Louis Charles Martineau est issu d'une famille de la petite bourgeoisie marchande[2].
En 1783, Louis Charles Martineau devient «conseiller en la sénéchaussée et siège royal de Châtellerault»[3]. En 1790, au début de la Révolution française, il est élu juge au tribunal de Châtellerault[2].
Il siège sur les bancs de la Plaine. Lors du procès de Louis XVI, il vote la mort et rejette l'appel au peuple et le sursis. Le , il vote en faveur de la mise en accusation de Jean-Paul Marat[5]. Le , celui-ci le dénonce, dans son journal, comme membre de la «faction des hommes d’État»[6]. Le , il vote en faveur du rétablissement de la Commission des Douze[7].
Le 21 floréal au IV, inscrit par le Conseil des Cinq-Cents au nombre des sept conventionnels qui doivent compléter ce Conseil, il n'est pas agréé par le Conseil des Anciens.
Du Directoire à la monarchie de Juillet
Sous le Directoire, il est nommé juge au tribunal de district de Châtellerault, puis, presque aussitôt, commissaire du Directoire près le même tribunal, fonctions qu'il exerce, sous le titre de procureur impérial et de procureur du roi, jusqu'au .
12Pierre Massé, «L’exil de l’ex-conventionnel Martineau», Annales historiques de la Révolution française, vol.187, no1, , p.34–54 (DOI10.3406/ahrf.1967.3879, lire en ligne, consulté le )
↑Michel Pertué, «La liste des Girondins de Jean-Paul Marat», Annales historiques de la Révolution française, vol.245, no1, , p.379–389 (DOI10.3406/ahrf.1981.4254, lire en ligne, consulté le )