Lotfi Zitoun
homme politique tunisien
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Lotfi Zitoun (arabe : لطفي زيتون), né le à Tunis[1], est un homme politique tuniso-britannique[2]. Il est également une figure médiatique et un chercheur spécialisé en science politique et histoire.
| Lotfi Zitoun لطفي زيتون | |
Portrait de Lotfi Zitoun. | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Ministre tunisien des Affaires locales | |
| – (4 mois et 18 jours) |
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| Président | Kaïs Saïed |
| Chef du gouvernement | Elyes Fakhfakh |
| Gouvernement | Fakhfakh |
| Prédécesseur | Mokhtar Hammami |
| Successeur | Chokri Belhassen (intérim) Mustapha Aroui |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Tunis (Tunisie) |
| Nationalité | tunisienne britannique |
| Parti politique | Ennahdha puis indépendant |
| Diplômé de | Université de Londres-Est |
| modifier |
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Il est ministre des Affaires locales en 2020.
Biographie
Il est arrêté à plusieurs reprises en 1986, 1987, 1989 et 1990 en raison de son appartenance au mouvement islamiste Ennahdha, ce qui l'empêche d'achever ses études[1]. Il s'exile en en Algérie, où il travaille comme reporter pour certains journaux locaux, mais se voit contraint de partir pour le Royaume-Uni le , après des pressions exercées sur les autorités algériennes pour qu'il soit extradé vers la Tunisie[1].
Il y poursuit ses activités de journaliste et adhère à l'Union nationale des journalistes (en)[1]. Après avoir obtenu un diplôme en anglais, il reçoit une licence en gouvernance politique et histoire de l'université de Londres-Est et une maîtrise en théorie des relations internationales de l'université de Canterbury[Laquelle ?][1].
De 1993 à 2006, il est directeur du bureau du chef d'Ennahdha, Rached Ghannouchi, et fait partie du bureau politique et médiatique du mouvement à l'étranger au cours des années 1990[1]. En 2000, il rejoint son bureau exécutif et son conseil de la Choura[1].
En 2006, il occupe également des fonctions au sein de la chaîne satellitaire Al Hiwar (en) basée à Londres ; il est par ailleurs un membre fondateur du Centre de Tunis pour les études prospectives en Tunisie et le président de l'association Martyrs tunisiens pour des projets caritatifs et de développement[1].
En 2011, il est conseiller politique auprès du chef du gouvernement tunisien, Hamadi Jebali[1], issu d'Ennahdha comme lui.
En , il affirme son souhait de voir Ennahdha séparer islam et politique et son attachement aux libertés individuelles y compris sexuelles « si elles ne portent pas atteinte aux libertés d'autrui »[3]. En de la même année, il plaide également pour une légalisation du cannabis[4].
Le , il est nommé ministre des Affaires locales dans le gouvernement d'Elyes Fakhfakh[5].
En de la même année, il annule par circulaire les restrictions sur l'attribution des prénoms aux nouveau-nés en Tunisie[6],[7]. La précédente comportait, notamment, une interdiction d'attribuer des prénoms non arabes ou ceux de leaders[8].
En , il annonce sa démission du mouvement Ennahdha[9].
En , un mandat d'arrêt international est émis contre lui et onze autres personnalités pour complot contre la sûreté de l'État[10]. Le , il est condamné par contumace à trente ans de prison[11].
Vie privée
Lotfi Zitoun est marié à Monjia Abidi et père de trois fils et deux filles[1].