Lou Loeber
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| Naissance | |
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| Décès | |
| Sépulture |
Woensberg (d) |
| Nationalité | |
| Activités |
Peintre, vitrailliste, aquafortiste, peintre verrier, artiste graphique, dessinatrice, illustratrice, graveuse, lino cutter |
| Période d'activité |
- |
| Maître |
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Louise Maria « Lou » Loeber, née le à Amsterdam et morte le à Blaricum est une peintre, graveuse, dessinatrice, graphiste et illustratrice néerlandaise.
Lou Loeber grandit en tant qu'aînée de sept enfants du fabricant de papier Carl Gerhard Loeber (1865-1950) et de Charlotte Landré (1869-1936) dans une riche maison bourgeoise et protestante libérale à Amsterdam[1].
En 1901, la famille s'installe dans la Villa Zonnehoef, que Gerhard Loeber fait construire à la frontière entre Laren et Blaricum. Les enfants fréquentent l'école primaire fondée par leur père même[2]. Lou Loeber passe son enfance dans un environnement libéral. Son père s'intéresse à l'art, en collectionne et fréquente les expositions. C'est ainsi que Lou Loeber développe ses ambitions artistiques en se rapprochant également des artistes de la région[1].

Elle commence ses premiers cours de peinture en 1913 auprès de August LeGras et Co Breman afin de préparer l'examen d'entrée à la Rijksakademie van beeldende kunsten d'Amsterdam. Son père lui construit alors un atelier dans le jardin[1].
Après une tentative infructueuse, elle entre dans cette école et y étudie de 1915 à 1918. Pendant cette période, elle vit dans l'internat pour filles dirigé par Suze Bauer, socialement engagée, ce qui lui fait s'intéresser à ce domaine également[1]. Lou Loeber se lie d'amitié avec Elly Tamminga et Tine Denninghoff Stelling ainsi qu'avec l'écrivaine Carry van Bruggen. L'artiste met finalement fin à son cursus à l'académie, la jugeant trop conservatrice[2].
En 1919, elle rencontre l'artiste Toon Verhoef qui a une grande influence sur elle car il la fait rentrer en contact avec les cubistes et le mouvement De Stijl[2].
À partir des années 1920, Loeber réalise ses premières expositions et effectue plusieurs voyages d'études. Ceux-ci comprenaient un séjour de plusieurs mois à Eisenach en 1922, un voyage à travers l'Espagne et le Portugal en 1924 et des vacances en Belgique en 1923 et 1926[3]. Ces voyages lui permettent de découvrir de nouvelles théories artistiques et d'en rencontrer les acteurs, notamment Walter Gropius au Bauhaus[2].
En 1925, Loeber rejoint le parti social-démocrate (SDAP) (parti prédécesseur du Partij van de Arbeid) et en 1927, elle participe à la fondation du Cercle des artistes socialistes (SKK). Elle montre des œuvres à l'exposition internationale « Socialist art heden » organisée par le SKK en 1930 au Stedelijk Museum d'Amsterdam. Quatre ans plus tard, le SKK s'est dissous en raison d'un intérêt décroissant[3].
En 1927, Loeber rencontre le peintre et astrologue Dirk Koning (1888-1978) et l'épouse quatre ans plus tard. Ils partagent le même mode de vie et travaillent ensemble[1].
Pendant la guerre, Lou Loeber refuse d'adhérer au parti officiel des artistes et s'engage plutôt dans la résistance, ce qui l'empêche de beaucoup créer[2].
À la fin de sa vie, elle organise des expositions rétrospectives de ses œuvres, puis décède le [3].