Siracide

un livre sapientiel de l’Ancien Testament écrit vers 200 av. J.-C. From Wikipedia, the free encyclopedia

Le Siracide, appelé aussi l'Ecclésiastique ou Le Livre de Ben Sira le Sage, en grec Sagesse de Sirakh (Sophia Sirakh), est l'un des livres sapientiaux de l'Ancien Testament écrit vers 200 av. J.-C. Le Siracide tient son nom de son auteur, Yéshoua Ben Sira, ou Ben Sirach.

Auteur traditionnelBen Sira
Datation traditionnellevers 200 av. J.-C.
Nombre de chapitres51
Faits en bref Auteur traditionnel, Datation traditionnelle ...
Siracide
Image illustrative de l’article Siracide
« Alle Weissheit ist bey Gott dem Herrn… » (Siracide, premier chapitre, traduction allemande), artiste anonyme, 1654

Auteur traditionnel Ben Sira
Datation traditionnelle vers 200 av. J.-C.
Nombre de chapitres 51
Canon biblique Littérature sapientiale
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Textes conservés

Le Siracide est un texte écrit à l'origine en hébreu[réf. nécessaire] mais pendant des siècles cet original était considéré comme perdu et seule la traduction grecque des Septante subsistait. Cependant, entre 1896 et 1900 quatre fragments en hébreu sont retrouvés dans la Guéniza de la synagogue du Caire. D'autres fragments ont été retrouvés à Qumrân puis dans les ruines de la forteresse de Massada[1].

Canonicité

Les juifs et les protestants considèrent ce livre comme apocryphe, et par conséquent non canonique ; les juifs alexandrins et les chrétiens orthodoxes l'ont considéré dès l'origine comme un livre saint : on peut y voir deux visions opposées de la sagesse, élaborées à une époque où de grandes controverses allaient aboutir à la formation des « sectes » juives..

En Occident, la défiance à l’égard de l’Ecclésiastique a longtemps persisté, malgré les avis favorables de Cyprien de Carthage (La condition mortelle de l'homme, 9, t. IV, col. 588), d’Ambroise de Milan (La mort est un bien, 8, t. XIV, col. 556), d’Optât (Traité contre les donatistes, III, 3, t. XI, col. 1000). Dans La Cité de Dieu, Augustin d'Hippône va jusqu'à affirmer[2] que l’autorité de l’Ecclésiastique, comme d’ailleurs celle des autres livres deutérocanoniques, est acceptée depuis longtemps dans l’Église et surtout en Occident, et il l’invoque contre les hérétiques ; mais Jérôme de Stridon était d'une opinion plus nuancée : tout en le considérant comme inspiré, il émettait des doutes sur sa canonicité et pensait que, si on peut l’employer pour l’édification des fidèles, on ne saurait s’en servir pour prouver le dogme. L'autorité du Décret de Gélase a incité l’Église romaine à entériner la canonicité de l’Ecclésiastique, et c’est bien l’idée de la tradition toute entière qu'a consacré le concile de Trente, en posant en principe l’inspiration et la canonicité de l’Ecclésiastique[3].

Depuis lors, les protestants sont les seuls à en rejeter la valeur scripturaire ; les catholiques le considèrent comme un livre saint.

Analyse

L'ouvrage est un mélange de deux genres littéraires : tantôt des « proverbes », tantôt des développements structurés qui proposent des réflexions sur un sujet. Il s'agit toujours de la « Sagesse », représentée comme une personnification de la Sagesse divine. Généralement, est proposée une division du livre en deux grandes parties : des chapitres 1 à 23 et des chapitres 24 à 50. Ces deux parties sont précédées d'un prologue, présent seulement dans le texte grec, et débouchent sur une conclusion qui occupe les trois derniers versets du chapitre 50 et le chapitre 51[4].

La fin de l'ouvrage exalte des personnages historiques, comme le font les Livres des Maccabées. Vers la fin du Ier siècle, il est exclu du canon biblique par les rabbins pharisiens. Il est cependant populaire parmi les Juifs et il est cité dans le Talmud et dans la littérature rabbinique qui en approuve certains passages[5].

Références

Bibliographie

Liens externes

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