Louis-Charles Ruotte se forme à l'art de la gravure auprès de Noël Le Mire. Il part ensuite pour Londres et apprend la technique du pointillé auprès de Francesco Bartolozzi ; il réside dans Oxford Street, vers 1781. Il se marie en 1782, toujours à Londres, puis revient à Paris en 1785 où naît son fils, également prénommé Louis-Charles[1].
Ruotte expose au Salon de Paris en 1793, 1795 et 1796. Son adresse mentionnée est la « rue du Mont-Blanc, au coin de celle neuve des Maturins ». Les travaux qu'il expose sont des gravures représentant des scènes de genre d'après Monsiau, Fragonard, Lethière, Van Gorp, Boizot, Le Barbier, Vallin[2]. Il réside plus tard rue Saint-Lazare (1797).
Selon Beraldi[3],[4], les productions de Ruotte sont fort nombreuses et parfois d'inégale qualité. On compte des portraits, des allégories, des caricatures, des scènes de genre, des vignettes. Il a illustré une édition de Paul et Virginie d'après Moreau le Jeune. Il fut également à la fin des années 1780, un collaborateur de Pierre Alexandre Tardieu[5].
Son fils devient lui aussi graveur sous sa direction, et signe « Ruotte fils » : très précoce, il grava dès l'âge de douze ans. Les deux œuvres sont parfois confondues.
- Œuvres de Ruotte
Madame Gonthier (c. 1784), gravure d'après
Lemoine
Portrait de Marie-Antoinette d'Autriche dit « en bergère »[6] (1791), gravure rehaussée d'après Césarine Franck
L'Écot (1797), caricature originale gravée, rehaussée (
Bodleian Libraries)