Louis-Alexandre-Jacques Vardon
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Louis-Alexandre-Jacques Vardon, né le à Falaise (département du Calvados), mort le à Paris, est un homme politique de la Révolution française.
Mandat à la Législative
La France devient une monarchie constitutionnelle en application de la constitution du 3 septembre 1791.
Le même mois, Louis Vardon, alors administrateur du Calvados, est élu député du département, le dixième sur treize, à l'Assemblée nationale législative[1].
Il siège sur les bancs de la gauche de l'Assemblée. En , il vote en faveur de la mise en accusation de Bertrand de Molleville, le ministre de la Marine[2]. En avril, il vote pour que les soldats du régiment de Châteauvieux, qui s'étaient mutinés lors de l'affaire de Nancy, soient admis aux honneurs de la séance[3]. En août, il vote en faveur de la mise en accusation du marquis de La Fayette[4].
Mandat à la Convention
La monarchie prend fin à l'issue de la journée du 10 août 1792 : les bataillons de fédérés bretons et marseillais et les insurgés des faubourgs de Paris prennent le palais des Tuileries. Louis XVI est suspendu et incarcéré, avec sa famille, à la tour du Temple.
En , Louis Vardon est réélu député du Calvados, le sixième sur treize, à la Convention nationale[5].
Il siège sur les bancs de la Plaine. Lors du procès de Louis XVI, il vote la détention et le bannissement à la paix, et se prononce en faveur de l'appel au peuple et du sursis à l'exécution[6],[7] :
En homme d’État et comme législateur , pour éviter les malheurs qui menacent ma patrie, par mesure de sûreté générale, la seule qui me soit permise, déclarant toujours ne pas connaître la volonté générale du souverain, je vote pour la détention de Louis jusqu'à ce que les nations étrangères aient reconnu l'indépendance de la République et la souveraineté du peuple français, et l'exil à la paix.
Le , il vote en faveur de la mise en accusation de Jean-Paul Marat[8]. Le , celui-ci le dénonce comme membre de la « faction des hommes d’État »[9]. Le , il vote en faveur du rétablissement de la Commission des Douze[10].
Le 16 nivôse an III (le ), Louis Vardon est élu membre du Comité de sûreté générale, aux côtés de de Jean-Baptiste Clauzel (député de l'Ariège), d'Armand Guffroy (député du Pas-de-Calais) et de Stanislas Rovère (député du Vaucluse)[11].
Il fut ensuite messager d'état auprès du Conseil des Anciens.