Wikiwand AI

Louis-Désiré Véron

journaliste, homme politique et directeur d'opéra français. Il fonda la "Revue de Paris" et dirigea "Le Constitutionnel" From Wikipedia, the free encyclopedia

Louis-Désiré Véron, né le et mort le [1] à Paris, est un journaliste et homme politique français, directeur de l'Opéra de Paris de 1831 à 1835.

Nom dans la langue maternelle
Louis-Désiré VéronVoir et modifier les données sur Wikidata
Faits en bref Député français Corps législatif, décembre 1852 - 1857 ...
Louis Véron
Portrait de Louis-Désiré Véron par Charles Carey
Fonctions
Député français
Corps législatif
-
Directeur
Opéra de Paris
-
Émile-Timothée Lubbert (d)
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nom dans la langue maternelle
Louis-Désiré VéronVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Conjoint
Tombe de Louis Désiré Veron (cimetière du Père Lachaise, division 67).
Fermer

Biographie

Louis Véron est né au no 69 rue du Bac où ses parents tenaient un libraire-papeterie. Il rédige, avec Victor Hugo, des comptes rendus des séances de l’Académie française, pour Le Conservateur littéraire. Les faibles revenus journalistiques l’incitent à s’inscrire à la faculté de médecine[2].

Reçu docteur en médecine en 1823[3], Louis Véron fait fortune en exploitant la pâte pectorale du pharmacien Regnauld, après la mort de celui-ci[3]. Il se désintéresse dès lors de la médecine et commence une carrière de journaliste, publiant des articles politiques dans le journal La Quotidienne et en tenant la rubrique théâtrale dans Le Messager des Chambres.

En 1829, il fonde la Revue de Paris dans laquelle il inaugure la formule « la suite au prochain numéro » en publiant des romans-feuilletons[4].

Le , il est nommé directeur de l'Opéra de Paris[3], y restant jusqu'au . Il inaugure la situation de directeur-entrepreneur de l'Opéra, l'exploitant à son propre compte sous le contrôle du Gouvernement et avec l'aide de ce dernier. Il y réussit d'ailleurs très bien et est un des rares directeurs de l'institution à faire des bénéfices.

Il devient aussi copropriétaire et directeur du Constitutionnel en 1838. Il en devient le seul propriétaire en 1844 et n'hésite pas à payer 100 000 francs, somme énorme pour l'époque, pour y faire paraître en feuilleton Le Juif errant d'Eugène Sue. Sous sa direction, Le Constitutionnel soutient la politique de Thiers. Le docteur Véron est alors au sommet de sa gloire et sa salle à manger devient l’une des tables gastronomiques les plus prisées de la capitale. Joseph Bonnet de Malherbe, membre régulier de ce cénacle, écrira sous le pseudonyme Joseph d'Arcay, quelques truculentes anecdotes dans son livre "La salle à manger du Docteur Véron"[5].

Sous le Second Empire, il est élu député au Corps législatif en 1852 et 1857.

De son vivant, il est autant admiré que brocardé. Le dessinateur Honoré Daumier en fait une de ses principales cibles et le sculpteur Jean-Pierre Dantan le caricature dans une statuette (conservée au musée Carnavalet)[2],[6].

Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (67e division[7]), mais il fut d'abord inhumé au cimetière Montmartre[8],[9],[10] avec son frère Édouard, et le [11], les deux frères furent exhumés et portés au cimetière du Père-Lachaise, où ils ont été placés tous deux dans la même tombe.

Œuvres

  • Mémoires d'un bourgeois de Paris, comprenant la fin de l'Empire, la Restauration, la Monarchie de Juillet, la République jusqu'au rétablissement de l'Empire, 1853-1855, de Gonet, 6 volumes, Librairie nouvelle, 1856 (tome 1, tome 2, tome 3, tome 4, tome 5, lire en ligne sur Gallica)
  • Cinq cent mille francs de rente, Librairie nouvelle, 1855
  • Quatre ans de règne. Où allons-nous ?, 1857
  • Nouveaux mémoires d'un bourgeois de Paris depuis le jusqu'aux élections de 1863. Le Second Empire, Paris, Librairie internationale, 1866.

Sources

Notes et références

Liens externes

Related Articles

Timelines

Top Qs

Fact Checks