Lonlay-le-Tesson
commune française du département de l'Orne
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Lonlay-le-Tesson est une commune française, située dans le département de l'Orne en région Normandie, peuplée de 229 habitants[Note 1].
| Lonlay-le-Tesson | |
L'église Notre-Dame-de-l'Assomption. | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Normandie |
| Département | Orne |
| Arrondissement | Argentan |
| Intercommunalité | Flers Agglo |
| Maire Mandat |
Bernard Mesenge 2020-2026 |
| Code postal | 61600 |
| Code commune | 61233 |
| Démographie | |
| Gentilé | Lonlayens |
| Population municipale |
229 hab. (2023 |
| Densité | 19 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 48° 38′ 37″ nord, 0° 21′ 11″ ouest |
| Altitude | Min. 206 m Max. 312 m |
| Superficie | 12,37 km2 |
| Type | Commune rurale à habitat dispersé |
| Unité urbaine | Hors unité urbaine |
| Aire d'attraction | La Ferté Macé (commune de la couronne) |
| Élections | |
| Départementales | Canton de La Ferté Macé |
| Législatives | Première circonscription |
| Localisation | |
| modifier |
|
Géographie
Localisation
Les communes limitrophes sont Faverolles, Le Grais, Lignou, Le Ménil-de-Briouze et Les Monts d'Andaine.
La commune est aux confins du pays d'Houlme et du pays d'Andaine. Son bourg est à 6 km au nord de La Ferté-Macé et à 7 km au sud de Briouze[1].
Hydrographie
La commune est traversée par la ligne de partage des eaux entre les bassins hydrographiques Seine-Normandie et Loire-Bretagne. Elle est drainée par la Rouvre, la Rouvrette[4], le ruisseau d'Arthan[5], le cours d'eau 01 de l'Étre Mériotte[6], le fossé 01 de la Binnetière[7], le fossé 01 de la Provosté[8], le fossé 01 du Bois[9] et divers autres petits cours d'eau[10],[Carte 1].
La Rouvre, d'une longueur de 46 km, prend sa source dans la commune de Beauvain et se jette dans l'Orne à Mesnil-Villement, après avoir traversé 17 communes[11]. Les caractéristiques hydrologiques de la Rouvre sont données par la station hydrologique située sur la commune de Sainte-Gauburge-Sainte-Colombe. Le débit moyen mensuel est de 0,805 m3/s[Note 2]. Le débit moyen journalier maximum est de 9,01 m3/s, atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de 9,48 m3/s, atteint le [12].

Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[13]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[14]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[15] et est dans la région climatique Normandie (Cotentin, Orne), caractérisée par une pluviométrie relativement élevée (850 mm/a) et un été frais (15,5 °C) et venté[16]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[17],[18].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,8 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 13,4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 909 mm, avec 13,4 jours de précipitations en janvier et 7,6 jours en juillet[13]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Argentan à 27 km à vol d'oiseau[19], est de 11,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 691,9 mm[20],[21]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,2 °C, atteinte le ; la température minimale est de −14,7 °C, atteinte le [Note 4].
Urbanisme
Typologie
Au , Lonlay-le-Tesson est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[22]. Elle est située hors unité urbaine[23]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de La Ferté Macé, dont elle est une commune de la couronne[Note 5],[23]. Cette aire, qui regroupe 17 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[24],[25].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (99,3 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (99,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (59,7 %), terres arables (24,6 %), zones agricoles hétérogènes (15 %), forêts (0,7 %)[26]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous la forme Lonleium en 1200[27],[28].
L'origine du toponyme est incertaine. Comme pour Lonlay-l'Abbaye, il pourrait être issu du gaulois longo (« long ») et ledo (« reflux »), se rapportant à la rivière la Rouvre[27],[28].
En ancien français, l'article défini pouvait avoir l'usage de démonstratif[29] : « Lonlay, celui de Tesson », Tesson étant un patronyme[30].
Le gentilé est Lonlayen.
Histoire
Lors de la bataille de Normandie, Lonlay-le-Tesson est libérée le par la 1re division d'infanterie américaine venant de La Ferté-Macé[31]. Deux jours avant, un bombardier B17 Fortress avait été abattu par la flak. La mémoire des deux aviateurs américains tués dans le crash et des soldats tués dans le secteur est honorée par deux plaques sur le monument aux morts[32].
Politique et administration
Administration municipale
Liste des Maires
Le conseil municipal est composé de onze membres dont le maire et deux adjoints[35].
Rattachements administratifs et électoraux
Politique environnementale
Jumelage
Population et société
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[36]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[37].
En 2023, la commune comptait 229 habitants[Note 6], en évolution de +3,15 % par rapport à 2017 (Orne : −2,88 %, France hors Mayotte : +2,36 %). Lonlay-le-Tesson a compté jusqu'à 902 habitants en 1831.
Enseignement
Lonlay-le-Tesson dépend de l'académie de Caen. La commune de dispose pas d'école communale. Les élèves doivent donc débuter leur scolarité à La Sauvagère, à La Ferté-Macé ou à Briouze[40].
Manifestations
Au mois de juillet a lieu à Lonlay-le-Tesson une fête à l'ancienne depuis 1982, mobilisant une centaine de bénévoles[41].
Au mois de mars a lieu un déjeuner aux tripes ainsi que son repas le midi.
Santé
Sport
Le club de football, le Football Club Lonlay, a vu le jour le [42].
Culte
Économie
Revenus de la population et fiscalité
Emploi
Entreprises et commerces
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
- Église Notre-Dame-de-l'Assomption (XIXe siècle).
- Voie verte Vélobocage sur le tracé de l'ancienne voie ferrée Briouze-Couterne
- L'ancienne voie ferrée.
Personnalités liées à la commune
- Louise, Françoise de Bennes, chevalier d'Haussey (décédée à Lonlay-le-Tesson le ). Épouse de François Thimoléon de Bennes, châtelain de Bois Mancelet. En 1791, elle laissa ses enfants à la garde du grand-père paternel et s'enrôla, avec son mari, dans l'armée des Princes [43].
- Alice Leverrier (1904-...), infanticide à Lonlay-le-Tesson le , est jugée aux assises de l'Orne à Alençon le [44].





