l'Illinois, Champaign-Urbana, | Site[20] |
| Einstein@Home | Détection de pulsars à l'intérieur de systèmes binaires de période de rotation supérieure à 11 minutes au moyen d'interféromètres laser du LIGO (Max Planck Center, nombreuses universités, Caltech). Détermination de l'existence des ondes gravitationnelles prédites par Albert Einstein. | La société américaine de physique (APS), la National Science Foundation (NSF), la société Max Planck (MPG), l'Université du Wisconsin à Milwaukee et le Albert Einstein Institute, | Site[21] |
| gaia@home | Calcul de l'orbite de comètes de période longue par la résolution du problème à N corps et calcul des paramètres de proximité et de l'influence des étoiles passant proche du Soleil dans le futur. | L'Institut de l'Observatoire Astronomique de la faculté de physique et d'astronomie de l'université Adam-Mickiewicz de Poznań, Pologne. | Site[22] |
| LHC@Home | Regroupe plusieurs projets :
|
CERN, | Site[23] |
| LHCathome-dev | Fournir un environnement de test aux applications du projet LHC@home. | CERN, | Site[24] |
| Milkyway@home | Exploiter les données recueillies par le télescope optique Sloan Digital Sky Survey (SDSS) afin d'étudier notre galaxie et son halo grumeleux.
Cartographier sa structure, observer son évolution. Déterminer la répartition de matière noire. Évaluer l'influence de l'énergie sombre. Simuler en trois dimensions la Voie lactée à l'aide d'algorithmes évolutionnaires. Déduire un modèle d'univers cohérent en simulant des collisions numériques de galaxies et en comparant les résultats avec la réalité observée. |
la National Science Foundation (NSF).
le département de sciences physiques informatiques appliquées à la physique et à l'astronomie du |
Site[25] |
| SETI@home | Ce projet recherche des signaux artificiels électromagnétiques extraterrestres au moyen du plus grand radiotélescope du monde, celui d'Arecibo.
Les signaux recherchés doivent être puissants, à faible largeur de bande, pulsatifs et dérivants ou s'appariant au motif du faisceau d'antenne. Leur traitement nécessite l'emploi des transformés de Fourier sur diverses phases, fréquences et durées. Chaque ordinateur traite une partie de la bande passante (2.5Mhz) à la recherche de signaux gaussiens (continus). |
Université de Californie à Berkeley + de nombreuses institutions et entreprises. | Site[26] |
| SETI@Home Beta | Projet fournissant un environnement de test pour les applications s'exécutant ensuite sur SETI@Home. | Université de Californie à Berkeley, | Site[29] |
| Universe@Home | Sous la houlette du professeur polonais Krzysztof Belczyński qui a développé le code du logiciel StarTrack (simulant les interactions de populations stellaires hétéroclites), étude d'un large éventail de phénomènes astronomiques : de la naissance des étoiles jusqu'à leur disparition (effondrement, supernova, etc.).
Étude de leur population et répartition dans l'univers. Trois aspects particuliers sont examinés : * les sources X Ultralumineuses dont la nature n'est pas totalement expliquée (trou noir, étoile à neutron). Comparaison des simulations avec les observations astronomiques. * les ondes gravitationnelles qui ont été prédites par Albert EINSTEIN et imaginées par Krzysztof Belczyński en comme étant la conséquence d'un système binaire comprenant deux trous noirs en train de fusionner. Apprentissage de détection de signaux réels à partir des simulations. * les supernovas de type Ia qui constituent de véritables chandelles cosmiques permettant de mesurer l'expansion de l'univers. Comprendre leur genèse et leur influence dans l'évolution de l'univers. Une nouvelle étude a été lancée sur l'évolution dans le temps, du spin ou moment cinétique des trous noirs évoluant dans des systèmes binaires. Différents modèles théoriques sont comparés afin de vérifier leur validité. |
Université de Varsovie, | Site[30] |
Biologie et médecine
| Nom du projet | Description du projet | Partenaire
Localisation | Adresses
sources |
|---|---|---|---|
| DENIS@Home | Création d'une base de données reprenant les résultats, déjà publiés, d'explorations électrophysiologiques réalisées sous différentes conditions.
Modèles étudiés : Ventricule humain, Endocarde et Épicarde. protocole : 3 000 cycles de stimulation du modèle avec des longueurs variables de cycles, enregistrement des valeurs des marqueurs au dernier cycle, durée d'action potentielle avec différent pourcentage de repolarisation, concentration ionique maximale et minimale durant la systole et la diastole au cours du derniers cycle. Calculer et prédire les effets de médicaments sur le cœur et ses cellules par l'exploitation de données issues d'enregistrements d'électrocardiogramme dans diverses pathologies étudiées (fibrillation ventriculaire, arythmie ventriculaire, ischémie, hyperkaliémie). Déterminer les biomarqueurs physiologiques (calcium, sodium, potassium, etc.) propres à chaque pathologie, et étudier d'autres modèles en prenant en compte la diversité des cellules cardiaques pour des individus différents. | Université San Jorge, | Site[31] |
| GPUGrid.net | Utiliser la puissance des cartes graphiques (Nvidia CUDA ainsi que les ATI OpenCL) pour calculer les repliements des protéines et leur comportement sur des maladies comme
La chimie numérique et la dynamique moléculaire sont omniprésentes dans ces calculs distribués. | Université Pompeu Fabra | Site[32] |
Deux objectifs sont visés :
Les modèles de générateurs de molécules vont offrir un moyen de prédire leurs caractéristiques , d'évaluer leur coût de synthèse, et de naviguer dans un immense espace moléculaire. Des perspectives s'ouvrent dans le criblage de nouvelles molécules aux multiples applications potentielles (énergie, médecine, matériau, etc.). Le code d'invitation nécessaire pour participer est : 3VwMu3-eTCg32 | université d'Angers, Angers, France | Site | |
| RALPH@Home | Projet testant en avant-première les applications tournant sous Rosetta@home dans le but d'éviter les bugs de fonctionnement (surcharges ou paralysies) entrainant le blocage des calculs numériques.
Chaque mise à jour, nouvelle unité de travail ou nouvelle version est simulée avant sa mise en production effective sur Rosetta@home. | Université de Washington | Site[33] |
| RNA World | Les molécules d'ARN sont au cœur des réactions intra et extra-cellulaires. Elles servent de transition entre l'information codée dans l'ADN et les fonctions exprimées par les protéines.
Chaque protéine dans une cellule est produite à partir de molécules transitoires synthétisées, appelées ARN messager (ARNm). Cet ARNm est traduit par une machinerie cellulaire (le ribosome) dans sa protéine correspondante. Celui-ci est constitué d'un assemblage de plusieurs molécules ARN à activités catalytiques. Les acides aminés constitutifs de la protéine sont véhiculés grâce à l'ARN transfert (ARNt). Les dernières recherches indiquent que ce sont les micro-ARN (miARN) qui différencient les cellules dans leur destination finale et qu'une altération de ceux-ci est la cause de maladies comme le cancer. Ce projet a pour but de comprendre tous ces mécanismes. Le logiciel Infernal[34] répertorie tous les membres de toutes les grandes familles d'ARN de tous les organismes connus. Les résultats sont mis à disposition du public et la base de données bio-informatique Rfam[35] est ensuite complétée. | Association sans but lucratif Rechen kraft.net e.V | Site[36] |
| Rosetta@home | Ce projet de biologie tente de prédire les structures tridimensionnelles macromoléculaires des protéines et leurs interactions. À partir du séquençage de la protéine, l'application informatique détermine quelle est la configuration spatiale ayant la plus basse énergie. Ce minima correspond à la disposition naturelle, la plus stable, que prend la protéine dans la réalité. C'est sa structure globulaire, intriquée qui oriente sa fonction, son rôle. Avec le temps, les résultats de simulation, obtenus dans le laboratoire de David Baker, deviennent de plus en plus précis et permettent l'étude de protéines de plus en plus complexes. Cette approche permet de concevoir de nouvelles protéines de synthèse dont l'action reste à évaluer. Ces méthodes numériques nécessitant une grille informatique sont bien moins onéreuses que la cristallographie à rayon X ou la résonance magnétique nucléaire. À terme, ce projet permettra de comprendre les causes des pathologies humaines, maladies génétiques ou non, afin de mieux les soigner.
En 2020, le projet collabore avec le projet non-BOINC Folding@home pour étudier le SARS-CoV-2[réf. nécessaire]. Une approche ludique pour résoudre ces problèmes de repliement de protéine est aussi possible avec le jeu vidéo Foldit. | Université de Washington | Site[37] |
| TN-Grid | Recherche du réseau de gènes corrélés, impliqués dans deux types de maladies :
Il collabore avec le projet genome@home. Les données sont issues du projet FANTOM. Leurs précédentes recherches avaient été effectuées sur des organismes moins évolués tels que les bactéries Escherichia coli et Pseudomonas aeruginosa, ainsi que les plantes Arabidopsis thaliana et Vitis vinifera (résultat). Le code invitation est : science@tn | Conseil national de la recherche, Université de Trente, | Site[39] |
Mathématiques et Informatique
| Nom du projet | Description du projet | Partenaire
Localisation |
Adresses
sources |
|---|---|---|---|
| La conjecture de Collatz, aussi appelée conjecture de Syracuse, défie les mathématiciens les plus brillants, depuis des décennies.
Son énoncé est : Théorème — et ,
Elle est à ce jour, non démontrée. Son indécidabilité n'est pas non plus établie. C'est pourquoi ce projet calcule n, le temps de vol de la suite, tel que Un = 1, pour de grands entiers N compris entre 271 et 272 (plage non explorée jusqu'à présent). Si une suite n'atteignait pas la valeur 1, la conjecture pourrait être ainsi réfutée. Au , le temps de vol le plus long est n = 2 739 pour l'entier N = 2 382 737 577 286 911 665 266. |
Privé | Site[40] | |
| Projet de cryptanalyse de la machine Enigma. Les communications militaires émises par l'armée allemande ou interceptées par les forces alliées au cours de la deuxième guerre mondiale n'ont pas toutes été déchiffrées à ce jour.
Initialement, ce projet devait décrypter trois messages codés, en par la machine Enigma, composée de quatre rotors (le troisième message a été craqué le (voir le message[41]) ; depuis le projet traite divers messages cryptés avec Enigma, mais composée de trois rotors. Les attaques sont de type « attaque sur chiffré seul ». Le programme est réalisé en langage python. Les combinaisons du tableau de connexion sont évaluées par des méthodes itératives d'amélioration par escalade alors que les combinaisons des rotors sont l'objet d'attaque par force brute. Cette différenciation permet une réduction sensible des calculs nécessaires au décryptage. |
Privé ?
Stefan Krah |
Site[42] | |
| Ce projet vise à optimiser les logiques de contrôle d'un processus exécutant des tâches parallèles. L'approche retenue est la création d'un multi-contrôleur, constitué par l'assemblage en réseau, de contrôleurs logiques élémentaires de taille identique.
(Un cas d'application possible : le contrôle d'une usine d'assemblage entièrement automatisée où tous les robots évoluent ensemble). Chaque opération logique de contrôle et de commande peuvent être représentées sur un graphe système qui va être partitionné en sous ensembles fonctionnels (bloc) sans tâche parallèle. Chaque bloc répertorié est coloré et assigné à un contrôleur logique élémentaire.Chaque contrôleur est ensuite interconnecté aux autres contrôleurs élémentaires. Le nombre de blocs de partitionnement, la taille choisie des contrôleurs élémentaires, contraints par leur nombre d'entrées-sorties limité, la manière de découper les blocs et la longueur des câblages ont une influence sur le coût et les degrés de liberté offerts par la solution évaluée (chevauchement fonctionnel, résilience, tolérance aux pannes du système). L'optimisation du multi-contrôleur logique, constitué d'un nombre considérable de contrôleurs élémentaires pouvant aller jusqu'à plusieurs dizaines de milliers est un problème NP-complet que le chercheur russe Vatutin Eduard I tente de résoudre par des méthodes heuristiques diverses(algorithme glouton, méthode cohérente). Il compare chaque méthode avec l'aide des volontaires BOINC, en modifiant les conditions initiales pour pouvoir évaluer leur efficacité et leur domaine d'action privilégié au travers de critères de qualités. |
Russie | Site[43] | |
| Recherche autour de plusieurs variantes du problème sur les générations aléatoires infinies d'évènements appelé aussi paradoxe du singe savant.
Aléatoirement, des chaines de caractères sont créées, le projet examine les résultats au vu de certains critères retenus. Le thème de la version no 1 est l'existence ou non du mot généré dans un dictionnaire d'une ou plusieurs langues spécifiques (polonais, anglais, etc.), celui de la version no 2 est l’obtention d'un mot partiel sur au moins les six premiers caractères (exemple choisi : avoir au moins « CHRIST » pour « CHRISTMAS »), celui de la version no 3 est l'existence ou non du passage d'un texte inclus dans les œuvres de Shakespeare. |
Privé, | Site[45] | |
Projet cryptographique autour de la sécurité des algorithmes de chiffrement actuels. En utilisant la puissance cumulée des ordinateurs des adhérents au projet, la pertinence d'utilisation de l'algorithme est évaluée par attaque par force brute, au cours d'un défi numérique. Un message chiffré est créé au moyen d'une clef secrète par un tiers indépendant. Le serveur répartit aléatoirement les clefs à chaque ordinateur client participant. Le premier qui le déchiffre remporte l'épreuve et accessoirement une partie de la récompense mise en jeu. Le temps de résolution et les moyens déployés pour le déchiffrer sont enregistrés afin de déterminer la protection effective que ce moyen de chiffrement autorise. Par le passé, plusieurs méthodes de chiffrement ont été expertisées de la sorte :
* « RC5-56 challenge » : mise en place en , 212 jours de résistance ; * « DES II-1 challenge » : mise en place en , 40 jours de résistance ; * « DES III challenge » : mise en place en ; 24 heures de résistance ; * « CS-Cypher challenge clef 56 bit » : mise en place en , 60 jours de résistance ; * « RC5-64 challenge » : mise en place en , 175 jours de résistance. La compétition actuelle est « RC5-72 », mise en place par les laboratoires RSA depuis le mois de . L'algorithme audité est RSA avec une clef de 72 bits. L'espace des clefs possibles est 256 fois plus grand que celui du défi « RC5-64 » (72 - 64 = 8 bits, 28 = 256). |
Privé | Site[46] | |
Divers algorithmes de factorisation sont mis en œuvre. Le plus usité actuellement est GNFS. L'American Mathematical Society a fait paraître en , la 3e édition des résultats obtenus[48]. |
Université d'État de Californie à Fullerton, Californie, États-Unis | Site[49] | |
| Recherche sur la théorie des nombres.
Le chercheur en mathématiques Eric D. Driver a mis au point un algorithme de recherche des polynômes formels minimaux, de degré n égal à 10 : , avec , en rapport avec les corps de nombre. Les ordres inférieurs, ne nécessitant pas de calcul intensif, ont déjà été explorés.Les résultats correspondants sont accessibles ici[50]. Son travail s'est inspiré des recherches précédentes, menées respectivement par J. Martinet (The computation of sextic Fiels With a Quadratic Subfield) et J. Hunter (The minimum discriminants of quintic fields), publiées par l'American mathematical society. Sa dissertation[51] (thèse) de 132 pages en anglais, explique en détail la méthodologie employée. Sa compréhension requiert la connaissance entre autres des extensions de corps finis, des groupes de Galois, ainsi que de la théorie des corps de classe. Les connaissances acquises, grâce à ce projet, pourrait avoir des retombées
|
École de mathé- matiques, |
Site[52] | |
| ODLK | Recherche autour des carrés latins de rang 10 (10 lignes × 10 colonnes). Le projet est géré par Natalia Makarova, mathématicienne russe. À la suite d'une faiblesse du serveur informatique et d'un manque de compétence dans la maintenance de ce projet, elle a été conduite à créer un deuxième projet ODLK1 et à s'associer avec le projet T.Brada Experimental Grid. Elle est à la recherche d'un appui financier ou de parrainage universitaire pour pouvoir mener correctement son projet. | Privé Russie |
Site |
| ODLK1 | Recherche autour des carrés latins de rang 10 (10 lignes × 10 colonnes). Il s'agit de générer des carrés latins diagonaux et d'établir leur degré de pseudo-associativité. Un carré latin est diagonal lorsque chacune de ses diagonales constitutives est remplies par la totalité des éléments présents dans le carré, sans qu'il y ait une répétition ou une omission de ceux-ci. Le degré d'associativité est calculée en fonction du nombre de cellules du carré qui respectent cette propriété : « l'addition de deux cellules du carré, symétriquement opposées au centre du carré est constante ». Le projet est géré par Natalia Makarova, mathématicienne russe. | Privé Russie Italie |
Site |
| recherche de contre-exemples à la conjecture d'Agrawal.
Manindra Agrawal, Neeraj Kayal et Nitin Saxenaun, trois mathématiciens indiens ont élaboré un algorithme déterministe, inconditionnel en temps polynomial pour tester la primalité d'un entier n, nommé AKS. Ils ont repris une généralisation du petit théorème de Fermat : Voici le pseudo-code associé : Bien qu'une heuristique créée par Hendrik Lenstra et Carl Pomerance ait prouvé qu'il existait une infinité de contre-exemples, aucun n'a pu être trouvé jusqu'à présent, pour . Roman Popovych propose une variante de la conjecture initiale qui éliminerait cet aléa en proposant : Conjecture Popovych — Soient r et n, deux entiers positifs,
Cette nouvelle conjecture modifiée doit être vérifiée. |
Université de sciences appliquées, Wiesbaden, | Site[53] | |
| PrimeGrid | Projet de recherche de nombres premiers de plus en plus grands (constitués de plusieurs millions de chiffres), qui ambitionne de contribuer par son approche calculatoire à l'élaboration de nouvelles propositions mathématiques dans la théorie des nombres et de vérifier la robustesse des algorithmes cryptographiques actuellement utilisés.
Plusieurs sous projets sont actifs : |
Privé | Site[54] |
| RakeSearch | Projet qui étudie l'existence et la propriété d' orthogonalité des carrés latins diagonaux de rang 10 (carrés composés de 10 lignes et 10 colonnes) au travers des permutations des lignes qui les constituent. Un carré latin est diagonal, si ses diagonales ne comportent qu'une seule fois chaque élément présent en leur sein, à l'instar de ses lignes et de ses colonnes. | Centre de recherche carélien de l'Académie des sciences de Russie, [Petrozavodsk], Russie | Site |
| Projet de recherche qui étudie les problèmes relatifs à l'inversion des fonctions discrètes (exemple : logarithme discret), à l'optimisation discrète, ou encore liés à la bio-informatique. Les problèmes initiaux sont réduits, en les convertissant par une approche SAT, lorsque celle-ci est possible.
Le théorème de Cook-Levin démontre que le problème SAT est NP-complet. Chaque contrainte réduite du problème initial, est décomposée en forme normale conjonctive (FNC) d'expressions booléennes, qui peuvent être plus rapidement évaluées, sur une architecture distribuée de calculateurs numériques, travaillant en parallèle. Les derniers travaux ont permis d'avancer dans le domaine de la cryptanalyse
Actuellement, un autre type de problème mathématique est en cours d'étude, lié à la composition de carrés latins orthogonaux entre eux, afin d'obtenir des carrés gréco-latins (chaque élément composé du carré, ainsi constitué, n'apparaît qu'une seule et unique fois par ligne et colonne). C'est le mathématicien suisse Leonhard Euler qui a initié ces interrogations autour de l'existence de solutions, en prenant comme critère l'ordre du carré latin (c'est-à-dire le nombre de lignes ou de colonnes). |
Institut des problèmes de transmission d'informations,
département des calculs distribués, académie russe des sciences, |
Site[55] | |
| SRBase | Projet de recherche sur la théorie des nombres qui dresse l'inventaire des nombres de Sierpinski et des nombres de Riesel de base b, sur une plage calculatoire définie où la base b varie de 2 à 1 030. L'objectif est de prouver certaines conjectures non résolues.
Pour chaque base b donnée, il faut trouver, par exemple, le plus petit entier k tel que les nombres (Sierpinski et Riesel) générés soient composés pour tous les entiers n. Les résultats trouvés et les plages de nombres restant à calculer sont repris dans des compilations de tables où tout un chacun peut choisir de réserver une plage de calcul précise, en fonction de critères ou d'affinités qui lui sont propres. Afin d'éviter les doublons de calcul avec le projet PrimeGrid qui est plus axé sur la base 2, une coordination (mersenneforum.org) est mise en place. Les résultats sont ainsi partagés, évitant de les résoudre inutilement, plusieurs fois. Ils sont accessibles ici[56], en anglais. |
Privé | Site[57] |
|
Privé Slovaquie | Site | |
| Effectuer des recherches en théorie des nombres sur les « nombres de Mersenne +2 ».
Ces nombre sont donc de la forme . Le but est de trouver les facteurs qui les composent, s'ils existent ou de déterminer leur primalité. L'algorithme employé se nomme WEP (Wanless Extended Proth), protégé par copyright. Son comportement est toujours en cours d'évaluation car la preuve de sa justesse mathématique n'a pas été formellement réalisée. Il utilise une base aléatoire dans son déroulement. L'auteur du projet, James Wanless, décompte le nombre de fois qu'un même diviseur est trouvé et apprécie la part entre les petits et les grands diviseurs, découverts. Au , c'est P2203 = qui est en cours de traitement. Le seul diviseur premier à 12 chiffres découvert à ce jour est 208 613 913 329. |
Privé, | Site[58] | |
Ce projet collecte les données des ordinateurs clients qui sont affiliés à un ou plusieurs projets BOINC, autre que lui-même. Les informations recueillies sont inventoriées et catégorisées en fonction des
Les restitutions statistiques autorisent la comparaison des caractéristiques des projets et l'évaluation des performances des différentes configurations matérielles utilisées. Cela permet un choix raisonné, dans l'adhésion à un projet et l'achat d'un périphérique informatique adapté, lors de son renouvellement. Cela offre un échantillon représentatif du parc informatique utilisé, aux concepteurs de projets et constitue une aide à la décision possible pour leurs démarches d'optimisation. .Ce projet, lancé par un membre actif de l'alliance francophone dont le pseudonyme est « Sebastien », nécessite peu de ressources en calcul. |
Privé, | Site[59] |
Réseau de capteurs
| Nom du projet | Description du projet | Partenaire
Localisation |
Adresses
sources |
|---|---|---|---|
| Quake Catcher Network | Ce projet de recherche poursuit plusieurs buts complémentaires :
Le projet permet le téléchargement de deux logiciels informatiques QCN et QCN Live. QCN permet de renseigner le réseau, en l'enrichissant des données collectées par les adhérents internautes, et donne une représentation visuelle des phénomènes observés à l'échelle planétaire. QCN Live offre les mêmes fonctionnalités mais recueille et retrace, isolément, les évènements mesurés, dans le périmètre local du capteur personnel étudié. Cela permet de simuler dans une classe d'élève, un tremblement de terre sans interférer avec le reste du réseau. D'autres instituts sismologiques à travers le monde hébergent des serveurs QCN afin de faciliter le déploiement de capteurs à l'échelle régionale:
|
Partenariat entre l'université de Stanford et l'université de Californie basée à Riverside.
Migration des serveurs à l'institut technologique de Californie (CALTECH) |
Site[62] |
| Ce projet expérimental a été conçu pour répondre aux préoccupations écologiques et sanitaires des populations, à la suite de l'accident nucléaire de Fukushima.
C'est un projet, indépendant, à but non lucratif, établissant une radioprotection basique, axée sur la constitution d'un réseau d'alerte de dosimètres personnels. Il est géré par une équipe polonaise de bénévoles : « BOINC@Poland ». Ces capteurs de radioactivité, à faible coût, sont vendus en kit ou à construire entièrement par soi-même. De bonnes connaissances en électronique et soudage sont nécessaires :
Ces capteurs sont en fait des compteurs Geiger adaptés. Ils permettent la mesure du rayonnement ionisant ambiant, de type gamma. Les résultats graphiques des relevés périodiques de mesures sont observables, sur un planisphère évolutive qui répertorie l'emplacement des réacteurs nucléaires en activité ainsi que celui des capteurs personnels d'enregistrement. Des améliorations matérielles et logicielles interviennent, régulièrement, pour optimiser la réalisation et le coût de ce capteur expérimental, en fonction des discussions échangées sur leur forum. |
Privé | Site[64] |
Sciences cognitives et Intelligence Artificielle
| Nom du projet | Description du projet | Partenaire
Localisation |
Adresses
sources |
|---|---|---|---|
| Ce projet de recherche, à but non-lucratif, promeut l'utilisation des sciences cognitives pour la compréhension, de la nature de l'esprit humain (fonctionnement, limite, évolution, etc.).
Plusieurs champs disciplinaires sont étudiés : la linguistique, l’anthropologie, la psychologie, les neurosciences, la philosophie, l'intelligence artificielle. Les neurosciences cognitives s'intéressent à la vigilance, l'attention, la perception, la vision, l'audition, l'olfaction, le goût, la prise de décision, le langage, la mémoire, l'apprentissage moteur, et sont observables par le biais de techniques expérimentales (EEG, MEG, IRMf, TEP, SPECT, Stimulation magnétique trans crânienne, méthodes expérimentales de Psychologie cognitive, Psychométrie). La Cognitive Science Society[65], association à but non-lucratif, tente de fédérer les initiatives des chercheurs intéressés par ce domaine et crée un environnement de travail et de dialogue, propice aux échanges de toutes sortes (publications, conférences annuelles, partenariats universitaires, cours). Les problèmes examinés sont modélisés, simulés et comparés aux données expérimentales afin d'évaluer leur pertinence (exemple : modèles cognitifs de recherche d'information). Le serveur BOINC a été mise à jour, en , pour permettre l'utilisation plus aisée d'applications, évoluant avec des langages de programmation informatique variés (Python, PyPy, Rpython, Java, MATLAB, Lisp, etc.). Les échanges entre chercheurs sont ainsi facilités. |
Université de Dayton ,
Ohio, Fairborn, Ohio, |
Site[66] |
Sciences de la Terre
| Nom du projet | Description du projet | Partenaire
Localisation |
Adresses
sources |
|---|---|---|---|
| Climateprediction.net | Ce projet, en partenariat avec le Met Office, a pour but de modéliser le climat terrestre et d'élaborer des projections climatiques jusqu'en .
Trois principaux ressortent de ce projet :
Le climat peut être considéré comme un système global non-linéaire, constitué de sous-systèmes non-linéaires en interaction (l'atmosphère, les eaux de surface, la cryosphère, la lithosphère et la biosphère) soumis au rayonnement solaire. De nombreux mécanismes doivent être pris en compte : le bilan radiatif de la Terre, les cycles biogéochimiques (carbone, eau, souffre, etc.), les éruptions volcaniques, l'ozone, la circulation atmosphérique, la circulation des courants marins, etc.). Chaque internaute adhérent, simule un cas théorique où les conditions initiales, la part de variabilité des paramètres dynamiques physiques (formation nuage, précipitations, etc.) ainsi que la prépondérance des paramètres extérieurs déterminants (soleil, gaz à effet de serre, éruptions, etc.) sont déterminées. Ce traitement est long (15 à 45 jours de calculs selon les configurations matérielles). Mais les chercheurs peuvent ensuite, à partir de scénarios envisagés, naviguer dans ces simulations effectuées, avec un émulateur, et obtenir des prospectives d'autant plus réalistes qu'il y aura eu de simulations entreprises. |
Université d'Oxford, | Site[67] |
Finance
| Nom du projet | Description du projet | Partenaire
Localisation |
Adresses
sources |
|---|---|---|---|
| ... | ... | ... | ... |
Divers
| Nom du projet | Description du projet | Partenaire
Localisation |
Adresses
sources |
|---|---|---|---|
| BURP | C'est l'acronyme de Big and Ugly Rendering Project.
Ce projet de calcul distribué propose de partager le calcul de rendu d'objets ou d'animations 3D, réalisés avec le logiciel de 3D, libre et gratuit, Blender. Il est en phase d'alpha-test public. Le calcul du rendu d'une image 3D s'effectue, à l'aide du moteur de rendu 3D (nommé Cycles) et dépend de divers paramètres quantitatifs et qualitatifs : le nombre de facettes ou polygones qui composent les éléments présents dans la scène 3D, la nature des matériaux, leur texture appliquée, leur(s) couleur(s), leur indice de réfraction, la radiosité, le positionnement et les caractéristiques des sources de lumière (soleil, spot, écran réflecteur, etc.). Chaque rayon lumineux de la scène est simulé, suivant une profondeur de calcul déterminée par l'infographiste 3D (choix possible entre illumination globale ou locale). Le nombre choisi de fois qu'un même rayon lumineux traverse un matériau, se réfléchit, ou se réfracte, va déterminer un rendu visuel, qui se rapprochera de l'intention finale de l'infographiste : rendu photoréaliste ou atmosphère artistique soignée. Ce calcul numérique de rendu d'images et (ou) d'animations, chronophage et mobilisateur en ressources informatiques est donc distribué aux internautes volontaires. Cela aide avantageusement l'infographiste, qui ne dispose pas nécessairement d'une configuration matérielle puissante. |
? | Site[68] |
- Précision
Le descriptif des projets a été réalisé en prenant en compte les informations contenues à l'intérieur de chaque site, consacré à un projet. Ces sources souvent exprimées, en anglais, et présentes dans la majorité des cas, dans les pages d'accueil ou dans les pages internes d'approfondissement (« science » , « home page » ou « project home ») ont été traduites et résumées pour retracer les grandes lignes directrices et objectifs de chaque projet.
Les critères de sélection
Le contributeur à un projet détermine son adhésion en fonction de plusieurs paramètres :
- l'intérêt du projet (domaine de recherche concerné, mission publique ou privée, à but lucratif ou désintéressé)
- la capacité de traitement de son périphérique (vitesse de calcul, système d'exploitation, accessibilité au réseau)
- le cadencement et la durée des unités de travail proposées en adéquation avec le temps d'utilisation journalier de son périphérique
- la publication des résultats trouvés comme preuve de l'avancement du projet et comme justification de l'investissement de chacun
Réglages ultimes pour une configuration matérielle limitée
Afin de fluidifier le comportement et la réactivité du périphérique en fonctionnement, trois options peuvent être suivies :
- installer BOINC en tant que service (stabilité accrue mais performance moindre car non utilisation de la carte graphique) ;
- paramétrer dans l'interface web du projet choisi, le partage des ressources logicielles (en pourcents) entre les divers projets éventuels et dans l'interface graphique du client BOINC, le pourcentage maximal de temps de calcul du processeur à ne pas dépasser ;
- limiter le nombre d'unités de travail simultanées pour un même projet en plaçant dans le dossier du projet, un fichier de type ASCII, nommé app_config.xml (et surtout pas un fichier texte se terminant en *.txt), crée avec l'éditeur de texte, Notepad par exemple, dans le cas de Windows et qui contient le code suivant :
où N doit être remplacé par le nombre de cœurs logiques maximal à utiliser simultanément (Commencer par 1 et augmenter jusqu'à la limite de réactivité jugée acceptable). Attention, la prise en compte de ce fichier ne s'effectue qu'au démarrage du client BOINC ou parfois à la conclusion de l'unité de travail en cours.
D'autres possibilités d'ajustement du client BOINC, en fonction de vos besoins propres, sont accessibles dans le wiki[69] consacré à la configuration du client de BOINC.
Réglages utiles pour une gestion simultanée de plusieurs projets
Outre les ajustements spécifiques à fixer sur chaque projet BOINC calculé, dans leur répertoire spécifique, il est possible de définir le comportement global du client BOINC, en modifiant la valeur de certains paramètres dans le fichier cc_config.xml, placé dans le répertoire de données BOINC (voir emplacement ci-dessus, suivant le système d'exploitation utilisé).
- Le nombre total P maximal de processeurs logiques que le client BOINC doit utiliser, globalement, peut-être modifié. Il suffit de changer le paramètre <ncpus>
Par défaut, P = -1 (tous les processeurs logiques sont utilisés). La valeur choisie doit être inférieure ou égale au nombre de processeurs logiques, présents sur la machine concernée.
- L'ordonnanceur BOINC du serveur peine parfois à répartir les unités de travail des différents projets au vu des arbitrages locaux réalisés par chaque contributeur sur le partage des ressources (temps de calcul machine réparti et nombre de processeurs alloués) pour chaque projets. Il se base sur la quantité de travail validée pour chaque projet, pour déterminer la priorité d'attribution des unités de travail, sans tenir compte des contraintes locales spécifiés par le contributeur. Afin de contourner cette restriction, c'est-à-dire que tous les projets reçoivent des unités de travail, le paramètre <fetch_on_update> peut-être changé.
Par défaut, il est à 0.Seuls les projets à haute priorité reçoivent des unités de travail. En le modifiant à 1, lors de la mise à jour du projet dans l'interface graphique du client, manuelle ou automatique, tous les projets récupèrent au moins une unité de travail à exécuter.
Informations complémentaires
La plupart des projets ont un site internet qui précise leurs détails, leur avancement, et leurs orientations à venir, mais sont souvent en anglais.
Heureusement, le site de l'Alliance Francophone regroupe des contributeurs parlant le français, et s'attache à rendre accessible toutes ces petites particularités et articles épisodiques qui relatent les questionnements autour de tous ces projets.

