Loire 11

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Le Loire 11 est un monoplan triplace polyvalent français conçu et construit par Loire Aviation[3], société basée à Saint-Nazaire. C'est la première conception originale de la société[4].

Constructeur Loire Aviation
RôleAvion polyvalent
Statutprojet abandonné
Premier vol2e semestre 1930[1]
Faits en bref Constructeur, Rôle ...
Loire 11
Vue de l'avion.
Le Loire 11

Constructeur Loire Aviation
Rôle Avion polyvalent
Statut projet abandonné
Premier vol 2e semestre 1930[1]
Nombre construits 2 prototypes
Équipage
3
Motorisation
Moteur Lorraine 9N Algol (en)
Nombre 1
Type Moteur en étoile
Puissance unitaire 300 ch (220 kW)
Dimensions
Envergure 16,5 m
Longueur 10 m
Hauteur 3,25 m
Surface alaire 35 m2
Masses
À vide 1 120 kg
Maximale 1 920 kg
Performances
Vitesse maximale 201 km/h
Plafond 5 000[2] m
Rayon d'action 600 km
Fermer

Il est conçu pour répondre à un besoin de transport polyvalent pour une exploitation dans toutes les colonies françaises d'outre-mer[3],[4]. Il s'agit d'un monoplan à aile haute à haubans pouvant accueillir jusqu'à trois occupants, et propulsé par un seul moteur radial Lorraine 9N Algol (en) de 300 hp (224 kW)[5]. Deux prototypes sont achevés en 1930. Cependant, le projet est abandonné un an plus tard, le modèle n'ayant pas suscité l'intérêt du gouvernement français[4].

Conception et développement

Au début des années 1930, l'avionneur français Loire Aviation choisit d'élargir son champ d'activité en créant de nouveaux ateliers et en se lançant dans la construction de nouveaux appareils. L'un de ces nouveaux modèles, baptisé Loire 11, présente une technique alors innovante de construction métallique, ainsi que d'autres solutions originales[3].

Matériaux

Le duralumin est largement utilisé tout au long de sa construction, sous diverses formes : tôles, bandes, canaux ouverts, ainsi que, de manière limitée, pour des pièces de forme spéciale telles que des brides et des tubes. Certains accessoires sont en acier. Plusieurs composants, dont les pédales de direction, les supports et les cales d'épaisseur, sont en Alpax coulé[3], et il n'y a pas de pièce soudée à l'autogène[6].

Voilure

La structure de cette aile repose en grande partie sur une série de poutres en L, les entretoises étant placées entre elles à un angle de 60 degrés. Le profil de ces entretoises correspond aux sections obliques de l'aile qui soutiennent le revêtement au moyen de bandes. Cette technique de construction a fait l'objet d'un brevet[6],[7].

Les principaux avantages de cette structure :

- Les éléments de compression, qui courent sur toute la hauteur du profil, et qui sont reliés entre eux par des lisses, empêchent les longerons de se "coucher", et fonctionnent pour contreventer l'aile sans risque de flambage ou de déformation.

- Le contreventement transversal est relativement léger, tout en atteignant un niveau élevé de rigidité en torsion. Le revêtement peut être fixé à l'aile après le montage de cette dernière sans risque de déformation pendant le travail de rivetage[6].

- Les entretoises sont reliées entre elles et aux longerons par un grand nombre de goussets standardisés, tous identiques. Cela permet une fabrication économique[6]. L'utilisation de poutres en forme de plaques rivées entre elles a été intentionnellement évitée. A la place, partout où cela est possible, comme les âmes et les entretoises des longerons, une tôle simple qui est allégée par des trous triangulaires ou circulaires, avec des bords sertis. Cela minimise le rivetage[8].

L'aile se compose d'éléments démontables[9].

De par sa configuration de base, l'aile du Loire 11 est elliptique avec un léger dièdre[9]. Elle est équipée d'une paire d'ailerons conventionnels à commande différentielle, ainsi que d'une paire d'ailerons auxiliaires facilitant les atterrissages sur terrain accidenté. Chaque moitié de l'aile est fixée au fuselage, à la partie supérieure de la cabine. Elle est dépourvue de nervures conventionnelles, tandis que le revêtement est fixé soit à des lisses, soit à des longerons[9].

Le Loire 11 de profil

Fuselage

La structure du fuselage repose sur les mêmes principes que celle de l'aile. Il est constitué d'une paire de poutres verticales, renforcées par une série de cadres transversaux, eux-mêmes rivetés à des goussets[9]. Le revêtement extérieur, en feuille de duralumin, joue un rôle essentiel dans le transfert et la gestion des contraintes sur la cellule. Il est fixé aux poutres par plusieurs lisses longitudinales. Le fuselage, dont la partie avant supporte le bâti-moteur, est divisé en deux sections assemblées par quatre rotules, suivant les plans obliques de deux traverses[9]. Le train d'atterrissage sans essieu est équipé d'amortisseurs Messier de 180 mm de course[9],[10]. La fusée est portée par une paire de jambes de force inférieures formant un caisson robuste à leur jonction. Les roues étaient équipées de freins, tandis que le patin de queue est également équipé de son propre amortisseur Messier[9].

Dessin en 3 vues du Loire 11, tiré de la circulaire NACA Aircraft n° 157

L'aménagement

L'équipement, bien que considéré comme plutôt compliqué à l'époque, est globalement similaire à celui des avions triplaces existants utilisés à des fins coloniales. Les rôles prévus pour ce type, selon le constructeur, comprennent la liaison, l'observation aérienne, l'attaque légère au sol et les missions d'ambulance aérienne[5]. Le cockpit est équipé de doubles commandes de vol déconnectables et d'un toit vitré, qui peut être ouvert en plein vol, permettant une évacuation d'urgence par parachute[5]. À l'arrière du cockpit se trouve la cabine, qui offre suffisamment d'espace pour accueillir une victime sur une civière et un accompagnateur assis sur un strapontin[5].

Un équipement approprié est prévu pour répondre aux exigences du vol de nuit, notamment des feux de navigation et de position, des phares d'atterrissage et des fusées éclairantes Michelin[5]. En matière d'armement, le Loire 11 dispose d'une paire de mitrailleuses montées sur des affûts Scarff directement au-dessus de la cabine, ainsi que d'une boîte de 30 grenades à main, et il a également jusqu'à 12 fusées de détresse[5]. Le Loire 11 est également équipé d'un poste de T.S.F. de 100 km de portée, ainsi que d'un générateur de secours[5].

Moteur Lorraine Algol 9Na

Motorisation

Initialement, il était prévu que l'avion soit propulsé par un seul moteur radial Salmson 9b (en), capable de générer jusqu'à 250 ch[5]. Cependant, en raison d'une augmentation de l'équipement et de l'augmentation correspondante du poids global à mi-parcours du développement, le poids total de l'avion est passé de 1 720 kg à 1 920 kg. Il a été nécessaire d'équiper le Loire 11 d'un moteur plus puissant, à savoir le moteur radial Lorraine 9N Algol (en), capable de produire jusqu'à 300 ch[5],[11].

Ce moteur, qui entraîne une hélice métallique Levasseur ou Ratier[12], est fixé à un support moteur en tôle, lui-même fixé au fuselage par quatre boulons. Pour réduire les risques d'incendie, le compartiment moteur intègre un extincteur. Le capot moteur protège également les éléments plus fragiles, comme le système de distribution, du sable et des débris[12].

Caractéristiques

Les données proviennent du journal L'Aéronautique n°152 de [13]. L'article a été repris par le site National Advisory Committee for Aeronautics[14].

Des données complémentaires sont présentes dans la publicité en trois langues du Loire 11[2]

Références

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