Jules Étex
peintre français
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Jules Étex, né le [1] et mort le [2] à Paris, est un artiste peintre français, frère cadet du sculpteur et peintre Antoine Étex (1808-1889).
Paris
Paris
| Naissance | Paris |
|---|---|
| Décès |
(à 78 ans) Paris |
| Sépulture |
cimetière du Montparnasse, Paris |
| Nom de naissance |
Louis-Jules Étex |
| Nationalité |
française |
| Activités | |
| Autres activités |
professeur à l'École nationale des Beaux-Arts de Paris |
| Maître | |
| Lieu de travail |
Paris |
| Influencé par | |
| Père |
Antoine Étex (1780-1850) |
| Mère |
Jeanne Marie Argout (1778-1840) |
| Fratrie |
Antoine Étex, 1808-1888 |
| Parentèle | Adolphe Mangeant, neveu Paul-Émile Mangeant, petit-neveu |
Biographie et carrière
Jules Étex est le second fils d'Antoine Étex (Lyon, 1780-1850) et de Jeanne Marie Argout (Lyon, 1778 – Neuilly-sur-Seine, 1840). Il est issu d'une famille de sculpteurs originaire de Lyon, puisque cet art est exercé par son frère ainé, par son père, qui est ornemaniste, et son grand-père Étienne Étex (Lyon, 1746-1817)[3]. Sa mère est brodeuse. Ses parents s'installent à Paris où ils donnent naissance à leurs deux fils[4]. Resté célibataire, Jules a vécu toute sa vie dans la capitale, essentiellement dans le 6e arrondissement.
Élève à l'École des beaux-arts (1826-1828), il bénéficie de l'enseignement de Jean-Auguste-Dominique Ingres et de Guillaume Guillon Lethière[5]. Il participe à deux reprises au Prix de Rome, en 1829 et 1830[6], mais sans obtenir de récompense. À son tour, il devient professeur de peinture à l'École des beaux-arts de Paris, depuis au moins 1845. Il compte parmi ses élèves Marcellin Desboutin (1823-1902), Antoine Auguste Thivet (1856-1927), Henry Cros (1840-1907) ou encore Armand Berton[7] (1854-1917) et Adolphe Auguste Binet[8] (1854-1897). Par ailleurs, il enseigne la peinture d’histoire à l’École nationale des Arts décoratifs, du à sa mort[9].
Œuvre
À partir de 1833 et jusqu'en 1876, Jules Étex présente régulièrement ses tableaux aux Salons de peinture[5]. Il y obtient deux médailles de deuxième classe, l'une en 1833 pour des portraits, l'autre en 1838 pour la toile Adam et Ève[10]. Il est d'abord l'auteur de nombreux portraits, de personnages historiques ou religieux, ainsi que de scènes de genre. Néanmoins, il faut souligner la confusion avec son frère, Antoine Étex, pour certaines œuvres. C'est le cas, par exemple, des portraits d'Auguste Comte et de Clotilde de Vaux, fréquemment attribués à tort à Jules Étex, alors qu'Antoine, son frère, en est bien l'auteur[11].
De ses portraits historiques, sont à retenir ceux du connétable Henri Ier de Montmorency (1834) et du chancelier Nicolas Brulart (1838), conservés au musée national des châteaux de Versailles et de Trianon. D'autres réalisations concernent l'Antiquité, comme le portrait de la poétesse Télésilla (1841)[12], ou l'histoire religieuse, ainsi qu'en témoignent les tableaux de Sainte-Geneviève, présenté au Salon de 1870[13], de Saint-Philibert (1835, église Notre-Dame de Lorette, Paris)[14] ou de Jésus-Christ (église Saint-Jacques-du Haut-Pas, Paris)[14]. En 1834-1835, il est chargé de faire à Dresde[15] une copie de la Madone Sixtine de Raphaêl qui est attribuée à la cathédrale Saint-Caprais d'Agen[16].

Jules Étex est, avec son frère Antoine, un proche de Camille Corot (1796-1875) et en devient un élève. En , il accompagne Corot et son élève Ernest Joachim Dumax[5] (1811-1891) dans la région de Saint-Malo pour peindre[17]. Quelques années plus tard, il est recommandé par Corot pour faire des études près de Beauvais[18]. Son influence est manifeste avec les tableaux de paysage réalisés en plein air en compagnie du maître. Ils accompagnent dans un deuxième temps les portraits, scènes historiques et de genre des premières années de Jules Étex.
S'il n’atteint pas la notoriété de son frère Antoine, Jules Étex se fait néanmoins remarquer de ses contemporains qui affirment, comme Étienne Moreau-Nélaton : il "débutait alors brillamment comme portraitiste et jouissait, durant quelques années, d’une renommée assez lucrative"[19]. En témoignent les médailles obtenues aux Salons de 1833 et 1838, ainsi que la commande de copie à Dresde pendant la même période. La critique souligne alors que "son coloris est froid, et ses ajustements manquent de grâce, mais il sait imprimer à ses têtes un caractère individuel qu’on n’oublie pas"[20]. Le portrait de Télesilla, dame d'Argos (1841)[20] annonce le mouvement néo-grec. Par contre, jugée plus sévèrement, la suite de la carrière artistique de Jules Étex ne confirme pas la période initiale. Ainsi, son "tournant" paysagiste aux côtés de Corot lui permet de "marcher dans son sillage", voire de le "singer"[9], selon Alfred Robaut, mais sans le "feu sacré"[19] du maître.
Galerie
Annexes
Bibliographie
- Atelier de Jules Étex. Tableaux et dessins anciens et modernes gravures lithographies bronzes, curiosités, etc. Exposition le vendredi 16 mars 1860. Vente le samedi 17 mars 1860., Paris, Renou et Maulde, , 8 p. (lire en ligne)
- Émile Bellier de La Chavignerie et Louis Auvray, Dictionnaire général des artistes de l'école française depuis l'origine des arts du dessin jusqu'à nos jours. Architectes, peintres, sculpteurs, graveurs et lithographes, t. I, Paris, Renouard, , 1070 p. (lire en ligne), p. 524.
- Emmanuel Bénézit (ed.), Dictionnaire critique et documentaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs, t. V, Paris, Gründ, 1999, p. 201.
- La Grande Encyclopédie Larousse, t. 16, Paris, Lamirault, 1885-1902, 1200 p. (lire en ligne), p. 637
- (de) Ulrich Thieme, Allgemeines Lexikon der bildenden Kunstler, Liepzig, Seemann, , 600 p. (lire en ligne), p. 60