À partir de 1840, il travaille comme avocat[1]. De 1841 à 1848 il est membre du Conseil des Quarante de la ville de Neuchâtel[1]. De 1844 à 1847, il est membre du Corps Législatif de la Principauté de Neuchâtel[1]. Il est élu dans la circonscription électorale de Fenin bien que résidant à Neuchâtel[3]. Après la révolution républicaine et la destitution du gouvernement du gouverneur prussien Ernst von Pfuel, il siège à l'Assemblée constituante en 1848, puis au Grand Conseil ducanton de Neuchâtel jusqu'en 1856[1].
Il se présente avec succès aux élections du Conseil national en 1848 et est membre du groupe parlementaire radical[1]. Il fait partie de la nouvelle Commission des chemins de fer créée à la suite d'une motion déposée par Alfred Escher en [4]. Après un mandat de trois ans, il renonce à sa réélection.
De 1848 à 1851, il est avocat général et, pendant la même période, juge au Tribunal fédéral[1],[5]. Il fait partie des onze premiers juges de ce Tribunal, tous élus le par l'Assemblée fédérale, dont il fait par ailleurs partie comme sept autres des juges élus ce jour-là[6]. La première séance du Tribunal fédéral a lieu le [6].
Il travaille ensuite de 1851 à 1856 comme secrétaire du Conseil municipal de Neuchâtel et de 1856 à 1860 comme juge de paix[1]. Il meurt le à Cornaux[1].
12(de) Goran Seferovic, Das Schweizerische Bundesgericht 1848-1874: die Bundesgerichtsbarkeit im frühen Bundesstaat, Zurich, Université de Zurich, (lire en ligne), p.33