Geneviève de Paris
sainte française, patronne de la ville de Paris, du diocèse de Nanterre et des gendarmes
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Geneviève de Paris, surtout connue comme sainte Geneviève, née vers 420 à Nanterre (Nemetodurum) et morte entre 502 et 512 à Paris (Lutetia), est une personnalité religieuse chrétienne catholique (nicéenne) de la Gaule romaine à la fin de l'Empire romain d'Occident (476) et au début de la dynastie des rois francs mérovingiens.
| Geneviève Sainte chrétienne | |
Statue de sainte Geneviève par Pierre Hébert sur la façade de l'église Saint-Étienne-du-Mont. | |
| Vierge consacrée | |
|---|---|
| Date de naissance | v. 420 |
| Lieu de naissance | Nanterre, Gaule lyonnaise, Empire romain d'Occident |
| Date de décès | entre 502 et 512 |
| Lieu de décès | Paris, royaume des Francs |
| Vénéré par | Chrétiens catholiques |
| Fête | 3 janvier, et le 26 novembre, date du « Miracle des ardents » par la Gendarmerie nationale |
| Saint patron | de Paris et du diocèse de Nanterre, Gendarmerie nationale |
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Sa vie est connue surtout à travers sa Vita, un texte hagiographique mais rédigé peu de temps après sa mort à l'initiative de la reine Clotilde, veuve de Clovis.
Issue d'une famille de notables de la cité des Parisii, elle se voue très tôt à la vie religieuse, mais aurait aussi occupé la place de son père défunt à la curie de la cité. Elle joue probablement un rôle important, devenu légendaire, lorsque l'armée d'Attila met le siège devant la ville en 451, puis lève le siège sans l'avoir attaquée, ce qui est considéré comme le résultat de l'intervention de Geneviève.
Elle joue aussi un rôle après que le roi des Francs saliens Clovis a conquis en 486 le royaume de Soissons (incluant Paris) et mène une politique en accord avec les évêques de Gaule, contre les ariens que sont les Wisigoths (dont le royaume de Toulouse est conquis par Clovis en 507) et les Burgondes (qui tiennent notamment Lyon).
Très tôt reconnue comme sainte, mais canonisée par le pape seulement en 1962[1], elle est aujourd'hui la sainte patronne de la ville de Paris, du diocèse de Nanterre et de la Gendarmerie nationale. Elle est fêtée en général le .
La forme latine de son nom, Genovefa, donne l'adjectif « génovéfain », qui était utilisé pour désigner les membres de la congrégation de France, les « Génovéfains », en raison de leur implantation d'origine, l'abbaye Sainte-Geneviève de Paris.
Une source unique : la Vita de Geneviève
La seule source d'informations sur Geneviève est la Vita sanctae Genovefae, une Vita, texte hagiographique écrit probablement à la demande de Clotilde, épouse de Clovis[2]. L'auteur est probablement un prêtre d'origine burgonde de l'abbaye Saint-Martin de Tours, installé par la reine à Paris.
Il affirme écrire dix-huit ans après la mort de la sainte (donc vers 520 ou 530), ce qui en fait un des rares monuments littéraires[pas clair] du VIe siècle en Gaule[3].
Cette hagiographie, empreinte de merveilleux et dépourvue de chronologie, rassemble cependant tout ce que son auteur savait d'elle par des témoins directs encore vivants pour glorifier Geneviève et Clovis[4].
Clotilde, missionnaire antiarienne installée à Tours, foyer de la propagande antiarienne après la mort de son époux, veut ainsi mettre en avant la figure de Geneviève, catholique romaine, qui, en privilégiant la lutte contre les Wisigoths ariens à l'instar de son modèle, saint Martin, a fait de son triomphe celui de Clovis et de l'orthodoxie du christianisme nicéen[5].
Onomastique
L'abbé Saint-Yves[Qui ?], dans sa Vie de sainte Geneviève, donne une origine celtique au nom de Geneviève (en latin Genovefa). Selon lui, en langue galloise genoeth veut dire « jeune fille » (en gaulois : genata « jeune fille »)[6]. Mais cette étymologie est peu vraisemblable car il manque l'élément -eth ou -ata ; de surcroît, -vefa ne correspond à rien dans les langues celtiques.
Le nom Genovefa est vraisemblablement la latinisation d'un nom francique *Kenowīfa ou *Kenuwefa, nom féminin constitué de deux éléments
- ken- « genre, race » (apparenté à kin en anglais)
- wīf « femme » (apparenté à wife en anglais et Weib en allemand)[7],[8].
Pourtant, la plupart des sources[Lesquelles ?] font état d'une autre étymologie germanique, à savoir : *ginu- (« grand, spacieux ») et *waifō- (« remuant »)[9],[10],[11],[12].
Contexte historique
Geneviève vit durant le dernier siècle de l'Empire romain d'Occident, dans la cité des Parisii, dont le chef-lieu est Lutèce (Lutetia) (province de Lyonnaise II, dont le chef-lieu est Rouen ; diocèse des Gaules ; préfecture du prétoire des Gaules).
La situation de l'Empire romain en Occident est très dégradée en raison des invasions germaniques, alors que l'Empire d'Orient (capitale : Constantinople) reste assez stable. À cette époque, le Sud-Ouest de la Gaule romaine est tenu par le royaume fédéré des Wisigoths de Toulouse ; le Sud-Est par le royaume des Burgondes ; le Nord, par le royaume fédéré des Francs Saliens. La région de Lutèce en revanche est encore sous autorité romaine, dans ce qu'on appelle le royaume de Soissons (Aetius, Syagrius).
Les principaux événements historiques durant la vie de Geneviève sont au nombre de trois :
- à la fin des années 440, l'irruption en Gaule de l'armée du roi des Huns Attila, à l'origine d'un épisode célèbre dans la vie de Geneviève, le siège de 451 ;
- la fin de l'Empire romain d'Occident (476), lorsqu'un chef germain dépose l'empereur et renvoie les insignes symboliques à Constantinople ;
- en 481, l'avènement comme roi des Francs Saliens de Clovis, qui conquiert le royaume de Soissons en 486, puis le royaume wisigoth de Toulouse en 507.
Éléments biographiques
Église de Saint-Julien-du-Sault.
Origines familiales
Les origines sociales de la sainte ont fait l'objet de recherches et de débats. Jacques Dubois et Laure Beaumont-Maillet ont établi que Geneviève est issue d'une famille riche de l'aristocratie gallo-romaine de Lutèce, chef-lieu de la civitas des Parisii.
Elle est la fille unique d'un homme appelé Severus (mot latin signifiant « austère »), probablement un Franc romanisé qui, après une carrière d'officier, a exercé une fonction de régisseur de terres appartenant à Empire romain[13], et est décurion de la cité des Parisii, membre de la curie de la cité[14].
Sa mère est appelée Geroncia ou Gerontia (nom grec « désignant une personne sage par l'âge et les vertus »), fille d'un officier romain de haut rang[15].
Carrière religieuse de Geneviève jusqu'en 451
Baptisée, elle se voue très jeune à Dieu. Elle mène une vie consacrée et ascétique, probablement dès l'âge de seize ans.
Selon une légende[16] à l'origine de l’église Saint-Germain-de-Charonne, elle est remarquée par saint Germain d'Auxerre et par saint Loup de Troyes, qui passent par Nanterre vers 430 durant leur voyage vers la province romaine de Bretagne (âctuelle Grande-Bretagne)[17].
Selon la Vita sanctae Genovefae, à l'âge de 18 ou 20 ans, elle reçoit à Paris le voile des vierges des mains de l'évêque Wllicus[réf. nécessaire] (qui est inconnu des historiens[18]).
À la mort de ses parents vers 440, elle quitte Nanterre et vient s'établir chez sa marraine Procula dans l'île de la Cité[19].
Membre de la curie de la cité des Parisii
Geneviève aurait hérité de la charge de membre de la curie détenue par son père[20],[21], charge qu’elle aurait exercée tout d’abord à Nanterre, puis à Lutèce (déjà souvent appelée « Paris »), faisant partie des dix principales constituant l'aristocratie municipale après son installation dans cette ville chez une « marraine » influente[20],[22].
Cela ne fait pas pour autant d'elle le « premier maire de Paris », comme l'écrit la romancière Geneviève Chauvel[23].
Geneviève et le siège de Paris par Attila (451)
Selon la tradition, lors du siège de Paris par les troupes du roi Attila, grâce à sa force de caractère, Geneviève, alors âgée de 28 ans, convainc les habitants de Paris de ne pas abandonner la ville aux Huns. Elle encourage les Parisiens à résister par des paroles devenues célèbres :
« Que les hommes fuient, s’ils veulent, s’ils ne sont plus capables de se battre. Nous les femmes, nous prierons Dieu tant et tant qu’Il entendra nos supplications. »
De fait, Attila n'a pas attaqué Lutèce. Mais contrairement à ce qui est souvent cru et représenté, il n'y a pas eu d'entrevue entre Geneviève et Attila[24].
Une autre hypothèse controversée prétend qu'elle aurait averti l'envahisseur d'une épidémie de choléra sévissant dans la région.
Enfin, par ses liens avec les Francs, intégrés au dispositif de défense romain, elle aurait pu savoir qu'Attila voulait s'attaquer d'abord aux Wisigoths en Aquitaine, et ne voulait sans doute pas perdre du temps devant Paris. En tous les cas, le plus important était d'empêcher les Parisiens de risquer leur vie en fuyant[25].
Quelques semaines plus tard, Attila est vaincu par une coalition des Romains, des Francs et des Wisigoths lors de la bataille des Champs catalauniques et quitte la Gaule.
De 451 (départ d'Attila) à 481 (avènement de Clovis)
En 465, elle s'oppose à Childéric Ier[26], roi des Francs Saliens, qui entreprend un siège de Paris. Elle parvient à ravitailler plusieurs fois la ville avec du blé de la Brie et de Champagne, en forçant le blocus[27].
La renommée de sa sainteté se répand bien au-delà de la Gaule, à tel point que des marchands de Paris, qui avaient voyagé jusqu'en Syrie et avaient rendu visite à saint Siméon le Stylite, racontaient que le saint, qui ne la connaissait pas, mais qui avait eu une révélation divine particulière à son sujet, leur avait demandé de transmettre ses salutations à Geneviève, en lui demandant de le recommander dans ses prières[28].
Elle fait bâtir une chapelle sur l'emplacement du tombeau de saint Denis, premier évêque de Lutèce.
Sous le règne de Clovis (481-511)
Elle convainc également Clovis, devenu roi des Francs en 481 et qui conquiert le royaume de Soissons en 486, de faire construire une église dédiée aux saints Pierre et Paul sur le mons Lucotitius, qui porte aujourd'hui le nom de montagne Sainte-Geneviève (actuel 5e arrondissement de Paris).
Mort (502 ou 512) et funérailles
La tradition fixe la date de sa mort au , mais l'historiographie récente avance cette date de dix ans ()[29],
Selon sa Vita, elle meurt à l'âge de 89 ans à l'ermitage de Paris.
Elle est inhumée dans l'église adjacente à l'ermitage, devenue ensuite l'église de l'abbaye Sainte-Geneviève, dont le clocher est visible aujourd'hui dans l'enceinte du lycée Henri-IV (« tour Clovis »).
Postérité
Sainte patronne
Sainte patronne de Paris et du diocèse de Nanterre, Geneviève est fêtée le [30],[31].
Sainte Geneviève est également la sainte patronne de la gendarmerie nationale française depuis le décret du , signé par le pape Jean XXIII[32]. Les gendarmes ont coutume de la célébrer le , en référence au « miracle des Ardents »[32], qui renvoie à l'intoxication par le seigle qui sévit à Paris en 1130. En effet, cette épidémie avait pris fin après une procession des reliques de la sainte, renforçant la dévotion des Parisiens à son égard et donnant naissance à une tradition de grandes processions entre son église et la cathédrale Notre-Dame, vivaces et prisées par les élites politiques, professionnelles et religieuses jusqu'au XVIIIe siècle[24]. Une église Sainte-Geneviève-des-Ardents existait jusqu'au milieu du XVIIIe siècle sur l'actuel parvis de Notre-Dame.
Les gendarmes français ont l’habitude de célébrer sainte Geneviève le en organisant « un pot de l’amitié » auquel préfets, élus et magistrats sont notamment conviés[33]. En 2016, Richard Lizurey, directeur général de la Gendarmerie nationale, annonce l'octroi d'un jour de repos exceptionnel aux gendarmes à l’occasion de la Sainte-Geneviève[33].
Alors que le personnel de la gendarmerie participant aux cérémonies bénéficiait déjà d'un jour de repos supplémentaire, cette décision conduit à en octroyer à tous les civils et militaires[32]. Dans un communiqué, le Syndicat des cadres de la sécurité intérieure, relatif aux policiers et affilié à la CFDT, s'étonne d'un tel avantage pour « honorer une sainte dans un pays où la laïcité est quotidiennement au centre de tous les débats »[33].
Elle a une homonyme : sainte Geneviève de Loqueffret, une sainte bretonne que l'on fête aussi le comme son illustre patronne. Elle est invoquée pour les règles abondantes ou les périodes menstruelles prolongées chez la jeune fille vierge.
Les orthodoxes redécouvrent sainte Geneviève dans les années 1920 et les années 1930, en témoignent les quelques paroisses éponymes de la région parisienne. Cela fut narré au grand public via l'émission Orthodoxie portant sur la sainte, diffusée dans le cadre des Chemins de la foi d'. Le séminaire orthodoxe russe d'Épinay-sous-Sénart est également dédié à la sainte, dont il possède des reliques ; ces dernières proviennent du carmel de Pontoise. En 2018, l'Église orthodoxe russe inclut, dans son martyrologe et calendrier liturgique, divers saints occidentaux dont sainte Geneviève.
Châsse de sainte Geneviève


Selon la tradition, le tombeau de sainte Geneviève est placé auprès de celui de Clovis dans la crypte de l’église Saint-Pierre-Saint-Paul (future abbaye Sainte-Geneviève de Paris), construite par le roi des Francs. Vers 630, saint Éloi orne le sarcophage de pierre de la sainte de plaques d'or, finement ciselées, et de pierres précieuses[34].
La châsse est évacuée vers Draveil lors de la première invasion des Normands en 845. Elle y reste jusqu’en 853. La première procession connue a lieu en 886 lors du siège de Paris. En , court la rumeur que des réformateurs de l'abbaye ont dérobé le chef de sainte Geneviève en le séparant du reste de ses reliques.
Louis VII fait apposer sur la châsse le sceau royal et ordonne une enquête solennelle. Le résultat de cette enquête rassure tout le monde et le chapitre décide que désormais le serait une fête célébrée avec autant de solennité que le 3, sous la dénomination d'Invention du chef de sainte Geneviève[35]. En 1230, ce coffre est endommagé à un tel point que l'abbé Robert de la Ferté-Milon confie l'exécution d'une nouvelle châsse en vermeil[36] par l'orfèvre parisien Bonnard, de 1240 à 1242. Elle est reconstruite en 1614, sous la régence de Marie de Médicis[37].
Le port de la châsse est dévolu à l'origine aux Génovéfains. En 1412, une Confrérie de sainte Geneviève est érigée en vertu d'un bref du pape et de lettres patentes de Charles VI qui finance les processions. Cette confrérie accueillant par cooptation les membres éminents des grandes corporations de la ville obtient en 1524 le privilège de porter la châsse[38]. En 1572, les principaux assassins du massacre de la Saint Barthélémy, Nicolas Pezou et Thomas Croizier, font partie des seize porteurs de la châsse[39] ; les membres de la confrérie, qui font aussi partie de la milice de Paris, sont alors directement responsables de plusieurs centaines de meurtres de protestants[39].
Le , la châsse de la sainte est transportée à la Monnaie où l'on fond les métaux précieux, tandis qu'on récupère les pierreries. Le , le Conseil général de Paris fait brûler les ossements de la sainte sur la place de Grève et fait jeter les cendres à la Seine[40].
La nouvelle châsse en cuivre entaillé et doré, honorée aujourd'hui dans l’église Saint-Étienne-du-Mont près du Panthéon, contiendrait quelques reliques (un avant-bras et quelques phalanges) qui avaient été envoyées dans d’autres sanctuaires avant la Révolution et qui ont ainsi pu être préservées des destructions[41]. Bien que la châsse n'ait pas été portée processionnellement à l'extérieur depuis le XVIIIe siècle, la confrérie des Porteurs de la châsse existe toujours, son rôle se bornant à la porter dans l'église même, au moment de la neuvaine[42]. Le culte de la sainte, très populaire, explique qu'elle possède dans l'église plusieurs châsses, dont la plus grande qui contiendrait la pierre tombale de la sainte redécouverte en 1803 lors de la démolition de l'église Sainte-Geneviève[43]. En effet, cherchant à restaurer le culte de la sainte après la Révolution, le premier curé concordataire de Saint-Étienne-du-Mont, François-Amable de Voisins, y a fait transporter en 1803 la pierre de son tombeau[44],[45].
Iconographie
Avant le XVIe siècle
Jusqu'au XVIe siècle, Geneviève est représentée vêtue d'une robe de jeune fille noble, tenant à la main un cierge qu'un démon souvent essaie d'éteindre (en souvenir de la construction de la première basilique de Saint-Denis, dont elle visitait le chantier, de nuit, avec ses compagnons. Alors que le cierge que tient l'un d'eux s'éteint brusquement, elle le prend en main et il se rallume miraculeusement)[46]. À la fin du XVIe siècle, elle est représentée en jeune bergère entourée de moutons, peut-être par confusion avec Jeanne d'Arc et les représentations de vierges pastourelles[47]. Cette légende qui fait de Geneviève une bergère date du succès du poème latin de Pierre de Ponte paru en 1512, puis de la mode des bergeries qui se manifeste au XVIIe siècle[48]. De nombreuses lithographies popularisent dans les chaumières la « bergère de Nanterre » au temps de la Restauration et de la monarchie de Juillet[49]. Cette présentation symbolique pourrait aussi, suggère l'historien Michel Sot, faire référence au fait qu'elle est « gardienne des ouailles de Paris »[24].
Au XIXe siècle
Pierre Puvis de Chavannes consacre un cycle de peintures à l'enfance de Geneviève (1874) au Panthéon de Paris.
En 1928
Paul Landowski réalise une statue de sainte Geneviève pour le pont de la Tournelle, qui traverse la Seine à Paris. Telle une haute figure de proue, elle est représentée sous les traits d'une grande femme protégeant un jeune enfant serrant contre lui une nef[50] ; la nef est depuis l'Antiquité le symbole de Paris et aussi l'un des attributs de Geneviève. En effet, elle avait organisé avec la puissante corporation des Nautes des convois sur la Seine pour ravitailler Paris depuis Troyes et Meaux[24].
En 1945
Anna Quinquaud réalise une statue de sainte Geneviève, aujourd'hui conservée à la Direction générale de la Gendarmerie nationale, Issy-les-Moulineaux.
Entre 1953 et 1960
François Décorchemont crée un vitrail Sainte Geneviève pour l'église Saint-Hélier de Beuzeville.
En 2017
Une mosaïque monumentale réalisée par Marko Rupnik est inaugurée sur le parvis de la cathédrale de Nanterre. Elle représente sainte Geneviève confiant au Christ la tour Eiffel[24].
Galerie
- Sainte Geneviève qui tient de la main droite le cierge de la foi et de la main gauche le livre (v. 1620) (Paris, musée Carnavalet).
- Pierre Puvis de Chavannes, L'enfance de Sainte Geneviève (entre 1874 et 1876) (Amsterdam, musée Van-Gogh).
- Sainte Geneviève en bergère (église Saint-Georges de Belloy-en-France).
Michel-Louis Victor Mercier, Sainte Geneviève dans la série des Reines de France et Femmes illustres (Paris, jardin du Luxembourg). - Eugène Bénet, Sainte-Geneviève enfant (cathédrale Sainte-Geneviève-et-Saint-Maurice de Nanterre).
- Icône de Sainte Geneviève
- Paul Landowski, statue de Sainte Geneviève protégeant Paris sur le pont de la Tournelle.
Littérature
Plusieurs œuvres littéraires évoquent le personnage ou la vie de sainte Geneviève :
Mme Gustave Demoulin
Elle écrit Les françaises illustres, Édition hachette-bibliothèque des écoles et des familles (1889[51]).
Charles Péguy
Le vendredi , pour le 1400e anniversaire de la mort de la sainte, Charles Péguy écrit un poème intitulé La Tapisserie de sainte Geneviève et de Jeanne d'Arc.
Elizabeth Brun
Elle écrit La vie de Sainte Geneviève, Patronne de Paris, biographie, Editions Mégard et Cie, Rouen, 1855.
Henri Lavedan
L'auteur écrit : La belle histoire de Geneviève, roman dialogué, Société littéraire de France, Paris, 1920, 289 pages.
Yvon Aybram
Le prélat a écrit : Petite vie de sainte Geneviève (421-502), Desclée De Brouwer, 2013.
Érasme
L'écrivain a composé Vers à Sainte Geneviève, traduit par Le Lièvre en 1611.
Musique
Marc-Antoine Charpentier compose vers 1675 un motet Pour le jour de Ste Geneviève H 317 pour 3 voix, 2 dessus instrumentaux, et basse continue. Marcel Mirouze compose un opéra, Geneviève de Paris, créé en 1955 à Lyon. Christopher Wells en 2012 compose une cantate Sainte-Geneviève en dix tableaux pour 4 voix, orgue, instruments à vent, percussions.
Célébration
En 2020, pour le 1600e anniversaire de sa naissance, plusieurs évènements sont programmés, certains étant annulés du fait de la pandémie de Covid-19. Le , une cérémonie a lieu en l'église Saint-Étienne-du-Mont en présence de la maire de Paris Anne Hidalgo et de l'archevêque de la capitale Michel Aupetit pour inaugurer l'« Année sainte Geneviève » ; pour l'occasion, un cierge de la sainte est remis à chacune des 116 paroisses du diocèse, lesquelles doivent accueillir ses reliques à tour de rôle durant l'année. En mars, une exposition de 60 panneaux illustrant sa vie lui doit lui rendre hommage sur les murs de l'ancienne caserne Lobau. Le est prévue une procession fluviale, où doivent être présentées ses reliques, celles de saint Marcel et celles de saint Denis. Du 18 au , le colloque « Sainte Geneviève, histoire et mémoire » est annoncé en Sorbonne, au collège des Bernardins et à l'Institut de France. Enfin, en décembre, un spectacle vivant doit lui être consacré autour et à l'intérieur de l'église Saint-Étienne-du-Mont[24].