Louis-Charles Martineau
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Louis-Charles Martineau, né le à Châtellerault, mort le dans la même commune[1], est un homme politique de la Révolution française.
Entre 1791 et 1795, il est député de la Vienne à l'Assemblée nationale législative puis à la Convention nationale, où il vote la mort de Louis XVI.
Origines familiales et jeunesse
Louis Charles Martineau est issu d'une famille de la petite bourgeoisie marchande[2].
En 1783, Louis Charles Martineau devient « conseiller en la sénéchaussée et siège royal de Châtellerault »[3]. En 1790, au début de la Révolution française, il est élu juge au tribunal de Châtellerault[2].
Mandat à la Législative
La France devient une monarchie constitutionnelle en application de la constitution du 3 septembre 1791. Le même mois, Louis Charles Martineau est élu député du département de la Vienne, le deuxième sur huit, à l'Assemblée nationale législative.
Il siège sur les bancs de la gauche de l'Assemblée. En , il vote en faveur de la mise en accusation du ministre de la Marine, Bertrand de Molleville. En avril, il vote pour que les soldats du régiment de Châteauvieux, qui s'étaient mutinés lors de l'affaire de Nancy, soient admis aux honneurs de la séance. En août, il vote en faveur de la mise en accusation du marquis de Lafayette.
Mandat à la Convention
La monarchie prend fin à l'issue de la journée du 10 août 1792 : les bataillons de fédérés bretons et marseillais et les insurgés des faubourgs de Paris prennent le palais des Tuileries. Louis XVI est suspendu et incarcéré, avec sa famille, à la tour du Temple.
En , il est réélu député de la Vienne, le quatrième sur huit, à la Convention nationale[4].
Il siège sur les bancs de la Plaine. Lors du procès de Louis XVI, il vote la mort et rejette l'appel au peuple et le sursis. Le , il vote en faveur de la mise en accusation de Jean-Paul Marat[5]. Le , celui-ci le dénonce, dans son journal, comme membre de la « faction des hommes d’État »[6]. Le , il vote en faveur du rétablissement de la Commission des Douze[7].
Le 21 floréal au IV, inscrit par le Conseil des Cinq-Cents au nombre des sept conventionnels qui doivent compléter ce Conseil, il n'est pas agréé par le Conseil des Anciens.
Du Directoire à la monarchie de Juillet
Sous le Directoire, il est nommé juge au tribunal de district de Châtellerault, puis, presque aussitôt, commissaire du Directoire près le même tribunal, fonctions qu'il exerce, sous le titre de procureur impérial et de procureur du roi, jusqu'au .
Martineau est frappé par la loi du la loi du 12 janvier 1816 en raison de son vote en faveur de la mort de Louis XVI et de son adhésion à l'Acte additionnel durant les Cents-Jours. Il s'exile à Aarau en Suisse dans le canton d'Argovie. Il est amnistié en 1819[8].
Son fils Louis Martineau est homme politique sous la monarchie de Juillet.
Notes et références
- ↑ Archives départementales des Deux-Sèvres et de la Vienne, « État civil de Châtellerault, registre des décès de 1835, vue 33 / 96, 9 E 79 131 », sur https://archives-deux-sevres-vienne.fr (consulté le )
- 1 2 Pierre Massé, « L’exil de l’ex-conventionnel Martineau », Annales historiques de la Révolution française, vol. 187, no 1, , p. 34–54 (DOI 10.3406/ahrf.1967.3879, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Archives nationales de France, « Grande Chancellerie (sous-série V/1). Lettres de provision d'office : années 1781, 1782 et 1783. V/1/511, pièce 183 »
, sur https://www.siv.archives-nationales.culture.gouv.fr (consulté le ) - ↑ « Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 52, Liste des députés par départements »
, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le ) - ↑ Claveau, Louis, Ducom, André Jean (1861-1923), Lataste, Lodoïs (1842-1923) et Pionnier, Constant (1857-1924), « Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 62, séance du 13 avril 1793 »
, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le ) - ↑ Michel Pertué, « La liste des Girondins de Jean-Paul Marat », Annales historiques de la Révolution française, vol. 245, no 1, , p. 379–389 (DOI 10.3406/ahrf.1981.4254, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Claveau, Louis, Ducom, André Jean (1861-1923), Lataste, Lodoïs (1842-1923) et Pionnier, Constant (1857-1924),, « Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 65, séance du 28 mai 1793 »
, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le ) - ↑ Pierre Massé, « L'exil de l'ex-conventionnel Martineau », Annales historiques de la Révolution française n°187, 1967, p. 48.
Bibliographie
- « Louis-Charles Martineau », dans Adolphe Robert et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, Edgar Bourloton, 1889-1891 [détail de l’édition]
- Pierre Massé, « L’exil de l’ex-conventionnel Martineau », Annales historiques de la Révolution française, 1967, p. 34-54. Article numérisé sur presse.