Lotfi Zitoun

homme politique tunisien From Wikipedia, the free encyclopedia

Lotfi Zitoun (arabe : لطفي زيتون), né le à Tunis[1], est un homme politique tuniso-britannique[2]. Il est également une figure médiatique et un chercheur spécialisé en science politique et histoire.

PrésidentKaïs Saïed
Chef du gouvernementElyes Fakhfakh
GouvernementFakhfakh
PrédécesseurMokhtar Hammami
Faits en bref Fonctions, Ministre tunisien des Affaires locales ...
Lotfi Zitoun
لطفي زيتون
Illustration.
Portrait de Lotfi Zitoun.
Fonctions
Ministre tunisien des Affaires locales

(4 mois et 18 jours)
Président Kaïs Saïed
Chef du gouvernement Elyes Fakhfakh
Gouvernement Fakhfakh
Prédécesseur Mokhtar Hammami
Successeur Chokri Belhassen (intérim)
Mustapha Aroui
Biographie
Date de naissance (61 ans)
Lieu de naissance Tunis (Tunisie)
Nationalité tunisienne
britannique
Parti politique Ennahdha puis indépendant
Diplômé de Université de Londres-Est
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Il est ministre des Affaires locales en 2020.

Biographie

Il est arrêté à plusieurs reprises en 1986, 1987, 1989 et 1990 en raison de son appartenance au mouvement islamiste Ennahdha, ce qui l'empêche d'achever ses études[1]. Il s'exile en en Algérie, où il travaille comme reporter pour certains journaux locaux, mais se voit contraint de partir pour le Royaume-Uni le , après des pressions exercées sur les autorités algériennes pour qu'il soit extradé vers la Tunisie[1].

Il y poursuit ses activités de journaliste et adhère à l'Union nationale des journalistes (en)[1]. Après avoir obtenu un diplôme en anglais, il reçoit une licence en gouvernance politique et histoire de l'université de Londres-Est et une maîtrise en théorie des relations internationales de l'université de Canterbury[Laquelle ?][1].

De 1993 à 2006, il est directeur du bureau du chef d'Ennahdha, Rached Ghannouchi, et fait partie du bureau politique et médiatique du mouvement à l'étranger au cours des années 1990[1]. En 2000, il rejoint son bureau exécutif et son conseil de la Choura[1].

En 2006, il occupe également des fonctions au sein de la chaîne satellitaire Al Hiwar (en) basée à Londres ; il est par ailleurs un membre fondateur du Centre de Tunis pour les études prospectives en Tunisie et le président de l'association Martyrs tunisiens pour des projets caritatifs et de développement[1].

En 2011, il est conseiller politique auprès du chef du gouvernement tunisien, Hamadi Jebali[1], issu d'Ennahdha comme lui.

En , il affirme son souhait de voir Ennahdha séparer islam et politique et son attachement aux libertés individuelles y compris sexuelles « si elles ne portent pas atteinte aux libertés d'autrui »[3]. En de la même année, il plaide également pour une légalisation du cannabis[4].

Le , il est nommé ministre des Affaires locales dans le gouvernement d'Elyes Fakhfakh[5].

En de la même année, il annule par circulaire les restrictions sur l'attribution des prénoms aux nouveau-nés en Tunisie[6],[7]. La précédente comportait, notamment, une interdiction d'attribuer des prénoms non arabes ou ceux de leaders[8].

En , il annonce sa démission du mouvement Ennahdha[9].

En , un mandat d'arrêt international est émis contre lui et onze autres personnalités pour complot contre la sûreté de l'État[10]. Le , il est condamné par contumace à trente ans de prison[11].

Vie privée

Lotfi Zitoun est marié à Monjia Abidi et père de trois fils et deux filles[1].

Notes et références

Liens externes

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